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flore microbienne

  • florales lies

    Floralies sans merci pour aucun élixir
    s'agitent, m'habitent, œuvrent à me saisir
    l'instant d'après m'entourent
    l'instant suivant m'effleurent
    la plante à l'intérieur, son recueil de velours
    jusqu'à tant que j'en meure... et encore... à plaisir...

    Je n'ai pas tout cueilli; des friches, des labours
    me peupleront l'encours de parfums méconnus
    que j'aurai pressentis dans une vague alarme
    Il en naîtra, des fruits ! crus, à même le sol
    au revers d'une nuit de marasmes frivoles
    où certain jour enfant déposera les armes
    et ce sera vertige
    de savourer leurs chairs de bulbes callipyges

    Parcours, mon cœur séduit, l'époque et la distance
    Va te joindre à leur dense
    leur immense caresse
    et reviens confesser par les vastes contours
    de cette moelle à frire, quelle fut ta licence
    et le goût que j'en ai... encore... et à plaisir...

    L'entier par-devers l'huis des prochaines essences
    je lève un abattis de fausse humilité
    Il est plein du défit de mon humanité
    ses limbes colorés à l'Unique Présence
    décorent Son Abri d'Insigne Suffisance
    à la souche moussue, au regain fatigué
    quels que soient le printemps
    ta promesse d'amour et l'oignon florissant

     

    Jivko, Offrandetiniak ©2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    Illustration : Jivko, Offrande

  • théorêve

    Oh, ces microbes
    les mauvais nains !
    Leur nombre à la charge revient
    Je n'en mène pas large, tiens...
    Si la vie se dérobe,
    moi qui ne crois en rien,
    j'aurais-t-y pas l'air fin !
    avec, pour tout suaire,
    - un' main devant, un' main derrière,
    ma carne nue rongée aux vers
    et pan ! nom de dieu, Dieu Le Père !

    Non, je rigole
    c'était pour faire un cas d'école

    Maintenant, imagine :
    j'arrive nu dans Sa Cuisine
    le pet au cul, mauvaise mine
    et tout pourri dedans...
    admettons, je lève la tête
    et plaide que je suis poète
    avec, tu sais, dans le poignet
    cette façon de se draper de dignité
    et puis l'air de s'en foutre, quoi...
    Ça suffit, curé, selon toi
    pour qu'Il m'écoute un peu ?
    C'est que j'ai bien un truc ou deux...

    Non, comm' ça...
    des nouvelles de l'Ici-Bas
    Histoir' de dire...

    Enfant, je L'ai aimé
    tout autant que j'ai pu Le craindre
    Adulte, j'ai failli m'en plaindre
    auprès de nos autorités
    et puis je l'ai réduit en sciences
    abandonnant toute espérance;
    j'avais de l'esprit à revendre
    alors j'ai remis en chantier
    la terre et le ciel tout entiers
    en mon temps, à mon heur
    parmi tous les entrepreneurs
    destinés à n'être que cendres

    Vu ainsi,
    ça passait pour de l'harmonie

    Alors, bien sûr, chaos, bagarres
    romans de guerre, amants de gare
    parquets cirés, dons kamikazes
    prix littéraires... tables rases...
    Ah ! et puis ces mines sournoises
    qui font du mauvais riz soufflé;
    mais aussi les bonheurs passés
    à ne rien faire
    que d'être tout à leur mystère
    enjoué, simple, passager...
    de l'ennui même a pu surgir
    cet art de vivre et de mourir

    Oui, c'était bon
    Oui, c'était bien
    quoiqu'il faille sortir le chien

    Mais les microbes,
    quelle pagaille !
    Et là, je ne suis plus de taille

    tiniak © 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

     

    microbien.JPG

    "Laisse, Mad'leine..."