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chambre noire

  • dense heure

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    L'heur commun passe et suit son cours
    bonasse
    et n'ayant pas idée du jour

    « Qu'ai-je fait de mon petit pain ? »
    « Donne-moi un peu de ton sein ! »
    « Où vais-je ? »
    « C'est vraiment trop pourri en ville, cette neige ! »

    Ô Grâce,
    alliance d'art et liberté
    maîtresse folle !
    peu te chaille d'ici les bruits de cour d'école
    mais des gestes désordonnés
    gratuits, fortuits, veules ou lâches
    comme tu sais faire une gigue, avec panache

    Fébrilité subtile
    des temporalités fragiles
    dense heure
    l'inadvertance millimétrée au conteur
    tout en bras, tout en jambes
    et le buste
    arguant des dithyrambes
    pointe juste
    effleure
    la partition que c'en est un bonheur

    Plaisants, précieux et vérifiables
    (autant que l'est l'art de la table) :
    le carnage feint, l'impensable
    contorsion de l'âme sexuée
    (enfin capable d'exprimer
     ses horreurs
     que lui inflige l'oraison des mœurs)
    le rêve enfant
    (à la recherche de son sentiment)
    la peur soudaine
    (surgie, brutale, au cœur de la semaine)
    l'envie de pleurer sur l'épaule
    qui fait défaut pour assumer ce rôle

    Moments !
    que la danse révèle, un instant

     

    Gaëna da Sylva

    tiniak © 2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    Illustration : Gaëna da Sylva, photographe.

  • La chambre de l'oubli

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    Une pièce encombrée de choses disparates
    qu'harmonise de bruns le déclin d'un long soir
    Des cadres s'y renvoient des reflets d'acétate
    dans un plan rigoureux au jeu aléatoire
    où des sujets connus aiment traîner savate
    par les lignes de fuite aiguillant les contours
    et d'autres, plus récents, préfèrent jouer petit
    (aurais-je enfin trouvé dans ta photo jaunie
     la chambre de l'oubli où figer mon parcours ?)

    Angles et arrondis se font des politesses
    pour s'offrir un abyme à mettre en perspective
    avec la porte ouverte à ces délicatesses
    que figurent l'arrêt d'une danse lascive
    l'ivoirin velouté à l'intime souplesse
    le brumeux dégradé d'une fatale errance
    la courbe résignée dans sa pose immuable
    la poussière imitant le grammage du sable
    et le pli d'un cheveu accordant ses brillances

    Le regard éperdu s'amourache d'un rien
    balle folle aux rebonds qu'orchestre le hasard
    pour la chromaturgie de l'empan rétinien
    passe d'une vision à l'autre, puis s'empare
    d'un rayon lumineux, d'une ombre et s'en revient
    prendre plus largement mesure de l'ensemble
    que la vie occupée à ses débordements
    quelque part à l'entour reste un oubli béant
    tant que l'œil à l'affût est à ce qui lui semble

    gaëna da sylva

    (aperçu d'un clic)

    tiniak ©2011 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    inspiré par une photographie de Gaëna Da Sylva
    "L'exposée..." extraite de sa >CHAMBRE NOIRE<

     

  • passade

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    G_PAN01.JPG

    La chair compacte et contractée
    parcourue de gris et d'oranges
    où la nuit trempe ses phalanges
    la ville faux-bourdonne
    une ardoise après l'autre entonne
    l'hymne grave et surnaturel
    d'un soupir échappé du ciel

    Flottille au fil de ses nervures
    une marée automatique
    véhicule sa mécanique
    et sourde, aveugle presque
    - jugerez : superbe ou grotesque,

    enchaîne à bon train anguillules
    et lumineuses mandibules

    « - Pardon, que faites-vous dehors,
    ce chien bavant sur vos chaussures ?
    Il me semble qu'à cette allure,
    vous n'êtes pas couché, encore ! »

    « - Je pratique une discipline
    antique - si ce n'est plus vieille,
    tandis que la ville sommeille,
    je m'apaise la mélanine. »

    C'est ça, passons... par la fenêtre ?
    Un œil, alors... pas tout l'entier !
    Quoique après tout, vous me tentiez
    Oui, vous... à l'instant même
    Noble Cœur aux prompts anathèmes ;
    comme au tableau une ombre passe
    pâlit, déjà sotte, menace

    Il en reste bien quelque chose
    Est-ce du gris ou de l'orange ?

    Mais mon chien n'a pas eu sa dose
    Je vois que la queue lui démange

    Et les oiseaux en embuscade
    relanceront tôt la parade

    Allons, marcher !
    Et reprendre le vers où on l'avait laissé.

     

    G_PAN02.JPG

    tiniak - Ruades © 2011 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    Illustration : fragments d'une photographie de Gaëna,
    que vous trouverez dans son entier, par là, jusqu'à
    "La Duchesse D'Aiguillon"
    © 2007 Gaëna da Sylva, photographies

  • dans le regard de Gaëna

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    dans le regard de Gaëna

    pff la la, ces yeux !
    pff la la, ses yeux, la la!
    pff la la, ces yeux-là

    ceux de la Dame des Bois
    (cette âme de Gaëna)

    ces yeux m'enchantent
    aussi, je vous la chante

    et retourne de ce pas
    ses yeux tout au fond de moi
    que j'y vois clair
    que j'y vois clair
    que j'y vois clair au-delà

    là ?
    là !

     

    illustration : Gaëna Da Slyva (détail)

    tiniak ©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    inspiré par une photographie de Gaëna Da Sylva
    extraite de sa CHAMBRE NOIRE

  • Dame Gaëna

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    gaena_reflets.jpg

    Marie Poppins lui envie ses tours de passe-passe
    de la vie les mélodies soudain s'impriment, traces
    énigmatiques pour qui n'écoute plus, hélas
    de son coeur sage les plis, et nue, la joie fugace

    Il est des mélancolies dont le beau Dorian Gray
    aurait davantage appris à sonder les reflets
    surgis d'un réel surpris à s'aimer divaguer
    quand, de sa photographie toute la magie naît

    Et le grand Moriarty se réjouirait d'avoir
    à séjourner par ici, dans cette Chambre Noire
    où loge, pas vu pas pris, un nouvel écritoire
    que tiniak a investi au bout de ce couloir

    Cette fée qui te sourit au coeur de la pénombre
    vient à danser aujourd'hui aux yeux du plus grand nombre
     le pied nu sur les lambris, tantôt lumière et ombre 
    buvant dru jusqu'à la lie le vin des âmes sombres

    et ce regard assagi, ce ciel à bout de bras
    et cet improbable cri, ce ventre, ce cou gras
    et ce soudain appétit, ces formes sous le drap
    sont tout l'art et la manie de Dame Gaëna

    de norbertiniak, polète
    à Gaëna, photographe
    © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    Gaena_magic.jpg
    visitez LA CHAMBRE NOIRE de Gaëna
    en outre,
    'pavupapri' vous offre ici même
    un aperçu sélectif de l'imagerie de Gaëna
    (agrémenté de textes)
    dans les albums
    "La chambre vague"
    et
    "dArK RoOm"