Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Abois sans faim

    Bon-Chien s'est donc assis
       à l'endroit le plus familier
    avec l'ergonomie
    d'un siège de banquier
     
    Son œil s'est avachi
       sur un lent couple de bouviers
    déroulant devant lui
    son crottin journalier
     
    Moi, je m'étais épris
       d'une improbable Quotidienne
    le regard alangui
    par ces avaries siennes
     
    Un peu tard, j'ai compris
       le coût de la moindre semaine
    tandis que Bon-Chien, lui
    hululait sa rengaine :
     
    « Pauvres, les Sans-Oubli
        Bienheureux, les Commutateurs
    qui ne craignent l'ennui
    des lunes à pas d'heure
     
    Qu'importe que le puits
       draine des rêves les humeurs
    du nouvel aujourd'hui
    fane le bouquet d'heurs »
     
    Je me suis donc assis
       à l'endroit le plus radical
    avec la galaxie
    pour dais monumental
     
    Ai embrassé ma vie
       sur ses lèvres phénoménales
    pour étouffer le cri
    de ma peine virale
     
    Et récolté mon dû
       au sortir de son tribunal
     

    poésie,amour des feintes,chien,loloche

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki# 213
     
    La 212ème (prose à hics), se trouve ici - tiki 212
    N'ai pas eu le loisir de publier la suivante, vous la trouverez exclusivement ici (bientôt).
     
     
  • Marais cher

    Les yeux mieux fermés bouche ouverte
    un nom seul au sang me résonne
    Du magma furieux s’époumone
    en creux, un long silence inerte
     
    L'étoile glacée vibre au loin
    Son amertume rude au cœur
    ne reflète aucune chaleur
    dans ce marais fouillé au groin
     
    Là, respire péniblement
    ma fièvre béante, au nom cru
    parmi les algues sans vertu
    et perdues pour le sentiment
     
    La caresse tendre d'un pleur
    mieux que l'or du fleuve me grise
    et m'assène son expertise
    au moindre semblant de bonheur
     
    Puis, l'alentour et ses fanfares
    m'arrachent le groin du marais
    Quoi pleurer si l'on n'y peut mais ?
    La douleur est un avatar...
     
    Bouche fermée, les yeux ouverts
    le magma qui ronronne au fond
    je me découvre des raisons
    d'aller piailler dans l'atmosphère
     
    Je fraternise avec l'oiseau
    qu'hier, je maudissais encore
    Virtuose de l'anaphore,
    laisse-moi te plumer le dos !
     
    Sur tes lèvres, un nom m'appartient
    dont je révoque les brillances
    pour mieux en habiller l'absence
    et poursuivre seul mon chemin.
     
     
    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
     
     

    Lien permanent Catégories : carnÂges 0 commentaire