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retour

  • Au goût de Reviens-Y

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    Le pas aimé sonne or
    engendre au sol un bel accord
    À sa modulation
    la fièvre arpente la maison
    où les rideaux respirent
    à la fenêtre tout sourire
     
    Il était donc parti
    pas bien loin, mais assez quand même
    pour me suspendre à son poème
    et m'arrêter la vie
    au plain-chant de ses ralentis
     
    Mélodie sur le tard
    j'aime ton retour en fanfare
    Le chœur est au complet
    Feule, placard ! Tinte, buffet !
    Sonore, cher Empire
    vers qui rêvait de te sourire
     
     

    poésie,retour,inanité sonore,sourire

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire  - tiki#208
    (la 207ème, texte en prose, se trouve en exclu,
  • voyage retour

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    Vous partez chaque fois moins loin qu'il ne m'en coûte
    mes "vois", mes "dois" - de fait, mes semblables sommeils;
    et ne me revenez qu'au prix de longues routes
    sans pluie rafraîchissant le bain d'aucun soleil

    Où lisez-vous nos joies, tandis qu'un vent soulève
    une mèche bouclée, une feuille après l'autre ?
    Y verrai-je moi-même où se logent vos rêves ?
    Quand l'air évangélise un parfum, c'est le vôtre...

    Y sera-tu jamais résignée, ma Chanson ?
    Le théâtre du temps ignore la distance
    La clepsydre égouttant le plus humble micron
    a l'élasticité des degrés de l'absence

    Au moment de partir et de nous séparer
    sommes-nous les jouets d'invisibles enfants
    dont le jeu favori, pour mieux nous éprouver
    étale entre nos pions des gouffres océans ?

    Grappillons quelques points en nous faisant des signes
    Adaptons la partie à nos propres enjeux
    De règles sans élan faisons bouger les lignes
    et gagnons du terrain sur nos intimes lieux

    Entourons nos paquets du papier rose et gris
    dont nos rires lissaient tous nos projets de fête
    À l'aile d'un vent doux sur la vague et son pli
    calmons de nos poitrines les chants à tue-tête

    Revigorons-nous l'âme au brûlant élixir
    que c'est de se suffire et de s'en assurer
    quelle que soit l'époque en notre pré carré
    puisons notre content aux rus du souvenir

    Et le flux gratifiant de nos vitalités
    mettra sur l'écheveau, mieux qu'un cent d'albumine
    le tissu musculeux de nos chairs en famine
    qui se paiera de mine et de rien à branler

    Tatata, l'Avant-Toute ! Allons machine arrière;
    le regard pas moins fier sous le front économe...
    Malbrough s'en va ? Tant guerre, et la folie des hommes !
    C'est assez que mes bras couvent deux éphémères

    Outre qu'il faille encore oublier la distance
    il reste tout ce temps à presser comme un fruit
    Mêlant à nos hiers le vibrant aujourd'hui
    gorgeons nos appétits d'attentive présence

    Univoque avanie des noblesses de sang :
    un tien vaut mieux que dieu, quand c'est tout l'or du monde
    D'un regard amoureux s'abroge la faconde
    (où l'ordre dynastique émarge à son néant)

    Raison ni prophétie à l'instant n'ont plus cours
    alizouJ'aime trop de la vie l'accord exponentiel
    qui me démultiplie en feux unis vers celles
    dont j'écoute, la nuit, les filiales amours

     

    tiniak ©2013 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK


  • A ton retour, my Nay

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    OBEY DANCE 

    Je me réjouis de ton retour
    mon étrange et textuel amour
    moi qui m'étais tant attaché
    ta langue pleine de déliés
    à l'entour de mes insomnies 
    sources de fantasmagories
    d'où tu jaillis, ombre diablesse 
    ventre, tétin, juteuse fesse 
    aussi proche qu'insaisissable 
    belle insatiable

    Comment me la joues-tu ? fillette ?
    à genoux ? debout ? sous la couette ?
    suçant le pouce ? prête à mordre ? 
    attendant qu'on te donne un ordre ?

    e457d7bd0e3c6d087217eaf3ac61dbc1.jpgEt si tu devais m'obéir
    ce sera pour venir me dire
    d'un bout de langue au creux de l'oeil
    tous les soupirs que tu effeuilles
    recouvrant peu à peu le seuil
    de nos désirs

    Pour le meilleur et pour l'empire
    des sens, des transes
    et l'ardent bien mourir 

        

    © 2007 norbert DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK tiniak