Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

polétique appliquée

  • PoLétique ment, vôtre...

    Poésie est une acuité au-delà du regard
    pourtant que regarder, c’est déjà mieux que voir

    Où vont les sentiments quand ils sont dévoilés ?

    Là, ta main dans la mienne, aiderons-nous le monde
    en jouant à marelle et ses ouïes demi-rondes ?

    Elle est belle, ta main, avec ses joues rosies

    Tu dis : « attends un peu »; moi : « d’accord ! »
    et les grands bras du ciel embrassent nos essors

    Il est devant nos yeux le miracle énoncé

    Quand l’heure est à nouveau au goût du pain du jour
    la surprise nous prend... Déjeuner dans la cour !

    Une bouche a suffi à partager le grain

    Et, qu’implore ce chien venu d’Andalousie
    l’écho de ses abois n’est pas dans notre prix !

    ***

    Même le cul par terre, il baille, l’horizon…

    Et vogue sur le fleuve intime et habité
    tu sais, la Barcarolle et ses tendres baisers

    Ne parlons plus… Ne disons rien… L’heure est sublime

    Tu vas me demander, le poing sur le genou
    et d'un œil bleu-lagon : « …très bien, quand passons-nous ? »

    ***

    Voici qu’en PoLésie s’égaillent les troupeaux
    leur haleine est connue, chargée d'autant de mots

    Orpailleur écrivant ta lettre quotidienne
    tu serais bien aimable à transmettre la mienne

    Tant va la destinée au tableau qu’il s’efface
    mieux qu’en bel Aujourd’hui chaque instant se délace

    Rien de plus absolu qu’une libre parole
    et de moins rebattu que les tristes écoles

    Eh, dis ! Sans déconner... Odieux si je me vautre ?
    T’as pas toujours dis ça, catin, quand z’étions nôtre…

    poésie,tiniak au tableau,polétique appliquée,le bel aujourd'hui en polésie,manifeste humanoide,acrostiche

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    (avec des liens musicaux dedans)

  • Pas de brouillon !

    S’agissant de dire mon fait au sombre idiot
    chaussé d’immondes godillots pour marcher (droit ?)
    droit sur la fille-mère et son frangin « homo »
    j’ouvre bien grand ma gouge et je dresse mon doigt
    Ah, ça non !
    Je ne fais pas de brouillon

    S’il est question d’interroger ce pas qui vient
    (qui n’est pas celui de mon chien), je me méfie
    de ces abois sans qu’on se soit serré la main
    de ma propension à me perdre en arguties
    Pour le don
    je ne fais pas de brouillon

    Trop d’intéressements pour si peu d’intérêt !
    Tant de chœurs concordant sur des voies de fossés
    de minois réchampis à d’obscures vitrines
    et de culs féminins creusés par la strychnine
    font que, non !
    je ne fais pas de brouillon

    Mais quand je pense à toi, ma mère, fille et sœur
    toi qui m’a fait humain à penser à demain
    toi qui m’a démontré que la joie tue la peur
    car tu sais, mieux que moi, où loge le malin
    c’est tout bon !
    Je sais n’être qu’un brouillon

    Devenu père
    livrant mes brouillons éphémères
    Un rien, brouillons des cartes les chimères...

    poésie,impromptus littéraires,pensée,brouillon,humanisme,polétique appliquée

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#348

     

  • A E E O R J G L N L

    Sur un crottoir de Carpentras
    où je progresse à petits pas
    je vois bien que mon ombre jongle
    - merde ! me suis pété un ongle...
    Boh... Ma bouche le rognera

    (pour elle, c'est un lent régal !)

    Dans cette rue de Caen meurtrie
    avant que ferme Monoprix
    un dur vent sibérien m'étrangle
    je m'en protège un peu, à l'angle
    du 6 juin et Langannerie

    (où la vue est phénoménale !)

    Hier encor, en bon paria
    cheminant vers quelque Au-Delà
    je grignotais un pain de seigle
    en regardant planer un aigle
    j'ai jugé trop maigre mon bras

    (pour prétendre égaler sa voile)

    Ce matin accueille en goujat
    - et à grand renfort de frimas !
    mes yeux derrière leurs bésicles
    car l'hiver prolonge son cycle
    tandis que j'allonge mon pas

    (le nez toujours dans les étoiles)

    Rentré chez moi, fermée la porte
    je lorgne la nature morte
    que m'a refilé un vieux pingre
    (la chine, c'est son violon d'Ingres)
    C'est au printemps qu'elle m'exhorte

    (moins que Kiki tombant le voile)

     

    tiniak au tableau,polétique appliquée,voyelles,consonnes,pas mieux,violon d'ingres,kiki de montparnasse

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#312

    Photographie : Man Ray, "Le violon d'Ingres" (1924).

  • Nul demain

    Fermes, deux mains ferment le ciel de lit du jour
    J'ai balayé ma cour - à vous, les escargots !
    en ai bien fait le tour, ôté tous les mégots
    aux fins de mettre en germe un nouvel alentour

    Hier monte mourant au liseré des cimes
    J'en réfute l'abyme et les vaines promesses
    L'orange nuit sublime une sourde tristesse
    avec ses précédents, sans qu'aucun ne m'arrime

    Aujourd'hui pleure un brin pour faire un peu pitié
    Sa cour est balayée ! Faut-il que je le coiffe ?
    D'un juron ? D'un béret ? D'une dernière soif ?
    Approche-toi, matin... Découvre-moi, nuitée !

    Je quitte une aube défraîchie sur ma charpente
    pour avérer, latente, une compromission
    sans usufruit ni rente et sans obligation
    dont l'hier est l'oubli, la certitude, absente

    Ce matin me l'a dit, en m'ouvrant grand les yeux
    "Demain n'existe pas ! Hier est déjà mort !
    L'heure est à ce constat : il te reste ce corps
    à pourvoir aujourd'hui d'un sentiment heureux"

     

    Demain, deux mains, poésie, tiniak

    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#272