Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

abandon

  • Orange light - 2018

    Et allez ! Un pas devant l'autre... Allons ! Allons...
    Poursuivant poursuivi, l'ombre devant, derrière
    sous la récurrente oblique du réverbère
    à la recherche... de quoi donc ? Voyons... Voyons...

    Marchons, allons... Marchons...

    Et voilà ! C'était ça, le problème innocent
    qui rameute curée sur l'étrange clairière
    où se sont agrégés, aux langues maraîchères
    l'envie de n'en rien dire et de parler pourtant

    Tralala ! Rantanplan !

    Rigole, rigodon de feuilles mortes-nées...
    Le printemps jaillira, dans une joie féroce
    et grave, et sans sourire, et peut-être précoce
    au regard du festin de nos sades pensées

    « Il a dit quoi ? Attends ! C'est de chair morte-née ? »

    Sur ce gris trottoir fond la seule pluie orange
    qu'un cœur peut supporter - ne parlons pas de cul!
    Disons que poésie chante un chœur incongru
    en chaque individu amoureux de l'étrange

    « Tu te connaîtras mieux si tu sais quoi tu manges »

    Eh ! Un Mot devant l'Autre, quelle serait l'histoire ?
    Celle qui dit : « du calme... » et borde ta parole
    quand l'alentour se grise en tristes farandoles
    c'est ta seule passion, ton rire enfin, ton phare !!

    ...

    Cette larme à ton œil
    c'est une éclipse de l'une à l'autre
    de l'un, de l'autre...
    ou ton obole à leur cercueil ?

    Oh ! Comment tu me nommes ? #Pensées ? #Rêve cru ?

    Mais je n'ai de vertu qu'à longer la parole
    aux flancs de ces parcours dont l'On dit : « C'est la vie... »
    La fleur et son parfum me disent : « Viens ici... »
    Et je ronge mon frein devant la parabole

    Mangez-moi ! Goûtez mon "école" !!

    Eh, c'est doux l'apathie (certains en font leur foi)
    « Merde ! où est le regard ? »

    ...

    J'ai vu couler des sangs
    plus sombres qu'un nombril
    si graves que futiles
    sur mes rêves d'enfants

    Ai vu - au matricule
    d'un soldat massacré
    un amour avorté
    sous d'ignobles férules

    Main prise ou retirée
    le cauchemar est là
    « Adieu, mon cher Papa...
    ma sœurette adorée... »

    Ah, rêve ! Mon voisin...
    Il se peut que demain...
    Non ! Il ne se peut pas ?
    Y croire : nul festin !

    Il était une Foi...
    (tu sais : "Ceu Rêveu Bleeeeu")
    Deux pensées pour 16 yeux…
    Ah, cieux ! J'ai trop les foies !

    Sinon quoi ? S'en remettre
    et l'âme et la main lourdes
    et brûlant mes esgourdes
    à de sombres "Peut-Être" ?

    ...

    Non, pas ! Ne retiens plus ce cours. Avance ! Avance...
    Un fleuve sans détours perd de son népotisme
    J'irai, les yeux fermés, jusqu'au bout de cet isthme
    écoutant ricocher, sur les ondes, ma transe

    Une voix rengorgée par une voie certaine
    m'enjoint d'aller plus loin, filer - soie ! ma semaine...

    fileuse,poésie,tiniak,aveu


    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • D'un abandon, l'autre

    C'est le geste anodin paumé dans un mouchoir
    C'est l'aurore à nouveau sans que rien y bascule
    C'est la calamité, les pieds dessous la table
    C'est l'écho sourd au puits d'une parole abrupte

    C'est le jeu meurtrier du rêve et du parfum
    C'est l'abri du sanglot, le siège de la plaie
    C'est la plus triste danse au bras d'un mauvais grain
    C'est toujours la sentence et le pardon, jamais

    Ou...

    Le souffle délivrant la perle d'un aveu
    La journée accoudée au piano du regard
    L'adorable motif dans la coulée du soir
    Le fameux aliment du baiser amoureux

     

    poésie,abandon,elfique,Delphine Signol,Saltimbanques,amoureux

    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • apostasie

    L'ivresse goûtée mot à mot
    Le regard à l'offre éternelle
    Le sourire au bas de l'échelle
    Le pas confiant, par monts, par vaux
     
    L'histoire inventée par l'aurore
    L'horizon comme un lent soupîr
    Le géant tiré du nadir
    Le chant luisant du fleuve d'or
     
    Le rêve aux portes de l'oubli
    Le continent plus loin, ce soir
    La peur laissée dans le couloir
    L'élan fragile de l'esprit
     
    Le salut prodigieux d'un psaume
    La paix sereine du pardon
    La très singulière chanson
    La main entière dans la paume
     
    Le serment exempt d'hypothèque
    L'épaule couverte d'un bras 
    Le tonnerre ourlé dans la voix
    L’œil plus frais qu'un jus de pastèque
     
    J'ai tout perdu à ton départ
    pourtant que tout reste à portée
    du goût, du toucher, du regard
    de l'odeur prise à l'oreiller
     
    Dans le désert de ton absence
    qu'étale un ciel sourd et muet
    je me cherche une autre évidence
    à la présence des nuées
     

    poésie,impromptus littéraires,abandon,pastèque,apostasie,ovni

    tiniak ©2013 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
  • Où es-tu ?

    Qu'il les garde ses fleurs
    C'est en robe que j'attends
    Entre ici et ailleurs
    Sans pourquoi ni comment
    Que le simple bonheur du mot entraînant l'acte
    et du pacte la danse à l'enivrant contact
    de nos chairs
    signant de connivence la beauté de l'air

    A mes pieds le bouquet répandu, ravagé
    exhale encore un peu de sa lourde fragrance
    Je n'y veux rien sentir que son inadvertance
    et loge dans mes yeux un regard détaché

    Je suis sourde, muette
    Je suis tout l'abandon
    des amours désuètes
    et n'ai plus de pardon en tête
    que pour mon pantalon et sa triste braguette

    Qu'il ramasse ma peine aux pétales meurtris
    pour moi, je vais marcher entre ailleurs et ici.

    Val-Tilu_lolo_réduite.jpg

    tiniak ©2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    photographie intitulée  "Où es-tu ?" - série Lalolo
    de Val Tilu, Cigale photographe.

  • au champ d'oubli

    De trop malingres allumettes
    dans ce champ perdu hérissonnent
    coquelicots rouge sucette
    leurs faces plates et pouponnes

    dessous, des ombres caravanent
    au défilé multicolore
    des astres et des météores
    fusant d'antiques sarbacanes

    et le vent qui se veut discret
    ricochète au flanc des collines
    où n'osent même frissonner
    l'herbe ni le buisson d'épines

    Une étrange désolation
    embrase de ce paysage
    le lit de rocailles sans âge
    et le dernier fruit de saison

    le temps y fait quelques passages
    en terrain de jeu favori
    il y est à son avantage
    à toiser la morgue et l'ennui

    car ici pas âme qui vive
    qui n'ait été rêvée d'abord
    pour venir affranchie de corps
    faire l'expérience intensive

    de l'oubli

    Une maison s'élève là
    juste comme une autre s'enfonce
    aspirant après elle ronces
    carlines, chardons et gravats

    dans l'enceinte d'un jardinet
    un vieux cognassier seul en terre
    porte à bout de bras solidaires
    une impression d'orangeraie

    ajoutant aux couleurs criardes
    un velouté plus liquoreux
    dans cette lande qui blafarde
    sous le furieux combat des cieux

    Aucune main pour s'inquiéter
    des grains de pollen qui s'entêtent
    à chercher où croître essaimés
    dans la poussière qui volète

    et sans oreille à émouvoir
    un chant hurle sa fulgurance
    où gargouille - bien triste gloire,
    l'écho de stériles jouissances

    Âme, mon âme, reprends-moi
    abandonne ce vain séjour
    je n'ai pas dit tout mon amour
    et ne veux demeurer sans voix

    dans l'oubli
    cet oubli
    de ma vie

     

    coquelicots1.jpg

    tiniak © 2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK