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x-priz - Page 3

  • irruption opaline

    NEPHYLA2Ayant reçu confirmation de la dessinatrice Carole Carrion alias Nephyla, je vous soumets ce début de nouvelle, inspiré par une de ses illustrations. pour vous donner un énigmatique aperçu de ce qui vous attend, les mirettes! j'agrémente également cette note d'un projet de couverture en cours chez la même graphiste (hop! : ci-contre).
    comment je l'ai rencontrée ? ah!
    eh bien, je vais vous faire une confidence : je me suis découvert arachnophile, dis... si ; et l'intitulé du blog de Nephyla étant "L'Araignée au Plafond"...
    C'EST VU , C'EST PRIS...
    l'auteure y développe divers projets dont, si j'ai bien tout compris, celui d'une BD qui pourrait avoir pour titre "Les Enfants de L'Arbre Mort"...

    a-donc, proposition librement adaptée de l'original !

    _________________________________________________

    NEPHYLA (détail)IRRUPTION OPALINE

    je ne croyais pas aux sirènes, pensais avoir amplement dépassé l'âge requis pour de telles fantasmagories. puis vint ce jour sombre et gris vert d'un mois de novembre où l'hiver peinait à s'imposer dans l'air saturé de brouillards matinaux traînant les plis de leurs manteaux jusque tard dans l'après-midi. l'esprit encombré de pensées imprécises, j'avais fini - comme de coutume, par déambuler près du canal de Ghiz, où je me laisse couramment hypnotiser par les ombres et les reflets de l'onde apprivoisée. je m'étais laissé entraîné jusqu'aux limites des faubourgs, bien au-delà de la fonderie, où de vagues terrains avoisinent les labours, tandis qu'au ciel un firmament disputait ses rougeoiements avec ceux plus intermittents des grandes coulées de métaux lourds. c'est là, tranchant dans un rais de lune hésitant, que je vis son petit corps flotter de façon singulière. on l'eût dit couché sur la terre - ou sur quelque vieux canapé, mais il flottait! immergé à peine à moitié, sur le flanc droit et glissait nu sur le courant ne semblant pas souffrir du froid.

    A y regarder de plus près, je me trompais. ou plus exactement, j'étais victime d'une illusion d'optique. le corps de la toute jeune fille flottait bel et bien sur le canal, mais le courant passait dessous! tout en m'approchant davantage, je constatai qu'il en était de même pour les quelques insectes et résidus de branchages qui flottaient alentour. j'observai alors qu'un arbre mort, les pieds dans l'eau, délimitait cette zone incongrue, où le courant ne savait plus avoir de prise sur quoi que ce fût.

    illustration : NEPHYLA

    je me portai naturellement au secours de la pauvre enfant (idiotie présomptueuse!) et parvins à la hisser sur la berge, couvrant son petit corps aux longs cheveux luminescents sur la blanche et pure opaline de sa peau fine. seules quelques rougeurs logées aux articulations donnaient à cette apparition un témoignage de vie sanguine, car la faible respiration qui s'échappait de la menue poitrine ne laissait rien présager de bon. quelle ne fut pas ma surprise alors, comme je prenais dans mes bras le petit corps aux fins de le mener à de plus conséquents secours, le visage de l'enfant s'anima et découvrit sous ses paupières immenses, des yeux rouges vifs - de ceux qu'on voit aux lapins de laboratoire!

    " ça y est ? on est arrivés ? " me demanda le petit être, comme si j'avais toujours été de sa parentée.

    la petite sirène ne tarda pas à replonger dans sa torpeur engourdie.
    je m'avisais alors que nous étions plus proches de la demeure d'un de mes clients, médecin, que d'aucun autre secours. je m'y rendis au plus vite.

    et me voici, frappant de nouveau à sa porte.

    j'entends les pas guillerets de la petite employée de maison se porter à ma rencontre. j'étais attendu - surtout par elle! baillant grand la lourde porte, elle me lança au visage son plus franc sourire rehaussé d'un regard de braise.
    " ma petite sirène! " lui dis-je tendrement en lui ouvrant mes bras. elle vint s'y blottir comme en ce soir lointain où je l'avais couverte de mon attention, sans me douter qu'elle finirait par accaparer la meilleure part de mon affection.

    tiniak © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK -#340
    proposition inspirée par une illustration originale de Nephyla

    (toubi continioude...)

    NEPHNIAK.JPG
    hop! découvrez l'univers de Nephyla

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    Qui plus est, je dois à k-roll cette autre découverte, musicale celle-là.

    y a pas! avec Carole, ça colle...

     

     

     

  • Petit Ailleurs

    Blog Day version 333512

    Mon Petit Ailleurs
    en veut sept d'un coup
    sept liens de bloggeurs,
    en tout et pour tout
    pour toi, ma Lily
    l'Ode est bien aisée
    sur pavupapri
    j'ai sélectionné
    quelques familiers
    qui, je l'espère
    te donneront quelques surprises

     

    C'est toujours à  Volubilis, Ipomée ivre, que revient l'honneur insigne d'ouvrir le bal. Je lui dois de m'être lancé dans l'aventure, sur la toile. Son parler cru, son parler vrai a débrouillé de mes scribouilles ce qui leur donne, Petit Ailleurs, des profondeurs qui riment en *ouilles, sans fatuité, mais sans fadeur. Pas facile d'avoir l'élégance de parler cul, sans déviance.

    May Nat et ses oeuvres nocturnes ('fin, c'est ce qu'elle dit, hein) viennent en second. [Baaaawoui, chérie, pardon]. May Nat est mon doublon féminin, on vit ensemble, à quatre mains. Pour le plaisir de délirer : dé-lire le monde, le chambouler. Je te recommande de l'aspirine, Petit Ailleurs, avant/après, c'est vous qui voyez chère, 'oyez ? nnnnnnnnd'accord.

    Natyot est ma soeur de lettres. Elle donne aussi dans des écrits décomplexés qui viennent d'être publiés. La violence de l'intime, chez elle, se fait sourde puissance ou pire, une paix qui hurle à briser tous les murs - a fortiori ceux de l'hypocrisie!. Petit Ailleurs, je te préviens, sur Erotik Mental Food, de candeur point! une porte claque : slam!

    Pour le riche univers de sa Chambre Noire, je tire ma révérence à ma Dame des Bois de Gahenne, Gaëna! dont les travaux photographiques inspirent nombre de mes poLèmes et m'obligent à des jeux de contrastes que je n'aurais imaginés sans elle. Pour tes beaux yeux, Petit Ailleurs...

    Mon coup de coeur graphique va sans conteste aux Colors of Poulili. Les petites bébètes qui la travaillent ont fini par rejoindre un projet que je tenais sous le coude et qui doit bientôt voir jour : un album pour jeunes lecteurs... je ne vous dis que ça! Vas-y voir, Petit Ailleurs, chez Poulili, ça fourmille dans tous les coins.

    Pour ce qui est de découvrir d'autres surfeuses, Petit Ailleurs, ma compagne May Nat te recommande le site HELLOCOTON

    Enfin, puisqu'en France, tout finit par des chansons, je te dirige vers l'espace musicologique de Storia Giovanna. Elle a des oreilles grandes comme ça! Dans sa Rocktaverne, tu trouveras toujours de quoi t'en mettre plein les feuilles, Petit Ailleurs.

    En revanche, le lien que tu prolonges tombe dans une impasse sur pavupapri. Je n'inciterai donc pas les blogs sités à poursuivre l'opération 'tag'. Vois-tu, les tags, j'en fais du hâchi - rejoignant en cela ma récré favorite, chez LA pourfendeuse de tags, la talentueuse calembourmédienne que j'affectionne : Fanny BERREBI. Comme ça, tu as droit à un supplément d'âme, Petit Ailleurs. Je te salue, jolie plume libre.

  • choucroute garnie

    hop!

    Site d'incitation à la scribouille, Les Impromptus Littéraires avaient tout récemment proposé pour thème d'écriture "Je pédale dans la choucroute" (mot clé : la voisine). Je n'ai pas résisté à l'envie de soumettre ma contribution à ce réseau d'auteurs et de lecteurs qui m'ont paru bien sympathiques...

    Merci à Sandrine (qui se reconnaîtra).

    CHOUCROUTE GARNIE - impromptu littéraire de tiniak.

    " Cest ça, casse-toi! pauv' pédale, va! " Elle beuglait encore, la voisine, que je filais déjà sur la place du marché, courbé sur le vélo opportunément "emprunté" à son couillon de gamin. S'il le reverrait jamais, ça! rien n'était moins sûr à l'instant. Son vélo, j'en avais trop besoin. Toute la bande serait réunie sur la berge, ce soir, dans notre coin à nous, où c'est qu'on fait les fous pour épater la galerie en se lançant des défis. Deux mois qu'on n'avait pas retrouvé une telle occasion d'être à nouveau tous ensemble, les gars, les filles et la douceur inespérée d'une soirée qu'un bref orage avait fini par rafraîchir. Deux mois! Et justement ce jour-là, ma daronne qui me chope avec mes magazines dans le garage. La poisse, quoi! Et la honte de devoir écoper d'une ferme interdiction de mettre le nez dehors avant le lendemain. A dix-neuf ans, merde!

    Je t'en fous, oui!

     

    pédale toi-même!Je pédale comme un dératé vers le fleuve.

    Les genoux sous le menton, le pouce ripant sur la sonnette, j'arrive en fanfare parmi les potos qui brandissent des bouteilles de blanc au-dessus d'un feu rougeoyant. Mon dérapage jette des gravillons sur les filles et Jérôme qui font la tambouille dans un coin déjà bien aménagé. Je leur arrache des "iih" et des "ooh" de protestation amusée. Oublié, mon retard! Eludées les questions, je suis dedans, à fond.

    Charline a mené sa guitare, Julien sa clarinette, Richard va percuter des cuillers à soupe et je ne sors jamais sans mon harmonica. L'orchestre est au complet : fiesta! Les cuistots cuistaudent, les minettes minaudent, et d'une voix chaude ou erraillée, je leur balance la purée. Tout y passe. Tous les airs qu'on aime, les doux, les vivaces, les drôles, les dégueulasses et les "morceaux choisis" de nos été passés dont les échos sur le fleuve nous entendent grandir, un peu plus chaque année.

    Au menu : terrines, choucroute, vin blanc et bières à volonté.

    slurp!Quelques saucisses se sont bien promenées dans de coquines braguettes, des moustaches odorantes ont poussé ça et là au nez de quelques demoiselles et des bouts de petit salé empalés sur une brindille ont permis d'évoquer pêle-mêle Gengis Khân, Jeanne D'Arc et Dracula. Mais nous avons bu tout notre saoûl et mangé notre content, avec un appétit décuplé par l'entrain et l'envie de tenir jusqu'au petit matin.

    Allées-venues de l'ombre à la lumière, bécots sous les fougères, rires fous qui s'apaisent dans la fumée blanche et l'esprit affranchi des messes du dimanche, la nuit passa. Au matin naissant, il y avait encore de quoi faire deux ou trois perruques avec les restes de choucroute... le coeur n'y était plus, simplement.

    "- Merde, le vélo! m'exclamai-je en lâchant subitement la main de Julien.
      - T'en fous, reste avec nous, supplia-t-il mollement.
      - Nan, attends! C'est que je la connais la voisine. Debout aux aurores, si elle voit pas le vélo, elle va tomber sur ma mère de retour de la messe. Histoire de lui foutre bien la honte à gueuler son nom devant tout le quartier. "

    Sans plus attendre, j'attrape le guidon de l'engin et, voulant dédramatiser ma précipitation aux yeux de ceux qui veillaient encore, j'entame, pour l'enjamber un mouvement de rotation acrobatique... qui me vaut une belle gamelle !

    Quand je me relève, les autres sont morts de rire. Bidonnés comme des arsouilles, les salauds!
    " - Oui bon, quoi ? "
    A l'instant même où je compte m'en sortir d'une fanfaronnade, je mesure l'ampleur du désastre.
    " Oh, putain! Oh, putain, les gars! Oh, putain! Je pédale dans la choucroute, dis. "

     

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    tiniak © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions Twalesk 

    Le site des "Impromptus Littéraires" propose à qui veut bien s'en saisir des thèmes motivant l'écriture de textes originaux. Renouvelés de façon quasi hebdomadaire, les thèmes proposés donnent lieu à de nombreuses productions souvent intéressantes, parfois surprenantes, toujours révélatrices de talents. QUE DU BONHEUR pour qui aime le mot dit...

