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ambulatoire

  • villégiatures, d'un regard

    Bernard Dumortier, graphiste

    Urbanités, architectures
    pignons sur rue et devantures...
    Ville, tes pages de calcaires
    alignent fastes et calvaires;
    impossible d'en détacher
    l'intrusive curiosité
    de mon regard
    plongeant dans tes flots de toitures au hasard
    et des fenêtres
    tire des chapelets de crapuleux "peut-être"
    "va donc savoir"
    et de m'oublier dans de fantasques histoires

    Pas de porte, porches, perrons
    décrottoirs, bites, paillassons...
    Villas aux séjours mitoyens
    des recueillements citoyens
    vos bouches baillent des ans nuit
    me soupiraillent des mots dits
    sous le couvert
    de notables cartons imprimés chez Herbert
    accès codés
    gardant de vos oies blanches la mise au secret
    quand dans vos caves
    l'affliction de vos ruraux oripeaux s'aggrave
    et les frontons
    se signent au passage de mon balluchon

    Villes, villas, villégiatures...
    civilités aux commissures
    de vos babines retroussées
    ou c'est de vous connaître ou c'est
    de n'être pas dans le décor
    qui m'assure le réconfort
    et ce bonheur
    que c'est de vous prêter le goût de l'impudeur
    et d'en nourrir
    pour la nécessité d'avoir maille à partir
    avec vos murs
    ma lecture à nouveau de vos architectures 

    tiniak © 2011 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    inspiré par les travaux de Bernard DUMORTIER, artiste peintre.

    Artiste à découvrir, par ici... 

    Galerie Dumortier,collioure (FRANCE)

     

  • Insomniak

    poésie,ambulatoire,voix au chapitre,insomnie

    Comment mettre à profit le temps supplémentaire
    que m'accorde la nuit éveillée à tout vat
    sans risquer d'approcher toujours plus près la terre
    où je vais reposer quel que soit le combat ?

    Sauter dans un taxi ? Commander au hasard
    de présider encore à ma destination
    et revenir ici, quoi qu'il fût un peu tard
    achever ton sommeil et t'en prier pardon ?

    Quant à la nuit tombée sur mon inadvertance
    je n'ai plus le loisir de la prendre à revers
    - ai déjà recompté mes dernières dix stances
    qui, mises bout à bout, résument notre hier

    J'aime autant éviter de passer pour un pitre...

    Marcher ? Pour aller où m'attendent mes semblables
    avec leurs chants connus des sirènes sans nom
    au pied d'étranges cous pleurant d'oranges sables
    sur le manteau des rues perdues pour la raison ?

    Quant à la nuit venue tirer sous les fenêtres
    des ombres de barbiche allongeant le menton
    je crains moins d'être vu que de m'y reconnaître
    à faire le fortiche une main sur le front

    J'aime autant décliner cette voix au chapitre...

    Attraper un carnet, tout neuf, sur l'étagère ?
    Y griffonner du sens avec implication
    d'intrinsèque jouissance et de ton débonnaire
    en foutant le bordel parmi ses croisillons ?

    Quant à la nuit qui passe, eh bien ? qu'elle s'entende
    avec les francs sommeils ronflant sur l'édredon !
    Ai déjà loué ma place, ai décoré mon stand
    n'attends plus que La Vieille avec son baluchon

    J'aime autant rester là, nez collé à la vitre...

    Je bave un lent demain sur mon dernier buvard
    tandis que le matin minaude à l'horizon
    J'aurai passé la nuit sans y trouver de phare
    récrivant l'aujourd'hui sur le même brouillon

    poésie,ambulatoire,voix au chapitre,insomnieBon, je ne suis qu'un pitre...

     

     

     

     

    tiniak © 2011 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#123