02.06.2009
vinum veritas animae
Ta vie, petit vin de pays
m'emporte mieux les songes que ces carnavals
ces ridicules abattis
au modelé d'éponges caricaturales
Ta fleur, aérienne torpeur
où je puise à la source mon rêve abyssal
effleure une idée de bonheur
et prolonge ma course d'euphories astrales
Ton corps a ces reflets de l'or
qui fragmente les ondes sur la mer étale
j'y dore un songe, météore
embrassant des eaux blondes, septentrionales
Ta chair appelle de la terre
la puissance féconde et les orgues vitales
dans l'air marin qui réverbère
les rayons de ta ronde, lune ornementale
Pour encore un bouquet de toi
je veux lever mon verre au vent qui me rapporte
alourdi de muscat
un murmure, ton chant
Va, plus jamais je n'aurai froid
quand ayant bu mon vers, tu liras de la sorte
en termes délicats
je suis donc ce vin blanc ?
tiniak ©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
20:15 Publié dans amours filiales | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : poésie, polemzaµ, vin, blanc, fantômes, in vinum veritas










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Commentaires
je suis donc ce vin blanc ?
Ecrit par : gueuse rustre et mineure | 03.06.2009
Répondre à ce commentaireoui, si tu prends mon vent...
Ecrit par : Ange tardif | 03.06.2009
Répondre à ce commentaireTu nous la joue Appollinaire? sympa! :)
Ecrit par : Janeczka | 03.06.2009
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