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  • Dans l'orage, viens

    44d198982c988435c163ec9002a0eade.jpgDans l'orage vient au ciel plombé

    des airs de toute éternité 

    Au ciel plombé, le jour se donne

    des aires de nuit ; je t'y fredonne

    fanfaronne

    mon cri à découvert

    en un éclair

    3c0ec8c6b4b8193ead6a6e6ca1612a9f.jpgDans les nuées qui s'ammoncèlent

    sont logés des pleurs de pucelles

    Le vent qui fait se soulever

    leurs jupes en danse effarouchée

    s'amuse

    de les voir soudain se répandre

    sur le sol nu où vont se tendre

    les corps torturés de désir

    jusqu'à ce qu'enfin le plaisir

    les use

    Dans ce concert, j'attends de voir

    ta croupe cambrée dans le noir

    déchiré par intermittence

    au rythme incertain des jouissances

    cosmiques

    75232e229f26a6f1e7131565cc800b34.jpg

    Dans la gravité de l'orage

    viens, rejoins la horde sauvage

    des ivresses inassouvies

    si vraies, si puissantes et si

    telluriques

    Que sa moiteur soit la nôtre!

    Que sa vigueur soit la nôtre!

    Que sa terreur soit la nôtre!

    Car d'appétit, je n'ai pas d'autre

    que celui pour lequel se vautrent

    dans la nuit de boue, chiennes et chiens

    Dans l'orage, viens

    niak niak

    (correspondance vert tige avec natyot)
    podcast

    THE DUKE SPIRIT - dark light is enough

  • Pas ce soir

    0bc5db07db863328546956c014fc7cc2.jpg

    Je lui avais dit : " pas ce soir "

    elle attendait dans le couloir

    avec sous la frange, cet oeil noir

    où traînaient des nappes de brouillard

    j'ai brandi la clé sous son nez

    son visage s'est illuminé

    j'ai feint que j'allais résister

    mais je savais où on allait

    Je lui avais dit : " pas ce soir "

    et nous voici nus dans le noir

    sur le sol mêlés, deux peignoirs

    passage obligé : la baignoire

    j'ai logé son cul sous mon nez

    son odeur s'est évaporée

    le rire est venu s'immiscer

    entre nos soupirs et nos suées

    Je lui avais dit : " pas ce soir "

    maintenant je suis son perchoir

    la chambre est un terrain de foire

    sans plus aucun échappatoire

    je l'ai connue, j'avais du nez

    elle pouvait  me contenter

    de sa fausse ingénuité

    mais de là à m'y habituer...

    Je lui avais dit : " pas ce soir "

    au matin venu, c'est trop tard

    ma fierté dort sous un mouchoir

    je ne suis qu'un fieffé queutard

    au réveil, j'ai la goutte au nez

    elle est partie sans m'éveiller

    bon, c'est toujours ça de gagné

    en vaines paroles enrouées

    Je lui avais dit : " pas ce soir "

    Je lui avais dit : " pas ce soir "

    Je lui avais dit : " pas ce soir "

    Je lui avais dit : " pas ce soir "

    tiniak (norbert tiniak)

  • De Catt' à Nath

     de Catt' à Nath

     De Catt' à Nath, quel parcours!
    l'une peine à jouer dans la cour
    de ce qui disent ce qu'ils savourent
    quand l'autre règne au fil des mots
    sur des amants et des salauds.
    De Catt' à Nath, je fais le pont.
    elles sont garces, je suis garçon.
    le grand écart, donc!
    d'un bout à l'autre des bouquets
    l'un en bouton de sueur perlé
    l'autre tout en corolles parfumées.
    Moi au milieu, la belle affaire!
    je craque un peu, je fais le fier
    de Catt' à Nath
    comme un ménate
    je plane, oui
    à toutes les deux, j'écris
    à qui mieux-mieux
    et à l'envi
    et oui
    et oui
    tsi hi

     

    niak niak

    tk#40

  • Nath alitée

    Au lit La Nath! C'est l'heure d'y faire
    pour ton ménate des mystères.
    Nath alitée, je veux m'étendre
    à ses côtés pour mieux l'entendre
    couper des blés sous l'herbe arride
    ravagée de désirs torrides.
    La Nath allie - iota compris
    tous ses soupirs et leurs contraires
    qui hurlent sa faim au déssert.
    Fatale idiote, ne laisse jamais
    pousser des nattes à tes pamphlets.
    Gourmande-moi plutôt des mots
    lâchés d'une traite, fort et haut!
    Mental perrot, dis-moi encore
    comme tu prends à bras le corps
    ce feu de fête qui prend la tête
    et brûle au fond de nos greniers
    nos vieux cartons méningités
    où sommeillent dans la poussière
    nos appétits d'outre-misère.
    Natyot, vraiment, je ne puis
    plus longtemps faire comme si.
    Nath, je ne pouvais plus avant
    taire comme je t'aime, textellement.

     

    tiniak (norbert tiniak)

  • amoureux, ça s'peut

    amour, euh... ça s'peut que j'sois amoureux.

    elle écrit tellement bien ce que je pense comme ce qui ne me vient pas de soi. je suis en transe, tu vois. cette cadence n'est pas la mienne, mais c'est étrange comme elle répond à la rythmique tonique de mes poèmes à la con. ça fuse, sans ruse. ça cherche pas plus loin que le bout de ses seins. ça vibre jusqu'à la pointe de son pied, qu'elle prend sans compter les coups. ça gicle. ça sent. ça rend fou.

    elle rime en 'at', elle rime en 'yot', elle est très sûrement polyglotte. elle parle ces langues qui s'entremêlent et je crois bien qu'elle parle celle qui fait se dresser les joncs devant les mares et autres lagons. elle joue du micro comme d'un  violon. des textes à fond à mettre au fonds.

    elle a pas d'nattes, mais sait pour faire comme si. elle a pas d'fouet, mais zèbre ce qu'on lit. elle a pas peur, et c'est bien mieux ainsi pour dire à toute heure et à aucun prix toute sa chaleur. insatiable, pardi! ça brûle la rétine. ça fait chauffer l'épine. ça travaille au corps à corps. c'est un peu fort. comme un piment pas sec. ça t'emporte le bec!

    elle est le iota sous mon epsilon. si elle veut ma voix, je la lui donne. quatre elle plus tard, au nom de la rose, je veux ma dose. j'en veux pour dire aux quatre vents : je suis amoureux, autrement.

    niak niak