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théâtre

  • synéchie spongiforme actée

    Très Lointaine ! Très Hors…
    Toute Une – liesse et liasse
    de billets froissés, baisers morts
    saignés à tort par contumace !
     
    Quel effort que des forts
    alignés dru sous ma tignasse
    permettre le serein essor
    d’une pensée moins dégueulasse
    que le son
    que font tes initiales gravées sur mon front
     
    Elle, elle aime !
    Elle l’aime !
    Et moi de me répandre encore en vains poèmes
     
    Et du soir...
    Et du soir
    s’écoule tout l’Or rance dans mon ostensoir
     
    Que ne viennent à mon secours
    enfin d’épicuriennes amours ?
     
    En avant ! En avant, toujours
    et tous les jours si seulement…
     
    Qui me suit ? 
    Qu’est ce bruit ?
    Est-ce le pas d’un mort-vivant ?
    Non, c’est mon ombre dans la cour, évidemment…
     
    Ouf !
    Ah, ça ! il s’en faudrait de peu que je n’étouffe
    face contre sol
    voulant dérober aux oiseaux mes yeux de fol
     

    ***

    Antépénultième (Acte III) !

    (à l’assaut montent les Hais-Moi)

     

    Le PoLète :

    Suffit ! Je dis !
    Je me lève une armée
    de Moi-Mêmes, démultipliée.
    En avant ! En avant, mes Fours !
    Sans plus d’espoir d’y revenir
    pas question de moisir, ici ! 

    La Troupe :

    Sévices Compris ! L’On va !
    Sévices Compris ! L’On vient !
    Sévices Compris ! L’On va ! L’On vient !
    Bourgeoise, tiens-toi bien !

    La Masseulle :

    Au fou ! Au fou !
    Pauvres de vous/nous, Pauvres Civils !...

    La Troupe :

    Très Futiles ! Très Imbéciles !

    La Masseulle :

    Courez ! Il en a après vnous !
    Et qui sait jusqu’où ira-t-il ?

     

    La Troupe :

    L’On va, l’On vient
    Mais Canailles
    Mais Canailleux
    L’On va, l’On vient
    Lui taillerons le tétin !

     

    Le PoLète :

    (bondissant sur place au ralenti, tel Le Fou Sur Sa Colline)

    Et quand Tout sera cuit
    emparez-vous de lui;
    je m’occuperai d’Elle…
    d’Elle et de son lot de ficelles sans bout…

     

    La Troupe :

    Sang bout ! Sang bout ! L’On va
    Sang bout ! Sang bout ! L’On vient
    Et de l’Epoux Farci, grand cas
    ferons comme des chiens !

     

    La Masseulle :

    Au fou ! Au fou !
    Ô Pénales, Très Maritales !
    Sauvez le Nous, puis sauvez-vous !
    Il a pour projet, après nvous
    de massacrer, de mettre à mal
    Il a pour projet, après vnous
    le sort de Vénus Cas d’Epoux

     

    La Troupe :

    L’Epoux, l’On n’en voit plus le dos !
    Sans bout, l’est laid !
    Sans bout, l’est laid !
    Vénus, oui-dô !
    Vénus, oui-dô !
    Vois comm’ dans d’beaux draps, t’es !
     
    Vois comm’ dans d’beaux draps, t’es !
    Vois comm’ dans d’beaux draps, t’es !

     

    Pénultième (Acte III)

    (dans l’inconfort des fors intérieurs)

     

    Elle, Elle l’Aime :

    Aaaaaah ! (peine infime)

     

    Le PoLète :

    Et voilà ! Voilà... Voilà.
    Que l'an nuit ! Quel ennui déjà… (peine ultime)

     

    ***

     

    Rien ne guérit du massacre des mots
    sous le pilon des abandons
    Je verse un pleur dans la solution
    d’un trait goulu en récure le pot
    Victoire !
    (le tain me revient au dos du miroir)
     

    antonio saura

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK 
    Illustration : d'après Antonio Saura
  • Le style au fou

    Grand fou, va !

    Dans un cancan fou
    deux bouquets de roses
    Ça fait quelque chose
    arrivé au bout
    de la scène
    achevant le vaste opéra de la semaine

    Au décor fuient des pointillés
    perspectives millimétrées
    sur l'ample feuillet dramatique
    de l'acte ultime et magnifique
    chapitrant
    comment tirer sa référence du Vivant

    Côté jardin court à la ligne
    un ballet rangé : pas de signes,
    sottes carpes tourbillonnant
    pis que derviches ottomans,
    souriantes pattes de mouches
    entrechats griffant de ta bouche
    là, mon cou
    de géant balayant l'ensemble d'un œil fou

    Un cri s'écrit en lettres molles
    tout au long de la farandole
    Un pâté, piètre funambule
    chute à point nommé sa virgule
    près de l'édicule érigée
    semble-t-il à tout autre effet
    La pirouette tragicomique
    allège la fin prophétique
    du spectacle
    où s'agrègent les destinées en dures macles

    Pour le final
    couvert de taches toutes neuves
    sentimental
    rassemblant ses rives de fleuve
    glisse aux pans de papier buvard
    le rideau de toile jacquard
    entre la scène
    et la prochaine orchestration de la semaine

    À l’épigraphe, je l’assume
    passez l’éponge et l’encre sur mon style, Ô plumes
    Ô fortes !
    Et plaise à nos esprits qu'un rêve en sorte

    tiniak © 2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#143