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  • récollection

    Soupiere.jpgLe ventre n'en a pas fini avec sa guerre
    De là qu'il y trouve son Conte
    et m'en fait voir, et me recompte
    le moindre pas posé sur cette terre

    acharnement de tripes folles
    et pas moyen que j'en décolle ?

    Deux doigts déjà trempés dans l'impossible
    la caresse amputée s'égare
    et butte, et se cherche des phares
    à longer des frontières insensibles

    repli occulte de mes sens
    plus de goût pour aucune danse ?

    Je chanterai demain les yeux fermés au monde
    dans un silence d'apatride
    le sang figé, le ventre vide
    sans qu'une voix, un écho ne répondent

    opéra de calamités
    nulle amnistie des faims damnées !

    Pour la frugalité austère, brute et roide
    de ses tablées en tête-à-tête
    souperai chez la Maigrelette
    où, Noël dernier, la dinde était froide

    tiniak - carnÂges © 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#97

    (tiki#96... tsi hi)

  • Si pas...

    Markiz_lightNB.jpgSi, pas vers la lumière...
    où tait-on de l'obscur
    le ventre amer et dur
    pour avancer, la main au vent
    vers l'autre qui se tient devant
    et que l'on ne devine
    que parce qu'on l'imagine
    là-bas, nous attendant ?

    Un pas, vide
    Deux pas sages
    Trois pas pour l'équilibre
    Quatre pour le courage
    Cinq pas pour être un nom de roi
    Six lettres signent : moi + toi

    Ce visage dans l'ombre, il
    me rappelle ton nombril
    comme j'aimais le voir
    pâleur ourlée de noir
    s'agitant de souffle animal
    quand s'accordait à ton canal
    ma caresse fragile

    Et ses yeux qui s'aiguisent
    me révoquent, marquise
    comme tu prenais à ta guise
    mes deux yeux dans les tiens
    en caressant mon chien
    et murmurant que tout est mort
    au-delà de ce corridor

     

     

    tiniak - carnÂges © 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour une photographie de Louise Markise.

  • balconite

    m'dégoutte

    Vienne le soir
    et de la voir,
    la fleur sans tain à son balcon
    et de n’en plus savoir le nom
    ça me désole des histoires

    Epistolaire
    poignée de terre,
    essaime des séjours perdus
    les mots désormais inconnus
    par manque de vocabulaire

    Riants bonheurs
    liant les cœurs,
    vous courez toujours au-devant
    de vos offrandes au levant
    ivres de vous-mêmes, d’ardeurs…

    Oh, c’en est trop
    des braséros !
    Viens, mon chien, battons le pavé
    À d’autres, les chants d’Élisée
    À nous, Pléthore et Caniveau !

    tiniak - Ruades © 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    ça coule

  • Merci à vous

    MàJ du 20 mai 2013

    C'est bonheur de constater que cet endroit, qui a fini par se résumer à la stricte publication d'écrits originaux et poétiques, est gratifié d'une fréquentation à la fois fidèle, conséquente et sensiblement plus importante au fil du temps.

    Vous êtes à ce jour 1 296 "visiteurs uniques" (selon les statistiques éditées par la plateforme HAUT & FORT), représentant jusqu'à 632 visites journalières !!

    Mes chaleureux remerciements vont bien sûr aux plus fidèles d'entre vous - pour qui j'ajoute un clin d'œil complice ; mais c'est à celles et ceux, tout aussi curieux quoique plus occasionnels visiteurs, (si vous saviez comme ça parle, les stats, en fait... brrrr !) que j'adresse encore ce vif et sincère

    poLète contentGrand Merci,
    tiniak

    tiniak le niak

     

     

     

     

     

    tiniak, les recueils de poLésie
    Licence Creative Commons

  • hivernales

    flocons-seats.jpg

    Donc, les frimas taraudent :
    "Cette âme est par trop féérique
    "et se pâme et minaude
    "aux frais de soleils emphatiques

    "sans plus d'égards pour ses coturnes
    "se paie des queues de météore
    "en rehausse tout son décor
    "de dramaturgiques nocturnes
    "pour satisfaire
    "d'hypothétiques suprématies corollaires"

    Hors cet Ici et Maintenant
    rien de probable, cependant
    que balance entre chaud effroi
    et brutalité d'être à soi
    collé au centre, mais pas mièvre
    ni fard à se rosir la lèvre
    que le sang
    qui charrie sans juger humeur et sentiment

    Mais d'insister encore
    Et de faire le compte :
    "À l'an, sachant quatre saisons
    "- pas comme la pizza ; chacune sa façon !
    "Ce monde...
    "une vue de l'esprit les conçoit à la suite
    "une autre objectera qu'au cercle, point de fuite
    "que la révolution, avec, en son milieu
    "une pondération de qui-mieux-mieux ;
    "choisirez votre cours...
    "aucune solution de voyage à rebours !
    "Alors, ces nostalgies..."

    Hiver est à la fête, il sucre sa campagne
    offre des promotions sur les béatitudes
    tire des afflictions son lot de servitudes
    partage les regards vers le fleuve ou le bagne
    (de piétiner après nos Petites Compagnes)
    et s'en fiche...
    Des pieux au fond des yeux, tous les chiens à la niche !

    Langue pendante,
    va l'aberrante
    stupéfaction des âmes charitables

    Désemparée
    de constater
    chaque année les affres impondérables

    Et les frimas de s'indigner
    que mon âme peu saisonnière
    n'ait cure de se conformer
    aux abattements séculaires :
    "Cette âme, dame ! peu lui chaut
    "que d'autres n'aient les pieds au chaud"
    Mais qui triche... ?
    avec de gros sabots et quelques rimes riches !
    Pas mon sang, ni mon œil, ma langue, ni ma main
    Peut-être à mon cerveau le bulbe rachidien
    et encore...
    Mon chien aime jouer avec tous ses ressorts

    Et mon âme ?
    Elle n'a pas tranché
    mad'moiselle ou Madame...

    Convenons, après tout : qu'importe la saison
    il n'est de contempler que des révolutions
    le carnage
    À chacun d'y trouver dommage ou avantage

     

    tiniak - Ruades © 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK