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littéraire

  • Plat, c'est beau...

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    Pour un tour de roues, trois pas en arrière
    Une manivelle armée sur le front
    j'arrache un rayon au disque éphémère...

    Le port ne dit pas qu'elle est l'arraison
    qui sabre des pions l'envie de mystère
    à quai, pour de bon !

    Allons, mais allons !
    Juste à l'horizon fleurit un espoir :
    lire enfin l'histoire à ses frondaisons...

    Chante, Madelon ! Nos pas, nos déboires
    nos rires garçons
    et leurs à-valoirs sur tes francs jupons...

    En route, bordels ! cirques ! panacées !
    Mettons la branlée aux arrestations !
    C'est pas tous les jours qu'on a le ticket...

    Barjots sur le fleuve, où allez-vous donc ?
    Quoi, parmi les joncs ?
    Quelle orientation, quelle épreuve en naît ?

    Oh, staticités !
    Si j'en demandais humblement pardon
    pourrais-je embrasser ma destination ?

     

    aigle feu

    tiniak ©2013 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#191

  • ombres, portée

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    for your eyes only

    Dans l'absolu secret de l'ombre
    j'écarquille des yeux en nombre
    et regarde de toute part
    d'où pourrait surgir l'aventure
    de la lecture

    Dans le secret de l'ombre bleue
    prêt à me diviser par deux
    je flotte
    en perdant le souvenir de ma grotte

    Dans le secret d'une ombre orange
    j'attends que l'horizon se mange
    les doigts un à un, roux et verts

    Dans le secret sans ombre de l'oubli
    subsiste un pâle écho, mon cri

     

     

    participation alternative
    à celle publiée sur le site d'écriture ludique
    des Impromptus Littéraires

     - tiki#92

    tiniak ©2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • La Bête, ça

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    Elle a les yeux qui mangent
    le regard qui dérange les choses
    Où en profondeur la nécrose
    absorbe la lumière
    qui semble déserter la Terre

    Bête01.jpgElle a ce nom étrange
    qui dit combien elle est mauvaise
    à côté d'elle une fournaise
    réserve encore un meilleur sort
    qu'à ceux qu'elle engrange et dévore

    La Bête

    C'est l'ange de l'immonde
    avide d'âmes moribondes
    C'est la bête vomie
    parmi les affres de la nuit

    Le cauchemar vivant
    dont on dit qu'il n'existe pas
    pour laisser les enfants
    se débrouiller seuls avec ça

     

    tiniak © 2009 DUKOU ZUMIN & conditions TwalesK -- Tiki # 39

    LaBête01.jpg
    Pour les Impromptus Littéraires
  • amours filiales

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    ceci n'est pas une super vielle

    Tu sauras bien trouver le filin qui me cueille
    et de l'âme et du rêve ; si tu franchis le seuil
    sans trop me retourner, tu pourras percevoir
    d'où vient que plus jamais je n'aime les miroirs

    J'ai la semelle prise au talon, à la pointe
    par tout le sang versé, toute l'à peine feinte
    longeant de l'océan l'écrin bordant la plaine
    nu-pieds je vais, lacées mes chaussures vers l'aine

    J'ai le point mal armé qui ne veut pas finir
    et son bel aujourd'hui qui ne saurait mentir
    ni prétendre au festin où campent les anciens
    qui sont des belles lettres, mais tristes à être

    Aussi précieux qu'ils soient, ma porte n'est pas close
    et ce manteau supportera leurs bras de roses
    mon joli Papagei veillera que l'on laisse
    en paix ce lot qui baille ; "ok, Nevertheless ?"

    J'ai la paronomase au bord de l'asyndète
    et des allégorythmes plein les épithètes
    afin que de l'emphase au coma elliptique
    on fasse table rase et foin d'académique

    J'ai le pied dans la forgue et ça brûle au jabot
    ça jure un nom de dieu ! sans être plus falot
    que naguère Sa Main, une tulipe aux doigts
    me disant : allez, tiens, attrape, verse et bois !

    Alors mon bel oiseau dont j'emmanche les ailes
    aussi le bel canto à la superbe vielle
    je te prénomme Jules et te signe à nouveau
    tandis que du lointain claironne le coq, tôt.

    tiniak © 2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    illustration : Guy THIANT.

  • La Venue

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    Joëlle CHEN, Aube de l'Humanité

    Je suis là, oui,

    viens, par ici

    allons, approche

     

    approche, voyons

    je suis là, au fond

    par là, oui, tout au fond

     

    Vois, j’ai le pied dans l’eau

    - la première eau du monde,

    et j’ai la tête en feu

    - bientôt la fin du monde,

    et je te vois venir

    pleureuse moribonde

     

    approche

    approche, oui

    il n’est de peur, ici

    plus aucune à la ronde

    sauf à craindre la vie

    le temps qui vagabonde

    et longe l’infini

     

    Me vois-tu, maintenant

    je t’attends, le sais-tu ?

    viens à moi, la pleureuse

     

    viens marcher sur le sol de mes ciels échaudés

    viens, perce la lumière, sa douce pluie d’été

    n’a pas d’autre mystère et peut te révéler

    comment je fis la Terre, l’Homme et sa destinée

     

    M’entends-tu, maintenant ?

    reconnais dans le vent

    de ma voix les accents familiers

    que ton père te menant

    coucher au firmament

    était seul à savoir murmurer

     

    allons, approche Mère

    Femme, fille impubère

    laisse derrière toi

    la plainte, la misère

    et le sale univers

    approche et viens à moi

     

    Ni pires ni meilleures

    dans le secret de l’Aube

    il pleut comme tu pleures

    lumière

    poussière

    ardeur

     

    et te voilà enfin

    je t'embrasse, mon pain

     

    tiniak ©2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    inspiré d'une toile de Joëlle CHEN

     

    peinture: Joëlle CHEN
    "Aube de l'Humanité", nov. 2008 / huiles 40x40
    __________________________________________
    bonus welcome

    j'aime de Joëlle
    les huiles à couteau-tiret
    elles m'ensorcèlent
    prêtent à rêver

    dans mon escarcelle
    Joëlle CHEN est arrivée
    pour donner des ailes
    à ces quelques pieds

    si ma ritournelle
    vous amène à contempler
    l'oeuvre de Joëlle
    j'en suis satisfait

    tiniak le niak(ouè!)

    _________________________ 

    -je t'embrasse, mon peint-