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  • pyrogravure

    tiniak,pyrograveur,manifeste poLétiqueCe que j'en dis... Je me le jure
    (à m'en tatouer le cerveau) !
    La chair où j'imprime ces mots
    en usant de pyrogravure
    même vouée aux déconfitures
    c'est du brûlot !
    que mes songes hydrocarburent

    Ce que j'en vois...Je le délis
    d'un regard affamé de sens
    je projette des renaissances
    l'inacuité des arguties
    quand ce que je perçois d'ici
    nébulescence
    m'entoure et soudain me suffit

    Pas compliqué
    le monde naît
    d'embrouillaminis de toitures

    Ce que j'en sais...
    Tout mon carné
    cherche à y tenter aventure

    tiniak © 2011 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
     

  • ~zoz..

    d'après une photo de Godard Ferland (zoz..)Fleurs de bois sur tiges papier
    Cactus moussu comme gelée
    L'hiver, qui flambe ?

    Comme en fer l'an
    s'affaire lent sur une jambe
    quand cependant tant il me tarde
    de voir ce qu'alter ego darde

    Rose sur cendres ?
    Le Grand Ménage !
    Ses yeux Fleur fleurent
    Papillonne âge

    Vaille et va ta petit' famille sans ambage

    Quoique survienne
    lointain et tard
    le seul vrai jour

    Fin de semaine
    a fait le tour
    de son amarre..

    de tiniak à ~zoz.. 
    © 2011 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • griniacq

    tiniak,griniacq,impromptuNoël Griniacq - LES CRIMES DE L’ESCARGOT

    J’habite une cité tout ce qu’il y a de plus communément occidental : centre bourgeois frappé d’asthénie, périphérie tentaculaire aux cages à poules périodiquement repeintes, urbanisme saturé bordant des espaces verts où tintent des avertisseurs de bicyclettes, vestiges d’un passé industrieux grignotés par les zones commerciales ou tertiaires, campus estudiantins, chantiers permanents, ici où là, sans que rien n’y laisse pressentir aucun changement significatif de cet état de fait. Dire l’ennui que c’est mène droit à la nécessité, pressante, de s’en divertir. Chacun son truc. Le mien consiste à suivre le fil de bave que L’Escargot finit toujours par mettre en surbrillance sur les murs, chaussées, tapis d’hôtel, carrelages, linos, moulures, doubles-vitrages ou bancs publics. Quel que soit l’espace où me conduit la trace, confiné, à l’air libre, désert, mondain, crasseux, souterrain ou pailleté, au bout, j’y trouve immanquablement un nouveau carnage. Toujours nouveau. Chaque fois inimaginable de nouveauté, son ingénieuse cruauté. Et moi, chaque fois, j’en bave. Pas seulement parce que c’est mon boulot. Parce que j’y ai pris goût.

     

    « Quelle spirale infernale que ce roman gris baveux, où la (trompeuse !) lenteur du récit le dispute à la (brillante ?) fulgurance des crimes, tous plus affreusement ingénieux les uns que les autres. »
    Noir Crachin, n°315 février 2011.

    « Tremblez, coquilles, cocons et autres illusions de confort !
    Méticuleux avatar de l’esprit ravageur de son auteur, L’Escargot fait la noire et flagrante démonstration du fameux adage « rien ne sert de courir ». Lumineusement glauque ! »
    Lise Et Vous, mars 2011.

     

    Pour un Impromptu Littéraire - tiki #107
    tiniak © 2011 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK