25.10.2007
de la tête aux pieds ?!
Se nourrir de la tête aux pieds ?
ma foi, l’étrange gymnastique !
voyons ce que cela implique
pour qui voudrait s’y essayer :
Et d’abord, par où commencer ?
nourrir la tête ou bien les pieds ?
mes pieds nourris, je suis en marche
(avec le cerveau d’un potache !)
Et si j’ai la tête bien pleine
traverser les Bois de Gahenne
tiendrait de l’exploit, pour tout dire
- n’étant ni mage ni fakir
Mener les deux à satiété ?
pour cela, il faut inventer
une énergie spirituelle
qui soit à la fois fonctionnelle
Je n’en vois pas de prime abord
il me faut réfléchir encore
j’entrevois une solution
vérifions la démonstration :
Et si la clef était l’amour ?
le fort et bel et tendre amour
car il y faut un souffle d’âme
et carburer tout feu, tout flamme
Il faudrait donc, s’il se peut
être à la fois mangeur de feu
et ce clameur de sérénade
déclérant sa flamme en ballades
« Mon amour comme je t ‘adore
mon bel amour, je te dévore »
mais l’amour est un combustible
qui fait péter bien des fusibles
Un jour, on s’offre un cattleya
le lendemain, moral à plat
on va dans les Bois de Gahenne
perdre son corps, noyer sa peine
Se nourrir de la tête aux pieds ?
le beau dilemme, en vérité !
tiniak (norbart tiniak)
© 2007 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
14:45 Publié dans x-priz | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : souffledame, poème, pied, cattleya
14.09.2007
Catt'main
Les deux mains bien à plat, paumes ouvertes
tiniak est au supplice :
" Que dire à Cattleya ?
Septembre finira, bientôt certes
avec lui les délices
de l'été qui s'en va. "
Sachant de Cattleya, comme elle est mûre
il faut lâcher du lest
quelle main le fera ?
tiniak ne le sait pas, et se torture :
" Je vais prendre une veste
si je ne le fais pas...
je détiens un trésor, ça je le sais
Cattleya est ma muse
et pour longtemps encore.
J'ai été son mentor, bien volontiers
et tout cela m'amuse
mais ce satut est mort. "
Là, tiniak se souvient qu'il est parent
et dès lors se rappelle
que ça vaut tout le temps.
" Il faut de ces deux mains, évidemment
décider celle
qui lâche maintenant.
Sur les deux, il m'en reste quand même une
pour poursuivre le jeu
sans être inopportune.
mais dois-je interroger et le ciel et la lune
pour obtenir un peu
de leurs bonnes fortunes ? "
tiniak est à l'envers, il connaît cette impasse
qui fait croire à l'issue
là où n'est que mélasse.
" Il reste tant à faire au dépens des pétasses
à célébrer ce cul
sans être dégueulasse. "
Il est vrai, Mr. Catt verrait d'un mauvais oeil
que tiniak serve à Catt
un nouveau porte-feuille.
La mission, délicate, évitera l'écueil
d'être trop diplomate
et fera face au deuil.
" Des chemins, pour tout dire, je n'en ai pas quatre,
parvient à s'avouer
le perturbant tiniak.
Sitôt que Cattleya, regagne ses pénates
je dois lui déclarer
qu'on en est au tome IV. "
" Elle seule en doutait, et c'est moi qui hésite!
Quand nous pouvons livrer
la joute bipartite
où peuvent s'envoler au-delà du coït
nos appétits littrés
nos désirs explicites. "
Les deux mains bien à plat, paumes en l'air
tiniak est appaisé :
" Je t'attends, Cattleya..."
Sachant dorénavant, ce qu'il faut faire
une main refermée
quand l'autre ne l'est pas :
" Une partie commence
entre nous Cattleya. "
tiniak le niak(oué)
16:55 Publié dans Catt'50 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cattleya, poème, passage, éducation, liberté
13.09.2007
Rue de la Muse
Rue de la Muse
au n°4
vivait recluse La Catt'
Comme une buse
arriva tiniak
sans un mot d'excuse
la squatte
Ses rimes fusent
autour de La Catt'
et sa cambuse
du 4
Mais les mots s'usent
et tombent en plaques
ombres diffuses
en vrac
D'abord confuse
et bientôt d’attaque
La Catt' méduse
tiniak
Elle s’amuse
de son autocrate
ferme et obtuse
l’épate
« Ok, j’abuse,
concède tiniak,
garde tes ruses,
ingrate ! »
Il n’est de muse
plus autodidacte
que rue de la Muse
au 4
" Rue de la Muse
au n°4
pour moi c’est un cul-de-sac "
doit bien se résoudre tiniak
tiniak le niak(oué!)
15:23 Publié dans Catt'50 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cattleya, poème, liberté, muse, amarres largués
12.09.2007
Catt'size
Quelle taille a la Catt'
en mon coeur de mainate
jouant les acrobates
sous ma poitrine plate ?
