Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

polemza'µ

  • braise ilienne

    Pin it!

    escale.jpgferas-tu escale avec moi
    page cent trente-six
    dans la torpeur complice
    et propice aux émois ?

    auprès de l'onde lisse
    pousse l'herbe où s'étendre
    qui fit l'oiseau plus tendre
    d'un vers entré en lice

    je n'ai plus à défendre
    un mot de Supervielle
    tu t'en saisis, ma belle
    et m'offres de l'entendre

    à l'entendre de celle
    qui le dit à nouveau
    je te plume le dos
    le nez dans ton aisselle

    julsuper3.jpgà l'ombre, le canot
    nous offre un doux abri
    le marin l'a compris
    et fraîchit sur les flots

    la douceur de la nuit
    n'est plus si loin de nous
    je frôle ton genou
    et tu me réponds, oui

     

    tiniak © 2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    [Le Bel Aujourd'hui en PoLésie]

  • à taaaable!

    Pin it!
    le_banquet_big.jpg

    à présent tous autour de moi, mes vieux fantômes
    partageons de ce beau repas la bonne chère
    des saveurs dont les vins, les plats, livrent l'arôme
    gavons nos peines, nos tracas et leurs chimères

    viens donc t'asseoir auprès de moi, ma peine brune
    toi qui d'une oeillade laissa pour lettre morte
    mon chant disant de ton aura l'antique rune
    ai-je bien mûri, selon toi ?

    mais que m'importe...

    ne t'étonne pas d'être là, Judas, mon sang
    d'aussi loin que mon souvenir est bien vivace
    tu marchais toujours dans mes pas, chemin faisant
    vois comme tout peut aboutir

    de guerre lasse...

    j'ai toujours cet éclat de rire à mon oreille
    balayant des doutes le pire et m'assurant
    des nuits brèves comme un soupir et que tu veilles
    jusqu'à ce jour où il faut dire

    adieu, maman...

    ouvre donc tes mains sur la table, coeur d'ébène
    ne les laisse pas dire encore "ainsi soit-il"
    j'y cherche un abri confortable pour les miennes
    les sachant plus aimables qu'alors,

    immobiles...

    maintenant debout devant vous, le bras levé
    je n'ai pas empli de vin doux mon gobelet
    mon hommage a le goût sucré des embrassades
    après une bonne gorgée de limonade

    je viens manger des madeleines
    triturer du doigt ces boutons
    écouter de vieilles rengaines
    les yeux plongés dans le sillon

    je viens chevaucher l'herbe haute
    où s'affolent des papillons
    peindre aux armes des argonautes
    glaive et bouclier de carton

    je viens gober du boudin noir
    perdre en forêt mon escadron
    fumer à la tombée du soir
    battre le groka tout du long

    je viens donner la sérénade
    les pieds gelés sur le perron
    feindre n'être que trop malade
    le nez caché sous l'édredon

    et goûtant d'autres madeleines
    coloriant d'autres papillons
    répondre au chant de la sirène
    qui viendra me baiser le front

    tiniak ©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK