Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 3

  • ...comment j'ai domila...

    En passant chez Nat'-la-Natyot (dont le dernier texte est excellllent!), j'ai dérivé chez domila. par chez ben-domi-kestufzé-la, me suis-je dis en découvrant son espace. je suis entré comme on entre dans la cuisine de la voisine qui gardait les p'tits le temps que. pour l'entendre discuter toute seule. mes yeux ont traîné quelque part dans le salon, et j'ai vu un cahier ouvert sur un cahier fermé. une étiquette disait "ATELIER ECRITURE", comme ça tout en majuscules. j'ai regardé dans le cahier ouvert, il y avait ceci :

    Puisque personne ne se lance !

    Ok, j'ai compris... vous voulez d'abord voir ce que je ponds avant de vous lancer ! C'est ça ? Il fallait le dire...

    Donc, puisque personne n'a répondu à ma proposition d'écriture, voici ma prose, sur la note du 29/12 "à vos plumes" (Père noël, piles, pouf, patins, patraque, profil, perdu)

    Depuis que le père noël n’est pas passé, puisque nous avions décidé de ne pas lui faire honneur cette année, tout va de travers. Mon homme est patraque, les piles ne fonctionnent plus… Même le soleil fait profil bas, remplacé par les nuages, le vent et la pluie. Je vous pose la question, la seule, la vraie : comment dans ces conditions utiliser les vieux patins à glace qui traînent dans la cave ? Je reste là, affalée sur ce pouf orange, perdue, attendant la réponse…

    c vu/c pri @ Le Petit Bout de la Lorgnette - post du 03/01/08

    Alors moi, DUKOU... j'ai laissé un mot, un comm' (qu'on dit).

    C'est la nuit. C'est l'hiver.
    Achevant son service à l'entrée du grand magasin, Michel-Le-Père-Noël enfile ses patins.
    "Tes rollers!" piaffent ses gosses quand il les quitte au matin.
    Les écouteurs de son baladeur ne dispensent plus rien.
    "Putain! Putain! Putain! s'exclame Le Père Michel, je l'savais, ça! Je l'savais pourtant bien... 'chié!"
    Pour la musique : tintin!
    Les piles sont usées, le magasin fermé, les employés pressés de rentrer vers leurs dindes, leurs magrets, leurs boudins, leurs maisonnées.
    C'est comme un coup de matraque!
    Michel se sent tout patraque.
    Il n'en a pas des masses des plaisirs dans la vie. Et pour se coltiner la corvée du retour, il aime se balancer sur les chansons d'amour qu'il a enregistrées chez Fred, pas loin d'ici.
    Mais là, c'est trop galère!
    Rentrer sans ses crooners, ses mélos, ses dandies...
    "... ça fait chier, nom de nom! C'est pas d'bol! C'est trop con, tiens."
    Le Père Michel saute un trottoir.
    Quelque chose de bizarre aiguise son regard : "C'est pas mon boulevard! Putain, j'me suis perdu! Ah, ça! Elle va s'marrer encore ma Lulu quand j'vais lui dire pourquoi qu'j'arrive si tard. T'fasson, peuvent pas commencer sans moi : le Père Noël, c'est moi... chaque fois."

    Vlan!
    Dans cet instant d'inattention à son environnement urbain, Michel se prend un poteau en pleine poire.
    "Putain d'putain d'putain!"
    Il s'est bien amoché le profil.
    "Mais, bon! Y aura toujours la barbe pour pas que ça se voye de trop."

    Arrivé chez lui, passé le temps des remontrances, vint le moment des réjouissances, généreusement chiches, copieusement frugales, tout son monde est au poil.
    Les gamins font les cons gentiment.
    Lulu s'est assise sur ses genoux et lui fait des bises dans le cou.
    Fred va rester ("bah, évidemment!"). Tout à l'heure, avec sa guitare, il chantera des chansons-à-boire et on se tapera les flancs.
    Il a bien fait son Père Noël, le gars Michel. Les enfants sont contents ; petits et grands.
    Maintenant, assis sur son pouf marocain... non, rien de rien.
    Non, il ne regrette rien.

    7ce6db5e006fb41bf2dec7583c52d7b2.jpg

    ...restons ZUMIN.

  • fin damnée

    " Portons un toast! " a dit quelqu'un
    la bonne excitation se figea comme un rien
    pour certaines
    se fit exclamation
    chez certains

    Moi, j'attendais l'aubaine
    d'y pouvoir mettre un grain

    A l'autre bout
    de tous ces verres debouts
    les aisselles des femmes
    dégagent le profil
    de leurs lots de poitrine
    les épaules des hommes
    affirment leurs carrures
    ou leurs déconfitures
    et le cou des enfants
    se tord, se tend, résolument

    La solennité du premier mot
    vous chante un bonheur dans les graves
    que l'on salue tous d'une salve
    on croit pouvoir reprendre sa conversation
    que déjà l'assemblée se lève et tire
    la prochaine bordée - et dire
    qu'on est en paix!

    Alors vient la chanson
    du cousin, du tonton
    et de leurs maigres femmes
    tandis que les dragons
    ruminent
    dans leurs girons
    fulminent
    outrées qu'elles sont
    que la belle occasion
    les relègue à l'arrière

    Là, je saisis mon heure
    le sabre au garde-à-vous
    dessous la boutonnière
    j'annonce la couleur
    en remplissant mon verre :


    " A nos femmes! A nos filles!
    A leurs tendres béquilles
    et cet autre minois
    que l'on sait davantage
    être leur apanage
    quand on le met en joie

    Et tant pis pour les mères
    les nôtres et les leurs
    Que nos femmes soient fières
    d'avoir de ces chaleurs
    qui font fondre les hommes
    et tant pis pour les pères!

