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estivales

  • Pas que rabane

    J'en étais las
    d'écosser là
    ces quelques poids
    sur mon tapi
    Lors, je partis
    vers mon Tant-Pis
    au gré d'une plombe à couler
    au chevet d'un ru dépollué
    par une récente chavanne

    C'est à pas lents
    que sur ce banc
    pas loin du soir
    je vins asseoir
    mon sentiment
    de mésespoir
    pour le fondre dans le secret
    non paginé de mon carnet
    à l'encre venue de Louisiane

    Bon, c'est la dèche !
    Nulle flammèche
    pour battre en brèche
    ce long Tant-Pis
    et nul nervi
    qui ait occis
    de réminiscentes pensées
    que j'aimerais bien décharger
    là, sur les quais où l'âme empanne

    Pardon, rivage ?
    Tourner la page
    et garder foi ?
    Lors, je revins
    sur le carmin
    vers mon écrin
    finie cette plombe à sombrer
    vers le soleil à son coucher
    du pied chatouillant la rabane

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    tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#323

    (avec un clin d'œil appuyé vers Célestine •.¸¸.•*)

  • Longuet, t'es !

    Cet été à n'en plus finir
    tirait des bords sous les balcons
    s'offrant des couchants à languir
    à peu de frais, d'autres frissons
     
    Si cela prolongeait ma peine
    (un mois ferme et à résidence)
    je voyais fondre la semaine
    et laissai faire le silence
     
    Là, s'étiolaient nonchalamment
    la parole douce à l'oreille
    le geste simple et caressant
    le regard fleurant le sommeil
     
    De servitudes volontaires
    en conventionnelles révoltes
    se fatiguait mon solitaire
    indifférent à la récolte
     
    Dehors, ça roussissait un brin
    les verts plastrons de l'avenue
    la montre au poignet citadin
    le cheveu blanc de sa dodue
     
    Dedans - je veux dire, où j'en suis...
    des folies se serraient la pogne
    et s'embrassaient des comédies
    les masques tombées sans vergogne
     
    Et ça me coulait de partout
    - les obstinations estivales !
    je baignais jusqu'au ras du cou
    dans l'air trop trop sentimental
     
    Alors, j'ai refermé le soir
    sur sa tenace mélodie
    pour me tourner vers le couloir
    de mon solitaire interdit
     
     

    Laurence Le Masle

    tiniak ©2014 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK