Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • galette au brut (120°)

    toon,snoopy

    J'écoute, à pas lent
    - montée oragnique...
    de panoramiques
    applaudissements
     
    De mouvants galons
    accrochent la lune
    lueur opportune
    haute à l'horizon
     
    Claquant rouge et or
    de vieux léopards
    levés sur le tard
    signent le décor
     
    L'amer à m'épied
    m'embrume la mise
    grave en ma devise
    un mot cavalier
     
    Le marin m'entête
    et le cidre en gorge
    enfin me déloge
    un rot de galette
     
     
     
    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
  • vertige, fleuve et sakura

    Le souffle à nouveau s'apaisant
    boire l'or doux et printanier
    dont l'absence, le mois dernier
    navrait de mornes firmaments
     
    Le fleuve écoule un miel avril
    jusqu'à sa butée océane
    Dans sa patience mélomane
    migrent mes allusions fébriles
     
    Et pourtant, malgré ce régal
    tu fus hier trop trop méchante
    ma joie n'est donc pas évidente
    et mineure en ce festival
     
    Pour son monumental oubli
    je veux me joindre à la curée
    carnavalesque et délurée
    de la phénoménale orgie
     
    Le vent ému pleure des fleurs
    sur l'hiver qui meurt dans ses flaques
    Au ciel, piaillent les vols foutraques
    quand des sols fusent les humeurs
     
    Je m'habille de Sakura
    farde mon regard à la plume
    pisse mon nom sur le bitume
    le cœur ivre de célibat
     
    Peine, attrape-moi si tu peux !
    J'ai pour monture le Centaure
    le front ceint de neuve hellébore
    et l'heur humble des malheureux
     
    Ô majestueuse Nouba
    pétris-moi le corps à mains nues
    À tes ors je bois ma vertu
    et chante qu'Elle n'est plus là
     
    Le lent magma des rêves tristes
    a gerbé dans la stratosphère
    une féerie délétère
    que digère, à l'œuvre, l'artiste
     
    Mais ta charge malodorante
    encombre le nubile espoir
    qu'il s’écrierait meilleure histoire
    d’une gorge moins apparente
     
    Ah, que n'es-tu plus simple aimante
    le cœur sans peur et l'esprit plein
    que l'avenir est incertain
    mais que je t'estime, charmante
     
    Rien n'est si vrai que rien n'est sûr !
    Hors la nature et ses miracles
    qui définit son habitacle
    à l'hypothétique aventure ?
     
    Ô fête, ce n'est pas l'objet
    Si le monde sombre, anonyme
    je n'y gage pas mon centime
    autrement qu'à son tourniquet !
     
    Et ça tourne à n'en plus finir
    parmi tant de sourdes brillances
    - oh, superbes ! dans l'ignorance
    des lieux où chacun doit pourrir
     
    Ça tourne donc, et nous avec
    certains de jouir à bon endroit
    Chacun sa trappe devant soi
    bidouillant des salamalecs
     
    Imprégné d'illusion statique
    au bord des lèvres le cœur mû
    par un sentiment bien connu
    cherche son mode automatique
    et le retrouve
    dès que la bouche vient téter au flanc la Louve
     
    Pour la divine comédie
    des sidérantes incuries
    boire à la coupe de l'Or Ange
    à l'œil le fard d'une mésange
    tandis qu'à mon oreille tintent
    les chorégies d'amours défuntes
    au chant plus noble
    depuis que soudain leurs noms me sont moins ignobles
     
    Je vais me tresser un plastron
    avec le cuir de leurs chansons
    pour m'en rhabiller le poitrail
    À moi, rubans ! galons ! médailles !
    Je paraderai pour la gloire...
    avec les centuries du soir !
    et l'âme grand
    ouverte aux sifflets égaillés aux quatre vents
     
    Inadvertance et tralala
    des enfances sans apparats
    Venez, courez à ma rencontre
    Il est grand temps d'en faire montre
    - vous savez, de ces arguties
    prénommées Chimères... Lubies...
    Orgues mentales...
    Rien d'apaisé ! Souffle, tempête ornementale !
     
    Au fleuve brûle un mai juteux
    d'orchestre franc et généreux
    à l'animale incandescence
    couvrant des florales fragrances
    le saisonnier
    dont nous masquons notre putride coutumier
     
    L'océan même est un brûlot
    donnant au ciel - et non l'inverse !
    des raisons de pleuvoir à verse
    pour éteindre son brasero
     
    Mais fi ! que dalle ! et patatras !
    Icare-Ion guide mon emphase...
    Eh, toi ! permets que je t'embrase
    et t'intronise à la Nouba
     
    Ô fête, tel est ton objet
    me griser plus que l'hellébore
    quoique je sache que la mort
    stoppera net le tourniquet
    ben, je m'en fiche !
    tant que Louve m'offre de lui sucer les miches !
     
    Tout va mourir et, c'est certain
    ne nous reste que le festin
    de paître, forniquer et rire
    avant d'avouer un soupir
    en y mettant - bien Oubligé !
    une dernière honnêteté :
    « Oh, que j'ai peur
       de n'avoir pas tout délivré de mon ardeur »
     
     

    sakura

     
     tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK 
  • Ô, poil (deux douches) !

    Il s'en serait fallu d'un poil
    mais tout s'est joué autrement
    Et l'amour de mettre les voiles
    Et l'ennui de perdre son temps
     
    Au sortir d'un rêve glacial
    bras et mains pris dans sa banquise
    j'entends craqueler ma chemise
    sous l'effet d'épines d'or sale
     
    Sifflet de bise à mon oreille
    "Tu vois, je te l'avais bien dit.."
    sa voix de Nulle Autre Pareille
    roule des orgues sans merci
     
    Réfrigérante sur le seuil
    mène ici, entre chien et loup
    la Grande Ourse faisant la roue
    dont Paon seul est triste, le deuil
     
    Où trouver chaleur à nouveau
    sans risquer de finir en cendres ?
    Qui me dira "Je t'aime, sot !"
    sans frémir, ni son âme vendre ?
     
    À quoi bon se jeter l'un l'autre
    erreurs, fautes et tralalas ?
    La fin défait les agrégats
    quand l'orgueil s'en mêle et s'y vautre
     
    Pour l'heure, s'en est bien fini
    aux yeux, des brillances d'étoile
    puisqu'il aura suffi d'un poil
    pour tout anéantir, ici
     
     

    amour

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki# 214
    à Laurence Le Masle
     
  • Abois sans faim

    Bon-Chien s'est donc assis
       à l'endroit le plus familier
    avec l'ergonomie
    d'un siège de banquier
     
    Son œil s'est avachi
       sur un lent couple de bouviers
    déroulant devant lui
    son crottin journalier
     
    Moi, je m'étais épris
       d'une improbable Quotidienne
    le regard alangui
    par ces avaries siennes
     
    Un peu tard, j'ai compris
       le coût de la moindre semaine
    tandis que Bon-Chien, lui
    hululait sa rengaine :
     
    « Pauvres, les Sans-Oubli
        Bienheureux, les Commutateurs
    qui ne craignent l'ennui
    des lunes à pas d'heure
     
    Qu'importe que le puits
       draine des rêves les humeurs
    du nouvel aujourd'hui
    fane le bouquet d'heurs »
     
    Je me suis donc assis
       à l'endroit le plus radical
    avec la galaxie
    pour dais monumental
     
    Ai embrassé ma vie
       sur ses lèvres phénoménales
    pour étouffer le cri
    de ma peine virale
     
    Et récolté mon dû
       au sortir de son tribunal
     

    poésie,amour des feintes,chien,loloche

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki# 213
     
    La 212ème (prose à hics), se trouve ici - tiki 212
    N'ai pas eu le loisir de publier la suivante, vous la trouverez exclusivement ici (bientôt).
     
     
  • Marais cher

    Les yeux mieux fermés bouche ouverte
    un nom seul au sang me résonne
    Du magma furieux s’époumone
    en creux, un long silence inerte
     
    L'étoile glacée vibre au loin
    Son amertume rude au cœur
    ne reflète aucune chaleur
    dans ce marais fouillé au groin
     
    Là, respire péniblement
    ma fièvre béante, au nom cru
    parmi les algues sans vertu
    et perdues pour le sentiment
     
    La caresse tendre d'un pleur
    mieux que l'or du fleuve me grise
    et m'assène son expertise
    au moindre semblant de bonheur
     
    Puis, l'alentour et ses fanfares
    m'arrachent le groin du marais
    Quoi pleurer si l'on n'y peut mais ?
    La douleur est un avatar...
     
    Bouche fermée, les yeux ouverts
    le magma qui ronronne au fond
    je me découvre des raisons
    d'aller piailler dans l'atmosphère
     
    Je fraternise avec l'oiseau
    qu'hier, je maudissais encore
    Virtuose de l'anaphore,
    laisse-moi te plumer le dos !
     
    Sur tes lèvres, un nom m'appartient
    dont je révoque les brillances
    pour mieux en habiller l'absence
    et poursuivre seul mon chemin.
     
     
    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK