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bluette

  • 620, t'au matin...

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    Si s'en vint, au matin, là, Madame Du Parc
    (le cul et le tétin aussi fermes que nus)
    c'est qu'elle avait versé, de longtemps ! sa vertu
    dans l'un de ces bassins qui plaisent aux monarques
    - avec le gars Justin

    Car, si c'est à la brune qu'on prend l'hiboux, la chouette
    (pour se parer d'un masque ou d'une autre perruque)
    l'humidité du soir l'indisposait à nuque
    tandis que la rosée lui titillait la couette

    Hélas, Ô jour funeste ! Point de Justin, à l'aube
    (il avait ripaillé auprès d'autres julies)
    et Madame Du Parc de ronger sa lubie
    en cherchant, ci-devant, sur qui jeter l'opprobre
    - à défaut de son gant

    Et, faisant quelques pas, vit un particulier
    (mis comme un roturier, mais pas dégueu, en somme)
    employer son entier à lustrer une pomme
    comme il se fût agi de l'or d'un bijoutier

    "- Madame, je vous prie, accordez-moi le temps
    de faire se présent à votre doux minois.
    "- Monsieur, pour quelle affaire auriez-vous quelque voix ?
    "- Oh, pas celle de plaire ! On me nomme Satan
    et m'en vient vous quérir. "

    Et Madame Du Parc de rire et se railler
    chipant du familier la pomme de discorde
    n'aura pas fait semblant, pleine bouche, d'y mordre !
    Voilà ce que l'on dit de cette statufiée...

     

    Défi du samedi,620,si s'en vint,Madame du Parc,écriture ludique

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    pour un Défi du samedi #620

  • ladite

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    L'Or ! Elle prenait comme moi,
    le 18h45
    Si elle n'y paraissait pas,
    je m'en consolais sur le zinc
     
    A son passage près de moi
    pour prendre sa place habituelle
    je m'enivrais du gardénia
    pris dans ses tissus coccinelle
     
    Du regard, je comptais les pois
    de sa poitrine à son bas-ventre
    alors, j'inventais quelque loi
    dont nous étions toujours le centre
     
    Ici les champs, là-bas les bois
    qui m'évoquaient des océans
    priant que le charme opérât
    au-delà, je figeais le temps
     
    Taire le sens de mon émoi
    m'inffligeait une sourde peine
    et me rongeait d'anonymat
    depuis le cœur jusqu'à la couenne
     
    Et le voyage finira
    une heure après quelques poussières
    L'Au-Quotidien l'emportera
    quoi que m'en songe, Passagère !
     
     

    tiniak, poésie

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki# 229
  • moment phare

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    Une chambre, porte close
    Un couloir effleuré
    Une coupe, une clé
    Dehors, l'aube déjà rose

    Un assaut de phrases vaines
    Un regard étourdi
    Un élan à l'esprit
    efface, au tableau, la peine

    Un sourire en bout de course
    Un bagage à la main
    Une prochaine faim
    met le cap sur la Grande Ourse

    Une histoire à l'encre bleue
    Un départ à nouveau
    Un long cours en bateau
    Là-bas, deux points lumineux

     

    sO LOoonG

    tiniak ©2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#163

  • cupidon38

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    Aux âmes folles d'elle m'aime
    d'il m'aime tant que notre temps
    s'écoule comme un lent poème
    rouge franc

    Que tout récolle, et l'anathème
    et la foi qu'il sera toujours
    bienvenu pour son bel amour
    et que jamais, non jamais ! qu'elle
    nuit et jour

    Oh, feux follets ! transis d'effroi
    si, par malheur, elle sans moi
    lui sans mes ailes, sans ma joie
    sempiternelle

    A vous, j'avoue : ma ritournelle
    n'aura pas l'élan ni le sel
    qu'elle lui voue, qu'il a pour elle
    Et je vouvoie...

    Quelque flêche que je décoche
    Quelque signe que je commette
    Je ne vous mets pas à la fête
    mais au défi

    Que la fin ne sera pas moche
    (qu'il en sera toujours ainsi
     comme - le croyez ! l'avez dit)
    dans la charette

    Et quoi ? Dire que votre coeur
    vous assure félicité ?
    Eh ! M'avez-vous bien regardé ?
    Je suis aussi niais qu'un baigneur !

    Je vous le dis : allons, allons !
    N'allez pas prêter de serment
    Ca relève d'un autre temps
    où je me nommais Cupidon

    Mes flèches ! Mon carquois !
    Mon nuage pudique !
    Qui en sait la musique ?
    Qui en porte la foi ?

    Ici ? Je pousse de mes bras
    la charette avec tous ces corps
    qui l'avaient juré - à la mort !
    et qui ne se connaissent pas

    tiniak ©2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    niak
    Bisou ?

  • Jeu amoureux

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    Je sais ne rien savoir de vous
    D'où vient que cette belle histoire
    qui monte et me parle de vous
    me semble bien connue, ce soir ?

    Est-ce à nouveau le jeu, trésor ?
    la partition qui tout rassemble :
    un ton familier au décor
    une chorégie sous les trembles ?

    Une lumière au flux sanguin
    explose le jour et le farde
    aux rives de nos regards pleins
    où nos étonnements s'attardent

    ***

    A la même heure, au même endroit
    hier n'était qu'un mauvais rêve
    à l'instant, vous me faites roi
    puisque je croque votre fève

    Maintenant, le temps n'a plus cours
    la pluie ne fut jamais si tendre
    les arbres soufflent du velours
    que nous sommes seuls à entendre

    Où voulez-vous de mon baiser ?
    Là, dans ce pli de votre chair ?
    dans votre paume ? sur vos pieds ?
    autour de vous dans l'atmosphère ?

    Un peu que je vous reconnais !
    vous êtes à la promenade
    Depuis, vous aimant, désormais
    le goût, sans le vôtre, m'est fade

    Rendez-vous à cet argument :
    nul autre ne vous chérit comme
    l'absolu de mon sentiment
    N'hésitez plus, je suis votre homme !

    Et quoi ! vous passez sans frémir ?
    à votre allure de madone
    Vos yeux ne sauraient pas mentir
    Vous espériez que je me donne !

    Un trouble passe et vous avec
    La leçon est dure, blessante :
    mes renforts de salamalecs
    vous laissent donc indifférente ?

    Xanadu dans votre walkman
    votre chien tirant sur sa laisse
    vous ignorez mon cœur profane
    et ramenez ailleurs vos fesses

     

    promeneuse
    tiniak © 2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    Illustration :
    Lolek