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lumière

  • Luminessence

    Le mouvant paysage est à nouveau menteur :
    au loin, va sa lenteur; au près, file un mirage...

    Un cœur sous fine toile expire le retour
    Il brûle mieux qu'un four et nourrit une étoile
    au voisinage brun, au paisible sommeil
    ignorant le soleil au désastre du jour

    Mon chant naît d'une trace, amoureuse affamée !
    Je vais t'y révoquer tandis que l'heure passe...

    Ici n'existe plus - ça va beaucoup trop vite !
    Ce tigre qui m'invite à rejouer ses vertus
    va me tomber des mains, si je n'y prends pas garde
    (où voilà que Renarde appert au point de fuite)

    Nogent-sur-Marne... Ah, tiens ! On est passé par là ?
    Je suis dans quel état ? Suis-je dans le bon train ?

    Ecole Des Loisirs posée sur mes genoux
    ton tigre me rend fou, m'aime sans coup férir
    Sans vouloir chinoiser - plus que l'illustration...
    un autre verbe à dire accapare mon soûl

    Sinon, j'en étais où ? Ah oui : bonsoir, Voisine
    au coeur sous fine toile, à la songeuse moue...

    S'il-te-plaît, Contrôleur, ne la réveille pas
    Son billet ? Il est là, sur la tablette à fleurs
    que couvre son poignet (Diogène, tais-toi donc !
    Ne dis pas "mort aux cons !", mais "Oui, môssieu, voilà")

    Elle en a pas fini, la campagne domptée
    d'étaler ses fichiers de Colza-Qu'On-Fait-Pis ?!!

    Nyctalope hébétude, allons z'au bout du vers
    puiser dans l'atmosphère une siamoise jute
    afin de recouvrir de lumes orientales
    et mon sentimental, et son prochain mystère

    C'est la nuit, depuis peu, et ses oranges rais
    fondent ! J'en mangerais, si j'avais tous mes yeux...

    Et voici que le quai me navre les narines
    Je plaide ma comptine en de vains tribunaux
    Je l'engage à nouveau pour un autre voyage
    sur un autre contoir à l'oreille plus fine

     

    acrostiche,lumière,voyage intérieur

    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • fractales

    (ma ration d'obtus ?)

     

    noir
    obturateur_actus.jpg
    au boulier des sourires niais
    des chapeaux en chapelets
    camaïeu de linges légers
    le toutim en espalier
     noir
     enfin, je quitte mon pied

    noir
    est-ce un magma de cheveux roux ?
    dans l'arbre un dernier vent d'août ?
    la dérobade d'un matou ?
    intension floue ?
     noir
     je m'en frotte l'étui, pour le coup

    noir
    le calme roule des collines
    douces flanquées d'une ombre fine
    au tétin repose, enfantine
    la pâle mine
     noir
     il fait chaud dans ma chambre noire

    noir
    obturateur_optimo.jpgrond et lisse comme une pomme
    songeant le monde entier en somme
    si près d'entrer en son barnum
    un petit-d'homme
     noir
     je change d'objectif

    noir
    verte lèvre rocailleuse
    l'alpage aux courbes généreuses
    dans le bleu sempiternel
    d'un lac-en-ciel
    noir

    noir
    lumignons qui sarabandent
    orangeade de guirlandes
    par le bourg
    au pied d'un géant sourd
    noir

    noir
    obturateur_ilex.jpgla grisaille mitraille
    méthodique pagaille
    une pluie où se noient
    les jardins et les bois
    noir

    noir
    voiles à l'épandage
    absence d'un visage
    l'éther au goût amer
    où meurent les prières
    noir

    noir
    absorbé l'éphémère
    je garde toute lumière

    noir
    je vous laisse développer
    (et mettre au présent le passé)

    tiniak ©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    impromptu littéraire - tiki #53
     

    50BRIT1.JPG
  • Quarte sans nuit

    Parce qu'il est des heures sombres où certain souffle d'âme a besoin qu'on l'accompagne jusqu'au jour qui est au bout de la dernière nuit.

    A Milady,

    quarte sans nuit

    rien n'est sombre, pas même l'ombre
    qui s'étend quand la vie fuit
    sa lumière est plus austère
    mais dans la pénombre luit
    l'image si davantage
    nécessaire à l'infini
    tourment qui nous prend à l'âge
    d'y voir clair en pleine nuit.

    c'est à l'oeil que vient le deuil
    de l'être qui est parti
    de ce côté-là du seuil
    en nous laissant tous ici
    la mort, peut-être un écueil
    entre mer et ciels de gris
    mais des sirènes l'accueillent
    perçant de leur chant la nuit.

    lumière, dis-moi lumière
    que vois-tu à travers l'huis
    ouvert sur tous les enfers
    brûlant tous nos appétits ?
    le vois-tu cet être cher ?
    le vois-tu, lumière, dis ?
    me laisseras-tu, lumière
    marcher sans peur à la nuit ?

    ombre, tu n'es pas du nombre
    et ta chimère obscurcit
    le cortège à mine sombre
    dont chaque pas te poursuit
    tu n'es qu'Une, comme Lune
    ton masque déjà blanchit
    quand pareil(le) au Soleil
    je viens déchirer la nuit :

    tout n'est pas dit.


    A Milady, norbertiniak © 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK