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passade

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La chair compacte et contractée
parcourue de gris et d'oranges
où la nuit trempe ses phalanges
la ville faux-bourdonne
une ardoise après l'autre entonne
l'hymne grave et surnaturel
d'un soupir échappé du ciel

Flottille au fil de ses nervures
une marée automatique
véhicule sa mécanique
et sourde, aveugle presque
- jugerez : superbe ou grotesque,

enchaîne à bon train anguillules
et lumineuses mandibules

« - Pardon, que faites-vous dehors,
ce chien bavant sur vos chaussures ?
Il me semble qu'à cette allure,
vous n'êtes pas couché, encore ! »

« - Je pratique une discipline
antique - si ce n'est plus vieille,
tandis que la ville sommeille,
je m'apaise la mélanine. »

C'est ça, passons... par la fenêtre ?
Un œil, alors... pas tout l'entier !
Quoique après tout, vous me tentiez
Oui, vous... à l'instant même
Noble Cœur aux prompts anathèmes ;
comme au tableau une ombre passe
pâlit, déjà sotte, menace

Il en reste bien quelque chose
Est-ce du gris ou de l'orange ?

Mais mon chien n'a pas eu sa dose
Je vois que la queue lui démange

Et les oiseaux en embuscade
relanceront tôt la parade

Allons, marcher !
Et reprendre le vers où on l'avait laissé.

 

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tiniak - Ruades © 2011 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

Illustration : fragments d'une photographie de Gaëna,
que vous trouverez dans son entier, par là, jusqu'à
"La Duchesse D'Aiguillon"
© 2007 Gaëna da Sylva, photographies

Commentaires

  • l'écriture n'est donc pas que séduction même si elle se joue du lecteur en embuscade .
    le jeu en vaut il la chandelle? Oui puisqu'elle se consume quoique que souffle l'inspiration et la votre (tienne) est en verve !!!

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