    A nos filles! A nos femmes!
    A la vibrante flamme
    qui peut les animer
    au point de croire au ciel
    savoir goûter le miel
    de toute éternité

    Adieu, La Mèr' Michel
    Reste à Cadet Roussel
    ce couplet enfantin

    Allons, Mère Noël
    Montre la jarretelle
    par quoi tu le tiens bien

    Adieu, Pèr' Lustucru
    Car ta fille, vois-tu
    à ce cul qui me va

    Allons, Père Éternel
    Arrange ton autel
    que l'on y vienne à trois

    A nos femmes! A nos filles!
    Et que leurs peccadilles
    soient le chemin de grâce
    des hommes dans leurs bras
    et, qu'ils y restent ou pas :
    7c09a99e043d4ea76c8bbcabe2bbf4eb.jpgAllez, grand bien leur fasse!


    A ça, mon gars
    je bois.

    A ça, mon con,
    buvons! "

    ©2008norbert.DUKOU.ZUMIN.&ditions.TwalesK.tiniak

  • 4 moi

    Quat' moi plus tard
    moi
    norbert
    tiniak
    et le mainate
    nos quatre pattes d'un seul bond
    on tourne en rond

    d'une ou deux lattes 
    on fait des ronds
    de fumée âcre
    jusqu'au plafond
    survient dans l'excitation
    tout soudain l'inspiration

    expiation-expiration :

    Là se trame drame
    attendant le dernier tram
    ligne 4 à Rotterdam
    bourré, bourré (plus d'un gramme!)
    titubant en bout de rame
    dans les yeux tout feu tout flamme
    des visions de jolies femmes
    échappant au mac à dames
    et ses méchants coûts de l'âme
    lame trame drame
      
    Ass, strass, grass
    courez, courez, dégueulasses
    les deux pieds dans la mélasse
    n'est fuyard qui ne trépasse
    quand la dernière pouffiasse
    ayant marché dans vos traces
    rendra coup pour coût la crasse
    et fera de vos tignasses
    de confortables paillasses
    passe à l'as!
      
    Fat squatt-cat
    on te la joue mat ou pat ?
    comme à l'auberge auvergnate
    tu descendras quatre à quat'
    manger ta bolée de pâtes
    quand un mesquin croche-pattes
    te versera, patatrac
    sous les plumes du mainate
    cales-en deux dans tes nattes
    et l'affaire est dans le sac!
      
    là, je craque!!

    tiniak le niak(oué)

  • Toile de fond

    4c27c881b59b1feb14b6a8af2317645e.jpgJe l'ai retrouvée au grenier
    qui fait office de raison
    dans un coin de ma pensée
    où je vais à reculons


    Je l’avais laissée emballée
    dans un bout de papier marron
    négligemment ficelé
    puis jeté dans un carton


    Je ne l'ai reconnue qu'ensuite
    quand elle eut recouvré bien vite
    l'emprise sur ma conduite
    qui t'a contrainte à la fuite


    cb01a2df0a97de443d341add44518320.jpgC'est pourquoi je l'ai déballée
    sans prendre plus de précaution
    c'est alors qu'elle a sauté
    pour se coller au plafond


    Ce faisant, elle a pu tisser
    ces fils, ces agents de liaison
    où me voici empétré
    comme un piètre moucheron


    Jamais révolue, la velue
    elle m'a et m'aura bien eu
    sitôt revenue au plafond
    loger en toile de fond


     

    tiniak le niak © 2007 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    ________________________________________________________

    (un an plus tard)

    des filiations impromptues, le mystère ténu s'effiloche...

    ________________________________________________________

     

    TINIAK

     

    de fil en aiguillon
    j'ai trouvé ce filon
    des auteurs impromptus aux fibres littéraires
    et, calée au plafond
    en points de suspension
    Tisseuse et son étoile salutaire

     

    il m'a toujours fallu
    jeter mon dévolu
    sur quelqu'une ou quelqu'autre à satisfaire
    dévidant à mains nues
    du Verbe le tissu
    des mots le rigodon pour toucher terre

     

    ainsi donc, ainsi font
    de voisines passions
    sur le métier les étoffes nouvelles

    qu'ensemble nous croisons
    tissant de la Toison
    le filet d'or aux mailles éternelles

     

     

     

    Tiss-whirl.jpgTISSEUSE

     

    Les mots dansaient devant mes yeux

    Ils avaient entamé une sarabande

    Libre et folle
    Aux accents merveilleux
    Dont je suis si friande

     

    Ils dessinaient une corolle
    De la plus belle allure
    Et je plongeais dans l’aventure
    Avec une joie gourmande

     

    J’apportais de même
    Une nouvelle offrande
    Un peu bohème
    Je l’avoue
    Un peu naïve
    Disant « je sais tout »
    En écriture cursive

     

    Et le mobile
    Je m’en fous
    Savoir qui tire les fils
    De ce jeu un peu flou
    Je m’amuse c’est ainsi
    Et voyez-vous
    J’en suis ravie

     

     

     

     

    TINIAK

     

    le bonheur ? c'est simple comme une bobine
    souriant au festin
    qu'on gardait en cuisine

    le bonheur ? c'est simple comme bonjour
    dit l'araignée du soir
    à son nouvel amour

    "- tiniak : que mange-t-on ?
     - des bouchées doubles, ma reine
       délogées du plafond "

    "- Tisseuse : que dis-tu ?
     - qu'au bout de ma bobine
       aucun hasard n'est plus "

    "- bien vue
     - bienvenu "

    SPIDER1N.JPG 
    et hop!

     

    -on continue ?-