    J'y ai déjà jeté l'encre... On s'y croise ?

  • La fille du Général

    citroen.jpgCorrespondance avec OdeToLily, une jeunesse en écriture... parvenue jusqu'ici, va savoir comm'...

    Faire sourire le Général

    Pour se moquer de mon père, ma mère l’appelait “général”. Il avait reçu une éducation militaire étant enfant, de laquelle il avait gardé une certaine rigidité. Alors maman nous faisait mettre au garde-à-vous, et nous trottions autour de lui en cadence, ce qui le faisait rire aux éclats.

    Quand j’ai eu 12 ans, maman est morte, et papa a cessé de rire. Il est devenu absent de ma vie, absent de sa vie, un fantôme sans couleur.

    Ca fait quinze ans maintenant. Aujourd’hui, j’ai quelque chose à lui annoncer. La famille va s’agrandir. J’ai le fol espoir que cette nouvelle fera au moins sourire le général.

    (thème des Impromptus Littéraires) - ODETOLILY, le blog.

    _____________________________________________________________

    Les mains sur l'évier, le nez dans le vague, tournant le dos de son gilet de laine usée à la pièce où elle était venue s'installer en bout de table, le Général ruminait sa pensée. Engourdie, empêtrée dans des souvenirs joyeux qui prenaient des airs de cauchemards, la pensée du Général avait des trous de vouloir. Il en creusait partout, dans les allées du jardin, les murs du couloir. Il en creuvait sous son crâne. En fait, ça lui venait comme ça lui venait, de penser. Sinon, quoi ?

    " Je vois bien qu'elle a quelque chose à me dire, ma minette. C'est qu'elle prenne tout ce temps qui va pas. A moi, 'faut me dire les choses tout droit maintenant, tu penses... Penses-tu! 'va falloir attendre que ça sorte. "

    C'était pas l'heure. Pas l'heure de faire quoi que ce soit d'autre que parler, dans la cuisine, à cette heure. Tu penses.

    Elle est pas venue toute seule. Même si ça se voit pas trop, elle a pris du renfort.
    Ils ne seraient pas trop de deux pour le lui coller au visage, ce sourire, au Général.

    Il se retourne mollement, avec les yeux dans ses chaussons. Bon, ça va être coton!

    (c)2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    de norbert tiniak à Lily-souris(au Général)

  • Who Knew? - The Colors of Love

    seasons.jpg
    de retour d'Outre-Manche - j'ai fait vite, hein ? je vous rapporte ces quelques lignes et ce tableau trouvé sur "Who Knew?" pour un post intitulé 'Colors of Love'. en voici le texte original, auteure : Veronica ROMM.

    The fresh green of the grass.

    Your touch on my skin.

    Our limbs entwined on the park lawn

    as the breeze blows around us.

    Hearts are dancing again.

     

    The crisp blue of the water.

    Your touch on my skin.

    Waves crashing around us.

    It is love we’ve been granted and

    We have both given in.

     

    The leaves falling yellow, orange, and red.

    Wanting your touch on my skin.

    I am chilled, dry to the bone,

    Where have you been?

     

    The red roaring fire.

    Feeling your touch on my skin.

    Snow falling outside the window

    while you’re keeping me warm,

    Yet now only in this dream.

    Copyright ©2008 Veronica ROMM 

    _______________________________________

    et ma correspondance...

    verte, ma main dans ton pot
    verse
    de l'eau
    le printemps, bientôt

    l'or, ange
    coule des statues bien étranges
    que l'été en ronde range

    ce qui bouge
    dans la furie rouge
    de l'automne embrasé
    pardi, mes pieds

    le froid n'est pas blanc, mais bleu
    disent tes yeux
    à l'hiver malheureux

    © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    (oui, oui, ça va!  laissez-moi quelques heures et je traduis ça en anglais)