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  • hush

    Shh... Shh...
    la pantoufle et son bruit de bottes
    par les coursives monoglottes
    des pensionnats
    où le mariage les jetta
    l'Un contre l'Autre
    transformant leurs ris d'or en triste épeautre
     
    Litanie des monogamies...
     
    Shh... Shh...
    What are my favourite things, at last?
    when jazz
    blows on a freezing breeze, alas!
     
    Shh... Shh...
    Wozu
    soll ich dich vergessen, wenn Du
    warst meine lezte Übung, ab und zu
     
    Shh... Shh...
    Chto eto znatchit ?
    Sûrement que le do-it m'habite !
     
    Orage des compromissions...
     
    Messie ?
    Ménon !
     
    Shh... Shh...
    Oh, passiflore !
    J'aime t'entendre hurler, mais pas si fort
     
     

    inception,husuh,silence,dessin

    tiniak ©2015 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
  • adada

    Quand on allait chez Dada
    à la sortie du cours de champ'
    on entrait avec, au bras
    qui son mignon et qui sa vampe
     
    Lui, c'est le N'importe Quoi
    porté aux frontières du sens
    les yeux nus au bout des doigts
    la Paix seule pour exigence
     
    J'ai pris le parti de Là!
    pour me présenter au tableau
    au galop sur mon dada
    au vent ma cape de Zéro
     
    Pierre m'a donné le La
    pour que nos âges reverdissent
    J'entends encor sous mes pas
    comme les cailloux, Cadou, glissent
     
    Trois Jules sonnaient le glas
    d'affres par trop académiques
    Depuis, j'aime jouer à chat
    sur les poteaux télégraphiques
     
    Au sortir de chez Dada
    le regard troublé d'omelette
    les mille bras de Shiva
    chatouillaient l'envers de nos têtes
     
    Nos costumes d'apparat
    faits de gravures à l'eau forte
    confiés à quelque sofa
    nous restait à baiser La Morte
     
     

    dada

    tiniak ©2015 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#233
  • Tétin jets

    wish "outside (was) as warm as a bed with a maid"
     
    Je suis venu téter
    à ton sein, Liberté
    le jus qui manquait à mes mots sans voie
     
    Oh, Mère
    des misères
    viens couvrir de ton plaint-chant mes abois
     
    Yodel ! Yodel !
    L'amour est seul
    et je n'y loge plus aucune joie
     
    Euh, Ciel
    formel
    as-tu jamais songé changer de loi ?
     
    Un âge passe là-dessus
    bradant le fond de sa vertu
    pour quelques pitoyables fallacieuses miettes
     
    Sans déconner, c'est une horreur !
    d'aller tenir le quart une heure
    à la vigie d'un monde marchand, à sa tête
     
    Et pourtant, j'y vais sans frémir
    l'âme exempte de repentir
    et cherchant quelque mot à qui faire une fête
     
    Sans déconner !
    A quel moment n'ai-je su m'éveiller ?!
     
    Falleri, fallera ! Valleri, vallera !
    Verzeih mir Dunst und Sünde !
     
    Elle ne m'aimait pas ! Elle ne m'aimait pas !
    De là que j'en crève mes yeux
     
    Totale erreur !
    Pardon, mon cœur
    je t'ai par trop abîmé
     
    Et le bonheur
    n'est qu'une fleur
    sitôt chérie que fanée
     
    Sans déconner !
    Il n'est en ce monde que ton sein, Liberté
     
     

    Gaëna da Sylva, photographie, Québec

    tiniak ©2015 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour une photographie de Gaëna da Sylva
     
     
    He's the only one who knows the words
     
    #T'es où, mon tétin, mon Art-colle
    ma petite pensée frivole
    quand la boue monte à mes chevilles à l'arrêt ?
     
    Entends-tu mon appel au monde
    quand les morales pudibondes
    s'octroient le droit de me laisser pleurer ?
     
    T'es où ? T'es où, ma Chère Folle ?
     
