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Longuet, t'es !

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Cet été à n'en plus finir
tirait des bords sous les balcons
s'offrant des couchants à languir
à peu de frais, d'autres frissons
 
Si cela prolongeait ma peine
(un mois ferme et à résidence)
je voyais fondre la semaine
et laissai faire le silence
 
Là, s'étiolaient nonchalamment
la parole douce à l'oreille
le geste simple et caressant
le regard fleurant le sommeil
 
De servitudes volontaires
en conventionnelles révoltes
se fatiguait mon solitaire
indifférent à la récolte
 
Dehors, ça roussissait un brin
les verts plastrons de l'avenue
la montre au poignet citadin
le cheveu blanc de sa dodue
 
Dedans - je veux dire, où j'en suis...
des folies se serraient la pogne
et s'embrassaient des comédies
les masques tombées sans vergogne
 
Et ça me coulait de partout
- les obstinations estivales !
je baignais jusqu'au ras du cou
dans l'air trop trop sentimental
 
Alors, j'ai refermé le soir
sur sa tenace mélodie
pour me tourner vers le couloir
de mon solitaire interdit
 
 

Laurence Le Masle

tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
 

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