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totalités mineures - Page 5

  • Un vilain mai, jamais...

    Pluies éparses de mai au malingre printemps
    calamiteux chagrins sur le floral essor
    vous rameutez l'hiver à l'endroit du décor
    où le prochain été brode son argument
     
    Sales, sombres crachins, de complaintes si frustres
    que leurs pizzicati échinent les ardoises
    et font piquer du nez les allures bourgeoises
    comme il est désolant de fouler votre lustre
     
    Amèrement égal à cette obstination
    front couvert et le col relevé sous l'oreille
    résolu à ne plus me flanquer de pareille
    j'accorde ce massacre à ma désolation
     
    Un vilain mai, jamais, ne vaut un doux novembre
    puisque l'hiver est sûr commme l'été fragile
    avance prudemment sur son printemps d'argile
    que menacent l'air sec et le vent sous les trembles
     
    Mécanique de mai gonflée à la taurine
    que viens-tu chaque année hypothéquer nos plants
    de nos arbres fruitiers gâcher le bel allant
    brouiller le nuancier des mouvances marines !?
     
    Et qu'en ai-je le cœur encor à s'en navrer
    sur un quai de Juillet que longe un fleuve sourd ?
    Ailleurs, nul antidote ! et la saison toujours
    à réclamer l'encours des ors désemparés
     
     
    tiniak ©2015 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Un Géant passe

    géant steps, selah sue, direction, tiniak, pavupapri
    (Lequel ? #mohoho ! Ecoute plutôt @FranceInfo par ex..)
     
     
    La pierre a soupiré moins fort
    Le vent, jalousé sa poitrine
    La terre, endurci sa feutrine
    L'arbre, contenu son effort
     
    Une ombre inconnue des nuées
    mange la leur sans appétit
    progresse à travers la vallée
    devant court un étrange ri

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  • jardin

    Boutons d'or et pâquerettes
    narguant le vilain pissenlit
    le printemps fait sa fête
    résidence René Coty
    à nos maigres genoux meurtris
     
    C'est le printemps ! Rampe, western !
    sur le désert du Chemin Vert
    Les torchons ne sont pas en berne
    Aux balcons se penchent nos mères
    pour y pendre nos pantalons
    et nos débardeurs bayadères
     
    C'est le printemps ! C'est le printemps !
    dans nos poitrines, sur nos âmes
    L'agent orange est au Viet-Nâm
    mais nous nous soucions de nos dents
    qui bougent
    et laisseront sur l'oreiller un filet rouge
    avant que passe (à notre insu complice)
    l'amie souris, ce qu'elle glissera dessous
    pièce ? réglisse ?
     
    L'herbe replète nous caresse
    C'est trop bon d'y poser nos fesses
    et regarder les trois couleurs
    au ciel dormant que change l'heure
     
    Ô vent marin et printanier
    de qui es-tu le messager ?
    d'une inquiétude mensongère ?
    d'un festin encore inconnu ?
    d'une rencontre singulière ?
    et où vas-tu ?
     
    Mon cœur ! Mon cœur ! tu bats trop vite
    C'est quoi, le monde tel qu'il est ?
    J'y perçois ce que j'y invite
    est-ce pécher ?
     
     
     
    tiniak ©2015 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#236 
     

  • wildchild

     
    Je suis la terre
    dans ma chair
    le vent qui souffle à mes paupières
    un soupir généreux
    Au ciel, je sais perdre mes yeux
    mais j'ai mieux : ce que je peux faire
    avec le rêve à tout instant
    à marcher à pas de géant
    au-delà de ce qu'est le monde
    quand ses fantômes me répondent
    et m'entourent de leur chorale
    alors, il n'est ni bien ni mal
    que l'envie de poser un cul
    sur cette toile bien tendue
    ce fauteuil
    qui m'offre d'embrasser la vie, ça comme ! à l’œil
     
     

    Gaëna da Sylva, enfant sauvage, wild thing

    tiniak ©2015 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour une vision tribale de Gaëna 

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  • sublimation boisée

    Océan étirant sur la terre amortie
    le long charivari noueux de tes essences
    viens, le cheveu défait de ses vagues mouvances
    gratter l'hiver au ventre dur et tout aigri
     
    J'achève mon errance à l'orée de tes bras
    et demeure assis, las de chorales urbaines
    de leurs cacophonies disgracieuses, vilaines
    entre ta cuisse pleine et ton sein délicat
     
    S'en est fini d'attendre et croire et d'espérer
    Nous nous sommes trouvés sans chercher à nous prendre
    n'était-ce par le feu mouronnant sous la cendre
    d'anciens foyers couverts de mouchoirs élimés
     
    Et quand tu m'aimeras, je n'aurai plus qu'à fondre
    d'un trait passant le doigt sur ta mousse apaisée
    m'absorbant, âme et corps, au cœur de ta forêt
    sans qu'il n'y eut serment dont il fallût répondre
     
     

    Gaëna da Sylva

    tiniak ©2015 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    Illustration : Gaëna da Sylva