Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • peau de singe

    SINGE.JPGContempler... oui, d'accord
    mais, de là, que penser en soit le doux décor...
    Oh, méninges !
    je sais ne pas pouvoir quitter ma peau de singe

    Mes yeux brûlent, lumière !
    car la joie est ailleurs : mystère
    (pourquoi j'aime autant voir avec les doigts
     comme ton corps est fait de terre et non de bois)

    Et quoi ! servir ?
    Au Monstre cette idée que rien ne peut finir
    A moi la certitude
    qu'il n'est de servitude autre que celle
    qui conduit à s'en remettre aux missels,
    grimoires...
      foutaises !
      histoires !
    dès lors qu'on n'y est pas
    à contempler à son aise
    le monde, son Chaos
    et ses flagorneries de renouveau

    Alors, lutter ?
    Pour aboutir au même endroit où se raser ?
    La barbe !
    Dis-moi plutôt comme il se fait
    que ton baiser soit goûteux comme la rhubarbe

    Pensers ! Pensers ! Oh, ces douleurs !!
    Laissez-moi plutôt profiter d'autres saveurs
    et contempler
    de leur évidence l'effet
      sur ma peau
      sur mon poil
    et donnent à rêver qu'enfin je mets les voiles
    quitte ma peau de singe
    et me réconcilie
    toutes les facultés de ces méninges
    ici

    tiniak - Ruades © 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • possiblement unique

    Nulle autre chaque fois serait un pli à prendre,
    nulle autre désormais, un plus tendre pari ?
    Quoi ! ne sachant qu'aller à mon charivari,
    j'aurais tout mélangé à n'y plus rien entendre ?

    Si l'homme est perfectible, alors mon cœur aussi;
    ce qu'il a pris pour cible et comble son panier
    ne saura définir si je suis casanier,
    bohème, libertin, ni quel est mon parti.

    Que nulle autre pareille y voie plus clair, au vrai
    serait la solution, mais - voici le dilemme :
    sur quel motif aller fonder un "je vous aime" ?

    Puisque, telles, Nulle Autre et nue, l'Autre m'allaient
    - pour leur goût singulier, savoureux et sensible;
    également, je sais qu'amour m'est Un possible.

     

    ROSES.JPG

    tiniak - carnÂges © 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • voyage heurt

    Quand au fond du lagon aura sombré Venise
    et qu'il n'en restera que vent sous les chemises

    Quand Kilimanjaro s'appellera Mont Chauve
    et que les firmaments l'aspergeront de mauves

    Quand on repoussera le désert à Poitiers
    qu'aucun alligator n'y croque l'échassier

    Quand on vinifiera en Flandres le raisin
    pour donner goût de cendre au bon vin franconien

    Quand seront oubliés les frimas de novembre
    et que le Tout Zuydcoot surfera en décembre

    Quand le fleuve Amazone aura quitté son lit
    et que le métal jaune aura soldé son prix

    Tu m'enverras chercher la fraîcheur de la lune
    et ce, dès la première occasion opportune

    Prétextant que "voyage forme la jeunesse"
    m'intimeras "c'est ça ou crains ma sécheresse !"

    POMPES.JPG

    tiniak © 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    titré "ECCO, L'EAU" pour un Impromptu Littéraire - tiki#90 

  • Sur le grill

    grille/âge

    Je ne puis appuyer
    sur la grille obstruée
    d'où j'entends s'écouler ton fleuve,
    ma mémoire
    qu'un désir obstiné
    d'aller me rengorger
    peine, rage et regret, à l'épreuve
    du soir

    Le sommeil en son île charmante
    s'il feint d'ignorer la charpente
    sauf à multiplier
    les théâtres usés
    de la feuille à la page soixante
    ne sait pas révoquer
    du sang tout le carné
    dont la seule odeur est absente

    Mais le spectacle doit finir
    aussi, j'attends de voir venir
    avec le dernier acte d'un jour à mourir
    les brillances lointaines me dire
    où se perdre le souvenir

    Et je garde, appuyé à la grille du fond
    un caprice à l'idée ; j'en maquille le nom

     

    tiniak © 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    réf. : Nobles et touchantes divagations sous la lune
    Imitation de N.D. La Lune - Jules LAFORGUE
    (poésie Gallimard, p. 60)

  • Liberté, Satiété, Vérole

    Orage, merde noire et vieillesse à l'appui
    ai-je tant de verrues que tu ne m'aies compris
     - ou est-ce d'avoir contracté
    quelque mal encore ignoré des doctorances
    que j'aurais couvé à l'insu - depuis l'enfance !
     de tout mon corps
    que j'en ai des démangeaisons
    tout le long de son corridor  ?

    Je ne suis pas si fatigué
    que tu ne m'agrées le carné
    - viens-t'en, Jouissive !
    ne suis las que des sobriétés maladives

    Libertinons-nous l'entre-temps
    Donnons-nous en nôtre content
     et qu'allez, fuit' !
    frontispice.jpgOrage et Astre-Seul auront passé bien vite
    aussi les autres...
    avec leurs stalactites sourires d'apôtres

    Ah, c'est vérole, ces verrues !
    Mais voilà : tu souffles dessus
    et j'en ai plus...
     c'te chance !!
    Allons, secoue-moi d'une autre évidence...

     tiniak © 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK