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poulili

  • à lunir

    Poulili crok #24L'est ni pas criste, ni pleureux
    juste un peu il mièvre les yeux
    il fait des bulles, il fait des "oh"
    qui ploppent de sous son museau

    C'est pas la vie qu'il voit d'en bas
    ni pas tant d'être toujours là
    où ne l'espèrent même plus
    du cabot les regards perdus

    L'attend juste que sa copine
    au doux parfum d'égalantine
    le rejoigne ici, à son tour
    et c'est bientôt le point du jour

    Ne respirer plus, ne pas bouge
    qu'à l'horizon le rais de rouge
    soit sage encore une minute
    sous son nuitage de volutes

    L'est ni pas grognon, ni rageux
    juste un peu il fièvre des yeux
    voici que le jour l'assassine
    et toujours pas de Colombine

    Demain alors
    piteux
    piteux

    Pierrot se résout à languir

    Demain alors
    piteux
    piteux

    Pierrot qui s'ennuie à lunir
    soupirs
    soupire

    tiniak le niokturne
    inspiré par un crok de POULILI
    © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Dans la chevelure de l'arbre

    isabelle.jpgDans la chevelure de l'arbre
    j'ai laissé ma parure
    ayant quitté les marbres
    pour la sciure

    Dans la lumière rousse
    d'un soleil engourdi
    je me la suis coulée douce
    pas vu, pas pris

    Tu es venue pas à pas
    comme le vent du soir
    fraîche, tendre vers moi
    ce sein blafard

    Je suis à ta rencontre
    allé les mains devant
    saisir ce que tu montres
    du dedans

    Dans la chevelure de l'arbre
    tes cheveux se mêlèrent
    le parfum de ta peau glabre
    emplissait l'air

    Dans la faible clarté
    qui restait sur le monde
    nous avons dévoré
    chaque seconde

    de tiniak à poupoupidou "COLORS OF POULILI"

    (c)2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • La Dame Croquée

    POU_croq1.jpg

    Fierté de lettre aventureuse

    le port altier et mystérieuse

    sous la mise en plis audacieuse

    offerte à la vue, généreuse

    du buste et du cul, l'allumeuse

    porte une plume vénéneuse

    dans le revers de sa vareuse

    Elle signe tout d'un trait noir

    les amours flous, les mésespoirs

    ancrée à l'appui des trottoirs

    la grâce de son nonchaloir

    efface tout du dérisoire

    exhibe à la faveur du soir

    son bon vouloir

    C'est la Dame qu'on vient croquer

    d'un bout de crayon mal taillé

    quand les yeux sont trop fatigués

    d'aller au coeur de la beauté

    Alors, la Dame du croquis

    que n'ose atténuer le gris

    bat les pavés de ce parvis

    comme un nouvel hymne à la vie

    malgré la nuit.

     

    norbert tiniak © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    inspiré par un p'tit croq' de POULILI.

  • et cries-tu ?

    313077610.jpgElle frappa trois coups avant d’entrer
    s’installa, prit ses aises avec moi
    qui ne l’attendais pas

    Son silence
      résolu à l’absence
    assénait l’évidence extrême
    mettrait le point ultime
    à la fin du poème

    Alors
    dans un dernier effort
      de mon être entier
      de toute ma pensée
      de ma chair si fragile
    puissamment indigné(e)
    contre mon propre sort
    grave, je me suis résumé(e)
    grave, je me suis consumé(e)
      en clamant haut et fort
      pour opposer encore
      tout de ce que je suis
      - que je ne serai plus,
    en un seul et long cri
    aigu

    .

     

    norbertiniak © 2004-2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    texte inspiré d'une oeuvre de E. DUMONT
    à découvrir sur "Colors of Poulili"

    (illustration : "Le Cri" de POULILI)

  • cocci'grue

    1491613732.jpg
    pour "Adalia" de POULILI.

    bien loin de Paris
    et ses appétits
    j’ai pris le pouls, Lili
    de ton obscure fantaisie


    pour un coup dans l’aile
    chez la coccinelle
    qui faisait la grue
    sur le pavé nu
    j’ai bu ma mitraille
    et livré bataille
    avec les bourrus

    pour une parade
    comme par bravade
    cette dame-oiseau
    dansait le tango
    donnant le vertige
    le donnant, vous dis-je
    à tous les puceaux

    pour une anicroche
    au cœur du balloche
    elle a déserté
    le triste pavé
    finie la mitraille
    et vaille que vaille
    m’en suis retourné

    bien loin de Paris
    et ses arguties
    j’ai pris le pouls, Lili
    de ta vivifiante ironie

     

    norbertiniak © 2004-2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    texte inspiré d'une oeuvre de E. DUMONT
    à découvrir sur "Colors of Poulili"