Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Chapitre VIe - Page 15

  • externes nuées

    Carapaces molles
    retenez vos larmes
    que tienne le charme
    à vos fumerolles
     
    Dans le doux suspens
    de l'été dernier
    je prends mes quartiers
    (promu soupirant)
     
    Septembre s'efface
    sans que nul automne
    ferme la crémone
    aux volets d'en face
     
    Je m'embarque alors
    les yeux pleins de sel
    dans un substantiel
    et précieux débord
     
    J'y cherche la voie
    intime et vacante
    d'une ombre chantante
    et libre et sans foi
     
    Pour goûter soudain
    au pain du désir
    à n'en plus finir
    de donner la main
     
    À d'anciens fantômes
    au bord de l'oubli
    plaidant à l'envi
    de nouveaux binômes
     
    Puis, quand vous partez
    nuées indociles
    découvrant la ville
    me revient au nez
     
    L'odeur sans visage
    d'un nom sans parfum
    mais dont je retiens
    l'ultime partage
     
    Aux nuées changeantes
    je ne veux rien voir
    qu'un nœud au mouchoir
    où finit l'attente
     

    Laurence Le Masle

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
  • Væ soli !

    (haume, sweet haume)
     
    Dans le silence gourd, le réveil est brutal
    Peut-être fait-il jour, mais la pénombre est dense
    Je recompte mes doigts, mes dents, mes évidences
    Ils répondent, présents dans la lumière sale :
     
    « - Pigeon, vole !
      - Croquignole !
      - Tu le savais, pourtant, qu'elle était folle.. »
     
    L'endroit s'est étréci pendant que je dormais
    Ma cage !...
    Venu de mon plein gré, ça ! je ne m'en plaindrai
    pas davantage
    (il y faudrait pourtant faire un peu le ménage...)
     
    Des toiles d'araignées couvrent le soupirail
    - tout rouillé le ventail ! et ça fait quelque temps
    qu'il ne s'est plus ouvert, à l'air... aux quatre vents...
    à la main familière approchant le poitrail...
     
    Non, si je me tiens là, c'est pour toute autre chose
    En oublier la cause est le but poursuivi
    Eh ben, c'est du boulot que de gagner l'oubli !
    quand, aux parois, subsiste encore un peu de rose...
     
    Qui frappe à l'occiput ? Zut, et zut ! C'est Matin !
    Oh, non ! j'étais si bien... Encore cinq minutes ?
    « - Prisonnier volontaire, au seuil de ta cahute,
    l'heure a déjà levé le long pain quotidien. »
    dit-il...
    Et, moi qui voudrais bien tirer plus loin le fil !
     
    ... à l'anglaise ?...
    Mais où ? Mais où filer, contourner la fournaise ?! 
     
    Et merde, je suis fait ! Je dois donc retourner
    au monde
    et m'y perdre l'entier, luttant chaque seconde
    pour le même défi
    que, visière baissée, me préserve la nuit

    Cacoune,Impromptus LIttéraires,poésie,tiniak

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#222
    (texte illustrant la photo de Cacoune) 
  • mots less skin

    Je te la dédie, Molless' Skin
    cette chanson désincarnée
    tendue au bout de la jetée
    dans son carnet de moleskine
     
    Vent éteint sur la mer étale
    la journée ronge ses phalanges
    Passés sous silence, des anges
    boudent l'heure et le ciel trop pâles
     
    Dûment assignée au décor
    trempe des mots la parodie
    aux flaques de la poésie
    son calame sergent-major
     
    Avortement dérogatoire
    la peau hésite et puis renonce
    craignant quelque coup de semonce
    armé le chien cranté du soir
     
    Sublimation subliminale
    Ilinx ! Ilinx ! et va, naissance
    chorégraphier ce pas de danse
    jusqu'à rideau - l'oubli total !
     
    Voici qu'enfin les mots m'en chantent
    et du pur ! et du bel esprit…
    Approche ! Approche, longue nuit
    vers moi ta superbe charpente
     
    Plus de sang, de chair ni de larmes
    Bonheur... Malheur... aux oubliettes !
    Contemplation, unique fête !
    incendiée, toute, Maggie's Farm
     
    Ciel et sol fondus en un trait
    la ligne de conduite à suivre
    - plutôt que d'en faire les cuivres...
    est brillante, comme jamais
     
    J'aligne donc ma trajectoire
    sur cette belle rectitude
    C'est, libéré des attitudes
    que je peux signer mon histoire
    et la jeter
    sur le vaste océan de mon carné
     
    Je te dis adieu, Molless 'Skin
     
    Adieu, adieu, chère innocence
    L'insistance de nos regards
    ne trouvera, dans le ciel noir
    aucune paisible brillance
     
    Au four éteint des solitudes
    mouronne un refus de pardon
    sur les cendres de l'abandon
    étouffé par les rectitudes
     
    Voilà, c'est tout pour aujourd'hui
    Et moi, qui avait en horreur
    d'étaler des peines de cœur
    C'est bon ! me voilà bien servi
     
     

    poésie,robe isabelle,esprit,au poil,exit

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour une vision amicale, sonst was ?
  • Éclaircie

    Oh, range !

     

     

    Laurence Le Masle,chute

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK