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  • le sable y est pour beaucoup

    9d5a4c55fe4a940bb231f15984845486.jpgsur la côte dénudée
    le sable y est
    vagues figées
    alunies
    (quasi littérales)
    alanguies
    (comme littoral)
    cette nuit
    (l'amer en retrait)
    sera douce
    à qui vient longer
    du rivage la langue fine
    les pieds nus sous la gabardine
    sentant mollir sous la plante
    le pli des ridules odorantes
    la poitrine gonflée d'air marin
    prête à délivrer l'ode qui vient
    et dans les embruns chargés d'iode pur
    l'appétit se pare d'aventure
    une autre faim se met en partance
    rebroussons chemin
    vers quelque romance ?
    le vent n'en sait rien
    mais le temps passé
    tapisse le fond du sablier
    que faire ? s'étendre
    ou bien s'élever ?
    pour ne plus attendre
    marcher
    marcher sur le sable
    l'amer dans le dos
    et lui préferer l'amour :
    c'est chaud

    ©2007DUKOUtiniakZUMINle&ditionsniakTwalesK(oué!)

  • minutes ? papillons!

    Je me suis demandé l'autre jour,
    quelles images j'aimerais voir de ma vie.
    Et vous,
    s'il existait un film de chaque minute de votre vie,
    que voudriez vous revoir ?

    c vu/c pri @ diane groseille - post du 2/12/07 

    Réponses diverses et variées lui furent faites, dont émerge un sentiment à peu près partagé part toutes les commentatrices (et quelques commentateurs). ce même sentiment inspire les vers qui suivent :

    Minutes papillons

    A chaque minute,
    un papillon
    des souvenirs
    en rigodon
    ça court, ça pleure
    ça rit, ça fond
    ça finit comme une mélasse
    et on s'en met plein les godasses
    à trop regarder dans la glace
    on glisse
    dans les bras séchés de Narcisse

    norbert.tiniak(c)2007.DUKOU.ZUMIN.&ditions.TwalesK

     

  • le vert est dans le fruit

    5d1a8f39bfd55f030173bb168e23e750.jpgLe vert est là
    dans le fruit pelé
    le ver joli
    s'est cassé
    en déconfiture
    vers les rimes pauvres
    de la tarte aux pommes
    et noix
    que je ne partage
    pas en image
    photos floutées
    tarte ratée
    au lait
    au lait.

    si j'ai bien tout compris, lui là, dessus, c'est 'gene'.
    [tsi hi... parce que c'est 'gene' qu'elle lit ?]
    'gene' anime un blog de provocations polétiques auxquelles je n'ai pu résister (je me suis encore fait attrapé par des pix'). 'gene' est parti en WE "à des aisselles" (ce sont ses mots) avec ces potos. jeu latent : je l'attends. en attendant, je corresponds :

    ce n'est qu'après la pluie
    la douce pluie d'automne
    que l'orange mollit
    dans le vert qui détone

    le vert qui déraisonne
    souffrant de s'offrir pour une heure
    83e8cfd5e7c7c0a660023f73dc473753.jpgultime regain de fraîcheur
    un brave baroud d'honneur

    le fruit tombé à terre
    voudrait y croire encore
    les lambeaux de sa chair
    fondent dans le décor

    il boit un dernier vert
    comme on souffle son âme
    sur un amas de feuilles
    rouge flamme

    tout juste après la puie
    la douce pluie d'automne
    le vert est dans le fruit
    et la terre frissonne

    ©2007norbert.DUKOU.ZUMIN.&ditions.TwalesK.tiniak

     

  • l'herbeux fol

    d5616f008176270f74cadc5b70fa1c0d.jpgj'entends quelqu'un
    ne bouge pas
    l'herbe couchée
    sous toi
    sous moi
    c'est la niche où
    dans l'herbe haute
    nous serons flous
    (à qui la faute ?)

    restons cachés
    sous le rempart
    des joncs mouvant
    de part en part
    laissons le vent
    brouiller la piste

    laissons le vent
    puisqu'il insiste
    et puis, plus tard
    la nuit aidant
    nous rejoindrons
    les yeux brûlants

    aux murs blancs nos maisons d'antan

    ©2007norbertDUKOUtiniakZUMINle&ditionsniakTwalesK(oué!)

    illustration : SLAM BLOG

  • A ton retour, my Nay

    OBEY DANCE 

    Je me réjouis de ton retour
    mon étrange et textuel amour
    moi qui m'étais tant attaché
    ta langue pleine de déliés
    à l'entour de mes insomnies 
    sources de fantasmagories
    d'où tu jaillis, ombre diablesse 
    ventre, tétin, juteuse fesse 
    aussi proche qu'insaisissable 
    belle insatiable

    Comment me la joues-tu ? fillette ?
    à genoux ? debout ? sous la couette ?
    suçant le pouce ? prête à mordre ? 
    attendant qu'on te donne un ordre ?

    e457d7bd0e3c6d087217eaf3ac61dbc1.jpgEt si tu devais m'obéir
    ce sera pour venir me dire
    d'un bout de langue au creux de l'oeil
    tous les soupirs que tu effeuilles
    recouvrant peu à peu le seuil
    de nos désirs

    Pour le meilleur et pour l'empire
    des sens, des transes
    et l'ardent bien mourir 

        

    © 2007 norbert DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK tiniak