Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

1000ème note

Pin it!

711714632.JPGEmotion, amis de passage sur cet espace, voici la millième note publiée depuis son ouverture, il y a de ça - fiou !... déjà !

Les Impromptus Littéraires sont à l'honneur, dans ce millésime, auxquels je dois un vital soutien, pour la fraîcheur de l'accueil qu'ils me réservent sur leur site d'écriture ludique.

J'adresse un sourire cordial aux plus fidèles lecteurs et lectrices de 'pavupapri, poLétiquement connexe'; vos commentaires et vos regards me sont précieux.

Aux 1 296 "visiteurs uniques" de cet espace poLétique, merci !

Fidèlement vôtre,
tiniak

 

--------------------------------1000ème--------------------------------

 

RUE L.


C'est la rue des pianos du dimanche, des orgues
des arbres vus d'en haut, de la fonte à leurs pieds
des lieux où se monnaient des élans de pitié
et des petits mourrons qui ouinent, pis que morgue

Tout du long, des ébats se veulent fraternels
avec des célibats joyeux et partisans
qui s'entendent passer, la nuit, tonitruant
et laissent des oiseaux en feuillets de missel

Là, cure n'ont ceux qui n'ont plus que l'aube à boire
ni le vieux pachyderme à leur fouiller les poches
et si le chenapan mérite une taloche
c'est qu'il s'est cru malin à faire des histoires

Ici, dans un crachat, se résument cent fins
à ce mal, pas fâché que souvent on l'oublie
et qui tombe à vos pieds, bavant son homélie
mais n'ayant de projet - pas l'Autre ! que le sien

C'est la rue des petites misères de mai
où le printemps s'en veut d'être déjà low tone
où les "oh !" du mois d'août ne trompent plus personne
et la lune punktue tous les calendriers

Des façades se fendent d'un numéro bis
que d'aucuns manqueront pour être allés au trot
pressés de s'allouer la douceur d'un cuissot
que vanta tel julot pour déniaiser tel fils

Au sommet de la rue se domine le bourg
ses joies, ses vilénies, venelles dépotoirs
sages hypocrisies rangées dans les tiroirs
et, leur mouchoir dessus, monogames amours

C'est la rue ! C'est la rue qui râle son point d'orgue
dans le ventre meurtri du vent sur les faîtières
C'est la rue des amis aux noms pavés d'hiers
qui l'ont rebaptisée, cette nuit, Rue Laforgue

 

Caillebotte

tiniak ©2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
pour un Impromptu Littéraire - tiki#168

 

 

(tiki#167 est une prose exclusivement publiée sur le site des Impromptus Littréraires, pour le thème "Vingt ans après")

 

 

Commentaires

  • En plein dans le mille !
    Félicitations...

  • Merci Walrus, j'aime toujours votre air de Défi (le samedi), vous le savez. Ravi que ce soit un ami belge qui porte un premier commentaire à ce pli :D

Les commentaires sont fermés.