Je ne puis mesurer
sans risquer l'infarctus
l'espace qu'il faudrait
t'aménager, ma puce
dans mon âme encombrée
(et bordélique, en plus!)
de désirs déclinés
sur le mode motus
Quel diamètre ont ces yeux
que tu as grand ouverts
sur ces mots désireux
de ne pas te déplaire ?
Huit lettres alignées
ne disent pas la place
que je dois consacrer
à leur puissante masse
il n'est aucun levier
pour hisser ce colis
dans l'aorte obstruée
de mon coeur alangui
la pompe fatiguée
ne ferait pas un pli
Combien de centimètres
pour loger ce trésor
aux tréfonds de mon être
devenu coffre-fort ?
C'est qu'il me faut livrer
une lutte intérieure
pour te laisser filer
sans hurler de douleur
et sans dénaturer
ni ne vouer aux rapines
ce tendre et doux secret
que ton prénom Ca***
Combien de kilogrammes
peut peser la passion
quand elle est feu et flamme
dans l'esprit de Platon ?
Il faut à l'évidence
sans heurt et sans souffrir
entâmer une danse
où pointe l'avenir
le verbe suit son cours
le tien s'entend déjà
et déjà dans ma cour
poussent des cattleyas
La taille qu'a La Catt'
dans mon coeur de mainate
est celle du pirate
courant d'autres régates
l'âme erre, c'est ainsi
la mer est ainsi faite
et le temps qui s'enfuit
n'est qu'une girouette
tiniak (norbert tiniak)
14:40 Publié dans Catt'50 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cattleya, poème, solo, taille
08.09.2007
Catt'saisons
voit qu'au dehors
un temps de chien
l'attend encore
dans sa mélancolie
vient une mélodie :
" Pleure mon coeur, c'est l'automne
pleure au glas qui résonne
il est dénaturé
il est déraciné
l'amour qui nous avait
transportés "
Le soir venu
monte un brouillard
Catt' n'en peut plus
de désespoir
de son coeur attristé
sourd une mélopée :
" Pleure mon coeur, c'est l'hiver
pleure et dors sous la terre
il est tout défraîchi
il est tout engourdi
le désir qui a fui
dans la nuit "
La nuit passée
devant chez elle
Catt' a changé
la ritournelle
du soleil un rayon
lui souffle une chanson :
" Chante mon coeur a printemps
chante au retour de l'amant
Chante mon âme en été
le bonheur que d'être aimée "
tiniak (norbert tiniak)
Illustrations "Automne" détail © Krysia PACZKOWSKI
13:40 Publié dans Catt'50 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cattleya, poème, mélancolie, saisons, automne
05.09.2007
All Cats Are Grey
Cat'in blue se verrait bien
en catin bleue prendre le train
où des messieurs
des gens très bien
la feraient jouer
la feraient jouir
au point de si bien l'étourdir
qu'il ne resterait que du noir
au bout du couloir
Cat'in black n'a plus le trac
chantant à gorge déployée
Black Cat is back dans le quartier
les garçons vont se bagarrer
la mère et la soeur pleurer
le rouge est mis au caniveau
Black Cat a tué tous les salauds
Cat'in red prend son maquillage
pour embraser son oeil trop sage
son rouge carmin préféré
lui permet de tous les croquer
les gentils gars
les bons fistons
qui lui promettent du piston
mais n'en ont jamais, chaque nuit
qu'à la blancheur de sa lingerie
Cat'in white sur le parvis
hésite à ne donner sa vie
qu'au même homme jusqu'à la mort ?
qu'au même toujours sur mon corps ?
lui, dit ce que je ne dis pas
" je t'aime " en veux-tu, en voilà
n'est-ce qu'une question de temps ?
ou combien faudrait-il d'amants ?
Cat a tranché
Cat a compris
" demain, je mets mon tailleur gris
et on verra bien, sur le quai
qui m'aidera à embarquer "
So long, farewell Cat'in grey!
- bon, ça c'est dit, bon ça c'est fait, mais c'est la dernière fois, juré! que j'écris Catt avec un 't' -
tiniak le niak(oué!)
23:15 Publié dans Catt'50 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cattleya, poème, tristesse, blue
03.09.2007
maillot ? deux mains!
dans mon maillot de bain
ai-je assez de deux mains
pour masquer cet endroit
qui provoque l'émoi
de ce frais matelot
qui se nomme mayo ?
pas sûr
et ce faible maillage
sera-t-il assez sage
pour ne pas provoquer
un geste incontrôlé
chez ce jeune garçon
qui s'amène en caleçon ?
pas dit
quoi que volubiliste
je reste en bout de piste
coincé dans mon égo
dans les yeux de mayo
quelle attitude prendre ?
faut-il feindre d'attendre ?
pas net
tiens, son regard m'évite
(ma bite est trop petite ?)
et voici Cattleya
" eh, c'est muse à moi! "
ils partent tous les deux
plonger dans les flots bleus
pas glop
seul dans mon maillot, vert
autant dire : véner'
je vois ce fils d'Alceste
prêt à tourner sa veste
et prendre sous mon nez
ma muse inégalée
pas zen
a-donc, puisqu'il le faut
je quitte mon maillot
et me résous, ma foi
à une joute à trois
escomptant qu'à présent
j'y trouve mon content
mh? pas mal
tiniak le niak(oué)
15:40 Publié dans rue de la Muse | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Cattleya, mayo, homo, trio
01.09.2007
Blue Catt
c'est déjà 16h12
et tiniak a le blues
un rendez-vous manqué
tiniak est dépité
vé, ça lui apprendra
à chercher Cattleya
aux heures de bureau
" tiniak, tu n'es qu'un veau! "
pas d'msn en ligne
et Cattleya trépigne
" mais que fout mon titi ?
rien sur pavupapri!
et il me laisse en plan...
c'est chiant! c'est énervant!
il m'a jamais fait ça! "
s'insurge Cattleya
les nerfs de tiniak s'usent
à trouver pour sa muse
une excuse valable
(pas sortie du cartable!)
ne fusse qu'une rime
un vers tout nu, sans frime
elle y reconnaîtrait
l'accent d'un amour vrai
bien sûr qu'une partouze
effacerait ce blues
mais tiniak n'en veut pas
pas plus que Cattleya
leur lien phénoménal
(un rien paradoxal)
c'est d'offrir à distance
à l'autre la jouissance
c'est pourquoi cette nuit
tiniak n'est plus titi
mais norbert-le-maussade
marmonnant : " I feel sad "
sur un air de new wave
où s'abîment les rêves,
désirs et illusions
qui fuient de sa passion
" Catt', Ô ma Cattleya!
j'avais rêvé de toi
juste la nuit dernière
mais j'ai ce goût amer
qui se colle à présent
et désespérément
au tendre souvenir
de mon secret désir "
c'est déjà minuit douze
et tiniak a le blues
un mot de Cattleya
ranimerait sa joie
mais la nuit est silence
adieu, verbe jouvance
demain est loin encore
et titi fait le mort
adieu, trésor
norbert-le-mot-sad
21:35 Publié dans Catt'50 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cattleya, poème, tristesse, blues
30.08.2007
Catt' et chaises
sur quatre pieds
tout compte fait, à l'aise
contre un dossier
de facture Louis XIII
Catt' appliquée
malaxe et puis soupèse
ses deux tétés
pour écarter la thèse
du pis aller
" Tout ça, c'est d'la foutaise!
Non, mais ! "
deux pieds rivés
sur un barreau de chaise
le cul lové
dans un coussin de Fèz
Catt' agacée
d'attendre qu'on la baise
s'est décidée
pour un panier de fraises
" Ah, mais! "
sur un seul pied
Catt' fait tanguer la chaise
pour attiser
son intime fournaise
et attirer
son homme en charentaises
faire monter
plus fort la mayonnaise
ça la connait
elle est plutôt balèze
" ...ça ouais! "
prenant son pied
(seule entre parenthèse)
catapultée
de l'une à l'autre chaise
Catt' a opté
pour un moulage en glaise
du jonc dressé
de l'amant qui la lèse
trop absorbé
par de tristes fadaises
qu'il est
" - Demain, c'est sûr j'achète un canapé!
- Tu dis, chérie ?
- Eh ouais! "
tiniak le niak (oué!)
19:15 Publié dans Catt'50 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cattleya, polésie, poème érotique, baise, fraise
29.08.2007
sur le balcon aux cattleyas
Vue depuis la terrasse qui dominait les toits
la ville était sereine, sous moi
j'évacuais mon trouble exhalant la vodka
sur le balcon aux cattleyas
Comme je finissais mon cocktail pâle et froid
je perçus tes pas derrière moi
tu avançais, ma reine, dans mon dos pas à pas
sur le balcon aux cattleyas
Je saisis un morceau de glace entre mes doigts
et dès que tu fus près de moi
le plaquai dans ton cou ; il glissa de ton bras
sur le balcon aux cattleyas
Tout ton corps frémissant me disait ton émoi
tu le pressas tout contre moi
je dégraffai ta robe et son lin s'étala
sur le balcon aux cattleyas
Tu fus prompte à défaire short et chemise à pois
et sus ce qu'il faut faire de moi
avant que de m'offrir tes plus tendres appâts
sur le balcon aux cattleyas
Les transports du désir imposèrent leur loi
autant à toi, ma reine, qu'à moi
nos corps nus se livrant un délicieux combat
sur le balcon aux cattleyas
L'issue était certaine et neuve chaque fois
quand tu te défaisais de moi
nous nous touchions à peine qu'enfin tout s'appaisât
sur le balcon aux cattleyas

© 2007 DUKOU ZUMIN &ditions Twalesk
tiniak (norbert tiniak)
07:30 Publié dans Catt'50 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cattleya, poème, poésie lubrifiante, balcon, libertinage










