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mer

  • Profitâge

    La mer, visage bleu
    avec mille yeux tout blancs
    et sa peau se mouvant
    au caprice des cieux
    rendu à mes quartiers
    de plume solitaire
    dont j'écorche la terre
    j'en ai bien profité

    Il m'en reste, au rivage
    les souffles du voyage

    L'herbe, sous nos pieds nus
    ses brins, menues caresses
    où loge une promesse
    à nos cœurs ingénus
    pour mon corps fatigué
    par la mélancolie
    qui berce ma folie
    j'en ai bien profité

    Et j'en garde, au revers
    le toucher d'un mystère

    La flamme, robe vive
    danse furtive et crâne
    quand l'alentour se fane
    puisque la nuit arrive
    pour l'avoir embrassée
    de rêves délirants
    délictueux, frondants
    j'en ai bien profité

    J'en conserve les moires
    d'une profonde histoire

    Le vent, fumée z'et brume
    dont j'ai fumé, en pipe
    les sanglots z'et manipes
    les volages agrumes
    à l'heure d'embarquer
    vers l'ultime retour
    à d'insignes amours
    j'en ai bien profité

    J'en ai, jusqu'à plus soif
    des bords tirés sur le chapeau dont je me coiffe

     

    poésie, mer, voyage intérieur, quatre éléments, vacances

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#290

     

  • galette au brut (120°)

    toon,snoopy

    J'écoute, à pas lent
    - montée oragnique...
    de panoramiques
    applaudissements
     
    De mouvants galons
    accrochent la lune
    lueur opportune
    haute à l'horizon
     
    Claquant rouge et or
    de vieux léopards
    levés sur le tard
    signent le décor
     
    L'amer à m'épied
    m'embrume la mise
    grave en ma devise
    un mot cavalier
     
    Le marin m'entête
    et le cidre en gorge
    enfin me déloge
    un rot de galette
     
     
     
    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
  • frange marine

    L'enfant de l'homme dans l'homme s'étonne :
    la mer s'est fait faire
    un dentier de misère boisé
    crédit photo : sebarjosa mine patibulaire
    de celles que l'on connaît
    aux marins flibustiers
    et à quelques corsaires
    étale un long sourire niais
    sur la rive où promènent
    pénibles ou amènes
    silhouettes humaines
    les vacanciers

    On a donné quartier libre aux plus grands
    qu'on ne voit pas sur la plage pourtant
    quelques enfants allant et venant
    couvrent de sable blanc
    le corps informe de leurs parents

    Il est midi quelque part accroché
    au clocher de l'église
    qui lance dans la bise
    un timbre d'horloger

    Savonne-moi la bouche encore
    ou bientôt je parle de mort

    Immense frange à l'arc étrange
    que sont tes pauvres allumettes
    quand le vent souffle ses tempêtes
    levant la jupe du rivage
    sans se soucier davantage
    de la terre qu'il ronge et mange ;
    sèche ton pleur, passe l'ange

    Rigole !
    dans quelques jours, c'est la rentrée
    décolle !

    tiniak ©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK - tiki#43
    pour le thème hebdomadaire des Impromptus Littéraires

    d'après une photo de sebarjo.