Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

°vie Rages° - Page 7

  • sonne, art !

    Spirale en vrille à ton oreille
    des violons s'étirent des fleurs
    Qu'en sais-je et puis qu'importe l'heure
    quand je pense à toi, m'appareille
    toutes voilures vers ton seuil, sommeil
    des hurlements cernés de pleurs sous les orteils
     
    Le dire - ce mal nécessaire...
    "je t'aimerai jusqu'en enfer"
    c'est mourir avant d'aspirer
    aux simplicités supérieures
    où ne s'égarent ni le cœur
    ni le sentiment incongru
    qu'il n'est aucune autre vertu
    que celle d'aimer sans bannière et sans visu
     
    Un sonar monte des abysses
    "Annus ! Annus horribilis!"
    L'Une âpre et l'Autre... mes oignons !
    Je raffute mon aiguillon
    pour me garder des pauvres âmes
    qui m'ont ravagé le quidam
    et propulsent mon érection
    vers un ineffable giron
    de torpeurs
    où j'apprends à dompter mourant mon furieux chœur
     
     

    Laurence Le Masle, Pygmalion

    tiniak ©2015 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    Okay to share dis wan? (but you'll have to listen to it, anyway, 'til 'em violins knock you out)
     

  • #JeMappelleAussiCharlie

    charlie hebdo,liberté d'expression,poésie

    Lire la suite

  • synéchie spongiforme actée

    Très Lointaine ! Très Hors…
    Toute Une – liesse et liasse
    de billets froissés, baisers morts
    saignés à tort par contumace !
     
    Quel effort que des forts
    alignés dru sous ma tignasse
    permettre le serein essor
    d’une pensée moins dégueulasse
    que le son
    que font tes initiales gravées sur mon front
     
    Elle, elle aime !
    Elle l’aime !
    Et moi de me répandre encore en vains poèmes
     
    Et du soir...
    Et du soir
    s’écoule tout l’Or rance dans mon ostensoir
     
    Que ne viennent à mon secours
    enfin d’épicuriennes amours ?
     
    En avant ! En avant, toujours
    et tous les jours si seulement…
     
    Qui me suit ? 
    Qu’est ce bruit ?
    Est-ce le pas d’un mort-vivant ?
    Non, c’est mon ombre dans la cour, évidemment…
     
    Ouf !
    Ah, ça ! il s’en faudrait de peu que je n’étouffe
    face contre sol
    voulant dérober aux oiseaux mes yeux de fol
     

    ***

    Antépénultième (Acte III) !

    (à l’assaut montent les Hais-Moi)

     

    Le PoLète :

    Suffit ! Je dis !
    Je me lève une armée
    de Moi-Mêmes, démultipliée.
    En avant ! En avant, mes Fours !
    Sans plus d’espoir d’y revenir
    pas question de moisir, ici ! 

    La Troupe :

    Sévices Compris ! L’On va !
    Sévices Compris ! L’On vient !
    Sévices Compris ! L’On va ! L’On vient !
    Bourgeoise, tiens-toi bien !

    La Masseulle :

    Au fou ! Au fou !
    Pauvres de vous/nous, Pauvres Civils !...

    La Troupe :

    Très Futiles ! Très Imbéciles !

    La Masseulle :

    Courez ! Il en a après vnous !
    Et qui sait jusqu’où ira-t-il ?

     

    La Troupe :

    L’On va, l’On vient
    Mais Canailles
    Mais Canailleux
    L’On va, l’On vient
    Lui taillerons le tétin !

     

    Le PoLète :

    (bondissant sur place au ralenti, tel Le Fou Sur Sa Colline)

    Et quand Tout sera cuit
    emparez-vous de lui;
    je m’occuperai d’Elle…
    d’Elle et de son lot de ficelles sans bout…

     

    La Troupe :

    Sang bout ! Sang bout ! L’On va
    Sang bout ! Sang bout ! L’On vient
    Et de l’Epoux Farci, grand cas
    ferons comme des chiens !

     

    La Masseulle :

    Au fou ! Au fou !
    Ô Pénales, Très Maritales !
    Sauvez le Nous, puis sauvez-vous !
    Il a pour projet, après nvous
    de massacrer, de mettre à mal
    Il a pour projet, après vnous
    le sort de Vénus Cas d’Epoux

     

    La Troupe :

    L’Epoux, l’On n’en voit plus le dos !
    Sans bout, l’est laid !
    Sans bout, l’est laid !
    Vénus, oui-dô !
    Vénus, oui-dô !
    Vois comm’ dans d’beaux draps, t’es !
     
    Vois comm’ dans d’beaux draps, t’es !
    Vois comm’ dans d’beaux draps, t’es !

     

    Pénultième (Acte III)

    (dans l’inconfort des fors intérieurs)

     

    Elle, Elle l’Aime :

    Aaaaaah ! (peine infime)

     

    Le PoLète :

    Et voilà ! Voilà... Voilà.
    Que l'an nuit ! Quel ennui déjà… (peine ultime)

     

    ***

     

    Rien ne guérit du massacre des mots
    sous le pilon des abandons
    Je verse un pleur dans la solution
    d’un trait goulu en récure le pot
    Victoire !
    (le tain me revient au dos du miroir)
     

    antonio saura

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK 
    Illustration : d'après Antonio Saura
  • Reste haut du cœur, eh ! dame

    Tous les soirs confondus dans le même porridge
    et la cuisson de l'âme à couver à feu doux
    Un magma de folies clapote là-dessous
    À l'affût, au-dessus, l'œil et son doigt de Kirsch
    La faim qui me taraude
    a piqué mon entier de fines électrodes
     
    Touille, touille-la, Cuiller
    Sauce à la crème d'hiers
    Même lit, même liaison
    Sourires z'et trahison
     
    Mes convives sont las de la curée du jour
    En hôte attentionné, je les mène au dortoir
    À chacun Son Duvet (sa chacune), et bonsoir !
    Je sirote à présent l'Orange de la cour
    dans la nuit qui me coiffe
    et m'en avait gardé quelques brocs pour la soif
     
    Lève, lève, Main Fidèle
    pleine coulpe vers Cybèle
    Même lie, même élection
    Délires z'et compassions
     
    Les matins résolus à saupoudrer le sol
    réprouvent ta venue tardive à mon chevet
    pompent à sa rigole un vilain Moi de mai
    et n'osent espérer t'y voir à bonne école
    puisque tu y versas
    la fatale ciguë qui me désagrégea
     
    Verse, verse-la Ta Soupe
    Traîne ailleurs ton sein, ta croupe
    Mêmes dits, mêmes chansons
    Soupirs z'et contrefaçon
     
    Des miettes rescapées
    la dernière gobée
    d'Elle, et son vœu d'Être Inoubliable
     
    Le goût aura passé
    par un autre fumet
    dans le bonheur de dresser la table
     
    Que l'âme reste au rang où la place le cœur
    et le cœur y demeure entier se restaurant
     

    poésie,restaurant,lol mais patent

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK 
  • Mai disant

    Tout a pris faim il y a dix ans et quelques jours
    Donc, j'ai dix ans
    dès à présent
    et je viens de vivre une sacrée journée-four !
     
    J'ai découvert à l'aurore un soleil violé
    par l'haleine d'un vieux marin chargée de mousse
    déjà la journée courait, la mort à ses trousses
    son élan pris depuis mon petit-déjeuner
     
    Les huis libéraient leurs effluves quotidiens
    charriant les bruits de la comédie laborieuse
    le sang perdu coulant de ses mains oublieuses
    quand, sur son paillasson, j'enjambais mon vieux chien
     
    J'ai recueilli un vol de mouettes, quai Vendeuvre
    passé la main au ventre gris de son Vieux Port
    payé d'une plume nouvelle pour mon sort
    un franc sourire au long empire à la manœuvre
     
    L'heure avait les cheveux plus courts
    Je t'ai reconnue sans maudire
    Quel heur célébrait l'alentour ?
    Un mystère de mai n'y voulait pas suffire !
     
    J'ai parcouru la ville à genoux, haut le front
    dans la poche une main prête à sortir mon soûl
    dans l'autre ce mouchoir qui ne me dit pas où
    et la semelle offerte à de soyeux marrons
     
    Le vent marin jouait des gammes peu bourgeoises
    sur d'antiques matins perclus de vérité
    L'après-midi faisait des bonds désordonnés
    craignant l'inimitié verte que l'On dégoise
     
    J'ai abouché le flanc d'une triste panthère
    avec le sentiment de lui mordre bien plus
    Comment s'en consoler puisqu'elle m'a dit "Tu.." ?
    Moi, triste Gagne-Pain de ses maigres affaires !
     
    L'heure avait les cheveux plus longs
    J'y mêlais mes doigts fatigués
    J'avais du mal à respirer
    Dans le mai blet, me faisais l'effet d'un goujon !
     
    J'ai embrassé le pli de la nuit approchant
    sa robe sur les toits du monde grabataire
    criant les noms perdus de mes Trop Être chers
    et ne pouvant rien faire autre que les aimant
     
    Le tableau s'est conclu sur un carnage veule
    avec les mains fouillant cette peau infertile
    où je peine à trouver la ferveur érectile
    d'une journée passée sans que mon âme feule
     

    walk don't walk

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki# 231