Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 4

  • flambe, heure !

    (beau est mienne rhapsodie)

    fredo_gambler1.jpg

    Pour à nouveau flamber au bras du précipice
    dans l'harmonie cuivrée de vents ivres d'eux-mêmes
    que soutiennent en chœur les matelots, Bohème
    je ramasse tes fleurs et leurs vastes calices
    emplis de jus ambrés

    Quand ça sentira fort sous les portes cochères
    qu'auront quittées les corps trop pressés de s'étreindre
    où pisser, front au mur, une rage à éteindre
    loin du jugement sûr des lendemains pépères
    qui maudiront leur sort

    Puisqu'il aura fallu déloger l'espérance
    des ventres affaissés sur un désert intime
    en donnant de la voix et de la pantomime
    qu'ils abjurent leur foi et méprisent la chance
    un doigt ferme levé

    Renaîtra le bonheur de couvrir mes épaules
    d'une toile aux sueurs fatiguées à la drôle
    que son drap rude et noir soit l'abri d'où mon être
    affranchi des avoirs sache en laisser paraître
    l'âme et toute l'ardeur

    Pour à nouveau flamber parmi les vaches maigres
    dans l'harmonie cuivrée de trompettes vinaigre

     

    tiniak - ruades
    © 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    illustration : "Minuit moins quart" de Frédô (FB link)

    Découvrez la playlist #2b-root avec Beirut

    "All these places we'll lose without an aim"
    'St. Apollonia'

    "What melody will lead my lover from his bed?
    What melody will see him in my arms again?"

    'Cliquot'

    "Well it's been a long time
    since I've seen you smile
    Gambled away my fright
    Till the morning lights alight"

    'Cherbourg' et 'Nantes'

    Beirut, "The Flying Club Cup"©2007/4AD

  • tiluit

    TIL_LUIT.JPG

    Le ciel... passe encore
    qu'il pince fort sa lèvre
    après avoir pleuré son cor

    Mais la rive ?
    De quoi s'excuse-t-elle ?

    Quand la digue, elle
    n'en finit plus de griser
    l'ailleurs et ses velléités pucelles

    Une éclaircie se fait
    La Belle


    tiniak - totalités mineures
    © 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    pour et d'après une photographie de Val Tilu

  • de l'eire

    ("Encore... une fois")
    All I want is the best for our lives my dear,
    and you know my wishes are sincere.
    What's to say for the days I cannot bear;

    A Sunday smile we wore it for a while
    and at cemetery mile we paused and sang
    'bout Sunday smiles and we felt clean.

    We burnt till the ground left a view to admire,
    with buildings aside the church of white
    burnt till the ground left a grave to admire
    Hills reach for the sky, reach the church of white

    Beirut, "The Flying Club Cup" - A Sunday Smile

  • frédô

    TARATATA.JPGA quoi tient l'équilibre ?

    aux mains dans l'air qui vibre ?
    à la nuit qui s'écarte, elle
    au fond du cadre aux fibres en ridelles ?

    à la pâte, potelée
    sous le vernis lissée
    qui s'offre des brillances ?

    au petit tour de danse
    de balles à jongler ?

    à ces yeux écrasés de sourire ?

    Ne vas pas me le dire
    j'en ai vu bien assez

    n'ose pas remuer
    craignant de tout détruire
    ni même soupirer

    Non, ne me le dis pas
    Taratata !

     

    tiniak - totalités mineures
    © 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    pour et d'après une composition graphique de
    Frédô

  • !papossib!

    Lever le nez au ciel et se sentir chez soi
    où Castor et Pollux tiennent à bout de bras
    (passez-moi un gourdin, j'ai l'âme cro-magnonne !)
    et puis rire au tonnerre – euh, qui tonne ?
    qui pique sa colère et donne de la voix
    Écouter qui chantonne ailleurs – une autre voie ?
    dans le bois qui sommeille
    quand, sur la route vieille où s'enroulent les vents
    les talons des enfants rangés pour la bataille
    n'attendaient que ce signe et maintenant s'égaillent
    par les prés, les ruelles
    et toute autre échappée où se la tailler belle
    en hurlant
    aux étoiles :
    « Éhan batoa vouaaaleu »

    Donner à un caillou l'élan qui lui manquait
    la hanche sous le coude en cassant le poignet
    ou d'un savant brossé de la pointe extérieure
    du pied
    - qu'on n'avait pas voulu aussi endimanché
      ce matin, au moment de partir
      quand la viande eut fini de rôtir
      pile à l'heure
      pour gagner l'autoroute avant les emmerdeurs
    et rejoindre les cousins germains sous le pont
    enjambant le ruisseau qui borde leur maison
    pour le décompte à la loyale, en moyenne
    de nos joutes dominicales – en Mayenne...
    et ça flique et ça floque et ça ratatataque
    les recommandations que les vieux nous matraquent

    « Pas possible !
      Vous en êtes encore à ce stade ?! »
    s'indignait haut et fort un ancien camarade
    qui me croisait hier au sortir d'un endroit
    où la paille et la poutre emportent les émois
    d'une foule aux couleurs dûment incompatibles
    (qui se prennent de fait également pour cibles)
    « Euh, ben oui » ai-je donc répondu
    comptant que ça suffise et qu'on n'en parle plus
    « Eh ben, c'est du joli, à votre âge »
    Je le remerciai du chaleureux message
    et lui donnai congé prétextant quelque urgence
    - m'attendais-tu, peut-être pour une danse ?
      Tu penses ! Pour sûr !
      Tu venais de t'offrir de nouvelles chaussures

    tiniak - totalités mineures
    © 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    shoes.jpg