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amours filiales

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ceci n'est pas une super vielle

Tu sauras bien trouver le filin qui me cueille
et de l'âme et du rêve ; si tu franchis le seuil
sans trop me retourner, tu pourras percevoir
d'où vient que plus jamais je n'aime les miroirs

J'ai la semelle prise au talon, à la pointe
par tout le sang versé, toute l'à peine feinte
longeant de l'océan l'écrin bordant la plaine
nu-pieds je vais, lacées mes chaussures vers l'aine

J'ai le point mal armé qui ne veut pas finir
et son bel aujourd'hui qui ne saurait mentir
ni prétendre au festin où campent les anciens
qui sont des belles lettres, mais tristes à être

Aussi précieux qu'ils soient, ma porte n'est pas close
et ce manteau supportera leurs bras de roses
mon joli Papagei veillera que l'on laisse
en paix ce lot qui baille ; "ok, Nevertheless ?"

J'ai la paronomase au bord de l'asyndète
et des allégorythmes plein les épithètes
afin que de l'emphase au coma elliptique
on fasse table rase et foin d'académique

J'ai le pied dans la forgue et ça brûle au jabot
ça jure un nom de dieu ! sans être plus falot
que naguère Sa Main, une tulipe aux doigts
me disant : allez, tiens, attrape, verse et bois !

Alors mon bel oiseau dont j'emmanche les ailes
aussi le bel canto à la superbe vielle
je te prénomme Jules et te signe à nouveau
tandis que du lointain claironne le coq, tôt.

tiniak © 2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
illustration : Guy THIANT.

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