    Inutile de répliquer
    Va, je sais très bien où tu es
     
    N'écoutant que ton Noble Père
    et la folie de son mystère
     
    En enfer 
    tiniak ©2015 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
  • des branches et le jus

    J'avais trois vers, là, sous la manche
    l'un de travers et l'autre étanche
    et le troisième un rien de biais
    pour ne pas gâcher son effet
    en fin de strophe
    et clamer sous le Grand Dais Niais son apostrophe
     
    Un regard plus loin a suffi
    à flamboyer l'étrange cri
    jailli de son puits vespéral :
    "Où siège ton sentimental ?"
    "Ici : ailleurs !
     à ces endroits vraiment perdus pour les vains chœurs"
     
    Sobre avarie de Vieille Branche
    ployant sous d'octobreux dimanches
    que fait ton nom dans mon sommeil ?
    dans le capricieux appareil
    de cet oubli
    qui me donne à goûter au plus Bel Aujourd'hui
     
    Ding ! Ding ! Ding ! Dong !
     
    Oh, non ! Mais non, pas cette cloche...
    Pas à moi... Rien ne s'effiloche !
    que les graves amours humaines
    faites pour endurcir la couenne
    à en crever
    la dernière toiture avant le plafonnier
     
    Retour à la case des parts
    prélevées sur le moindre hasard
    que nous offre, au petit bonheur
    la chance d'être à la même heure
    la même joie
    de cheminer, étonnés, sur la même voie
     
    Alors qu'il n'est que leurre étrange
    tout soudain, la vie nous démange
    et nous recrache sur le lit
    où se confondent nos oublis
    nos molles chairs
    pour qu'il soit plus aisé de les marquer au fer
     
    N'est-ce pas ? N'est-ce pas, mon Cru
    qui jetas tout ton dévolu
    ton ardeur et mon dernier cent
    dans le désintéressement
    qu'elles en eurent
    ces Voraces parées comme des créatures
     
    Gloutonnerie des possessions
    vidant les intimes passions
    de leurs substances intrinsèques
    Finis tous les salamalecs
    on passe à table
    et cette fois au titre de met périssable
     
    En veux-tu des raisons d'aimer ?
    choisis d'abord le bassinet
    où rassembler tes vomissures
    Carguée au mat toute voilure
    attends que passe
    à jamais l'envie de glisser à la surface
     
    Sirote un jus d'orange amère en attendant
    Appelle à toi quelque fluvial émolument
    Nage sans bruit, que la vague même t'ignore
    Gage les fruits de tes ordinaires débords
    Une rythmique rogne éructe à son taquet
    Il ne sera pas dit qu'elle fut sans objet
    Nomme-la dans un fin et liquoreux murmure
    Elle viendra, sanguine au ponant, l'épissure
     
    Vieille branche
    tiniak ©2015 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Gullivers

    Si j'avais presque cette taille
    verrais par où mon âme passe
    vers qui
    attendrait sur la balustrade
    que lui vienne ici, en ami
    traversant la maison du jour
    étrennant son manteau de nuit
    sans peur
    sans pleur
    et sans aucun détour
    le geste plus léger
    le pas débarrassé d'un long hier
    où l'air
    la pluie
    la vie
    l'amour
    leur poursuite au fond de la cour
    lui avaient mangé le visage
    et rengorgé profond le chant
    qui l'accompagne maintenant
    à peu près jusqu'ici
    plus près
    plus près
    entouré des seuls petits bruits
    que font le cheveu sur l'épaule
    un souffle alternant ses deux rôles
    et la paupière
    à l'oeil aimant tombant soudain la bandoulière
     
    Si pouvait tenir dans ma paume
    la somme des rires fantômes
    enfin soustraits
    aux larmes qui les abîmaient
    je les brandirais comme un phare
    à la surface d'un brouillard
    très patiemment aggloméré
    du sol
    au col
    juste sous la chère pensée
    qui me vint
    puisque que je lui tendais la main
    chaude palme
    pour l'accueillir au sein d'une maison plus calme
     
    Si devait durer le voyage
    l'aventure de son mirage
    oh, rage !
    oh, peurs !
    demeurez tels que vos humeurs
    genou en terre
    noueux
    sur le rivage
    boueux
    et ne pouvant quitter des yeux
    l'éloignement sûr et sincère
    d'une victorieuse évidence
    tirant gloire de sa distance
    tirant des bords
    préférant vous quitter que de feinter la mort
     
    Alors... Alors, à la bonne heure
    voiles cinglant à belle hauteur
    l'une à l'autre, condensations
    âme et flamme, unique tension
    vouant leurs sangs
    à leur élan
    à leur périple
    s'essayeront à jouir de leurs courses multiples
     

    poésie,uptown funk you up,gulliver

    tiniak ©2015 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK