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exil

  • Une folie à l'orient

    Mumtaz MahalÀ peine vêtue des bruits
    de ses arcanes...
    la rue chante sous la pluie
    sa caravane
    et ça va durer la nuit
    cet appareil
    qui ne trompe ni l'ennui
    ni le sommeil

    Perdue pour mon familier
    dont je révoque
    l'allure et le cavalier
    je soliloque
    Trop austère, ce palier
    de parquet sale
    et n'a, ce chat de papier
    rien d'oriental

    De mon prince tolérant
    et bâtisseur
    au syncrétique talent
    de noble cœur
    j'ai le regret permanent
    et fort en gueule
    la main molle caressant
    cet épagneul

    Le séjour qui me retient
    en cet asile
    loin de mes tendres parfums
    seule, en exil
    me trouvera, c'est certain
    hurlante et folle
    croyant voir dans le matin
    mon roi moghol

     

    tiniak ©2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#161,
    motivé par ce thème musical.

  • impropre exil

    (manifeste poLétique)
    autoportrait

    Ton exil est le mien, poésie vive en rêve
    sur les flots incertains charriant l'humilité
    dont ne sont pas nourries ni les âmes bien nées
    ni les peaux de chagrin pour qui l'aube est trop brève,
    nous voguons vent debout l'un vers l'autre portés

    Idiot celui qui croit - comme on croit un Jésus
    car l'aimer nous ferait une toute autre histoire !
    en l'exil volontaire, œuvre libératoire
    d'un génie supposé en connaître l'issue ;
    nous couchons sous le pont des frères à peau noire

    La prison, c'est l'idée aux forces surhumaines
    (l'espoir d'en réchapper en insulte la grâce)
    le séjour y est doux quand on sait la menace
    qui mange tous les corps et dehors se déchaîne ;
    nous y purgeons le temps que notre âme s'efface

    Pourtant nous la quittons quand nous prend le désir
    d'aller voir les ailleurs qui nous viennent en songe
    espaces infinis que le verbe prolonge
    en y faisant rimer le meilleur et le pire ;
    nous nous retrouvons là, affranchis du mensonge

    Mais les cailloux jetés à la crête des vagues
    forment bientôt les murs qui vont nous contenir
    chacun dans sa cellule à pousser des soupirs
    dessinant à la craie une raie pastenague
    ou sifflant dans le vent la nuit qui doit venir.

    Aussi vivant qu'il soit le rêve meurt un peu
    quand nous fermons les yeux sujets à nos effrois ;
    aussi bien ferons-nous malgré l'heure et le froid
    de veiller avec joie son objet merveilleux

    Et nous irons chanter sous le grand cacatois
    enviant d'un géant les plongeons gracieux
    triomphe d'innocence entre ciel et flot bleus.

    ouééééé, elle est bwooOonne !
    tiniak ©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK