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  • échos logiques

    Je t'ai connue plus sobre et moins sujette au vent
    ma rage, au demeurant prête à jeter l'opprobre
    - et comme !
    sur l'impudent écu d'outrages anonymes

    Quelle paix d'apparat, tel un vol d'étourneaux
    entre des cardinaux négociant leurs climats
    chez l'Homme
    dévoya le lent flux des cycles en abyme ?

    Tandis que la saison s'octroie quelque douceur
    chargée de ces humeurs favorables aux fièvres
    sous un ciel de laiton qui s'est mordu la lèvre
    une journée sans nom étale ses langueurs
    en fumées indociles...

    Septentrion s'ennuie près de l'Ourse Polaire
    Ils attendent la nuit pour lancer des clins d’œil
    dans l'idée qu'ici-bas une âme les recueille
    puisque c'est notre lot dans ce coin d'univers
    et pour cause !

    (Quoi ! Vous je ne sais pas, mais regarder le ciel
    jamais ne me suffit à me donner ma dose
    d'éternel
    mais j'en cause)

    L’Austral en prend aussi, vlan ! derrière la nuque
    et mange sa perruque aux crins blancs, déjà roux
    Tu nous l'auras prédit, mais jusqu'à quand, Guru
    pourrons-nous déguiser sa tragédie de stucs ?
    Ah, sentences !
    qu'on ignore à vouloir trop se flatter la panse !

    Tandis que l'oraison s'attribue des hauteurs
    l'ineffable primeur de respirer l'air pur
    une journée sans nom s'arroge des voilures
    dérobées à des ponts d'escales sans valeur
    au blason mercantile...

    Et quoi ! mettre à l'amende un monde industrieux
    crachant des miséreux sur d'impropres séquelles ?
    Parlez-moi de vœux pieux ! En ai plein la sébile
    À nous, Fatalités; l'espoir est trop aux dieux !
    Piétinons dans la file

    Et quoi ! choper Untel en le priant « Môssieu
    ce papier tant graisseux mérite la poubelle »
    et s'attirer - au mieux ! un regard imbécile
    un juron - « va au pire !..." » : un geste belliqueux
    suivant l'autre, puéril ?

    Je t'ai connue plus faste et mûre, cependant
    ma verve réfutant l'idée qu'on n'est que nombre
    - et sombres !
    et pas foutus de chanter de concert

    rage contenue,mais pas tantPerdure, Anonymat ! Eh, Planète, sanglote !
    Moi, les nerfs en pelote, ai cessé le combat
    M'en va
    soldé mon dévolu, m'être, les yeux au Vers
    et Ça ira !

     

     

    tiniak © 2013 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Défi Du Samedi

  • crépuscule oasis

    Vais au point d'eau, l'allure passagère
    où la clairière a le soir à s'épier
    quand la tiédeur cède sous le vent frais
    venu le temps d'organiser la chair

    L'ai-je attendu, ce déclin de l'histoire !
    sous le manteau complice et forestier
    Enrubannée de carnassières gloires
    flotte une odeur, la Vôtre, je le sais

    L'heure avançant, l'épaule dénudée
    monte la lune avec la faim du jour
    par cette combe comme faite pour
    Mes appétits fassent que Vous restiez

    Aussi longtemps vrai que "je t'aime, ja-"
    vibre mon chœur à Votre animalier
    comme prostré, le flair indélicat
    l’œil à l'affût "-mais je ne t'oublierai"

    Sur le tapis d'ombrages cellulaires
    quand le gibier s'aventure au miroir
    visitons-nous de griffe et de mâchoire
    l'organigramme de notre éphémère

     

    Gaëna da Sylva

    tiniak ©2013 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour une photographie de Gaëna da Sylva