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soleil

  • Râ, lonely

    Voici l'heure à nouveau des histoires sans fin
    des histoires sans cou, des histoires sans main
    sur le cours de leur vie petitement notable
    pour n'y jamais chercher de trésor véritable
    et ça va, sous mon nez, par les rues

    Oh, c'est trop de fatigue (y porter intérêt)
    puisque c'est tout pareil (gavade et satiété)
    et que j'ai du sommeil à solder en passif
    et rien qui ne m'éveille un œil compréhensif
    Allez, c'est le ballet bien connu

    Y aura-t-il un pas, hésitant quelque peu ?
    Une lumière neuve à l'ourlet d'un cheveu ?
    Bon, quoi ! quelque spectacle, incongru et futile
    qui me semble sincère, amène et indocile
    que j'en aie, s'il-vous-plaît, de l'amour ?

    Embellie, ton secret ignore mes sarcasmes
    Je ne sais où donner de l'or ni du fantasme
    Ah, voici ma sœurette en nuisette étoilée
    qui va tourner la tête à des énamourés
    liant leurs vanités, pour Toujours

    Une valise, tiens ? Au milieu de la foule !
    Seule, en ce va-et-vient qui peste, qui roucoule
    elle baille aux corneilles, répand ses effets
    Adieu morne sommeil; je suis tout intrigué
    et de l'âme, et du cœur, et alors !

    Ruée dans l'escalier, bousculade à l'aveugle
    en dépit du cheptel qui s'insurge, qui beugle
    Je déploie mes rayons pour nettoyer la place
    sans prêter attention à qui jure ou menace
    à genou, devant Toi, mon trésor

    Ici et maintenant, l'univers à m'épier
    je fouille à pleines mains ton linge familier
    comme une peau chérie, fragile et lumineuse,
    au supplice odorant, à la lie délicieuse
    je tremble, je défaille et jubile

    Savourer ce plaisir parmi tous ces mortels
    après avoir usé tout le pain, tout le sel
    à me crever les yeux derrière tes ris d'eau
    ça valait donc le coup d'être épinglé là-haut
    chaque jour, sur la toile infertile

    Mon bel insaisissable et fabuleux trésor
    que j'ai tant admiré arrimé au dehors
    dont j'ai tant désiré la souplesse indolente
    à qui j'ai consacré tant de fébrile attente
    c'est fini, mon métier de lampiste

    Et, quoi que tu aies dû sacrifier - je le vois !
    à ce monde imbécile, aux éphémères lois
    de ton séjour ici, je garde témoignage
    Ondine, mon amour, à nouveau seule et sage
    en serai le gardien fétichiste

    valdingue

    tiniak © 2013 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Défi Du Samedi et un Impromptu Littéraire (du dimanche) - tiki#179

    Précédents Impromptus, en exclu sur leur site tiki#177 et tiki#178

  • couchant & preuve

    C'est ça

    couché !Va donc voir de l'autre côté
    ceux qui vont mourir saluer
    Ton Règne
    en donnant du "Très-Haut Qui Nous En Saigne"

    Le sang qui te monte à la face
    est rouge Moire, est dégueulasse
    et coule
    sur des canopées d'où l'ombre roucoule

    Quel que soit l'horizon choisi
    tu fermes ton œil cramoisi
    des viandes
    qu'a sucées ton journalier dividende

    Va, de ce côté-ci, l'On dort
    De l'autre, peut mourir encore
    une île
    où tant auront débarqué leur exil

    Répands tes huiles vespérales
    sur les frondes sentimentales
    des routes
    trop éloignées du singulier Sans Doute

    Qu’importe la ligne de fuite
    y convergeront nos conduites
    y passe
    ricanant, l’euphorie qui nous menace

    Va, ton jus d’oranges sanguine
    l’étalage que nos cousines
    postèrent
    punaise et récollection, nos posters !

    Notre nature d’affamés
    jamais ne put se contenter
    d’un jour
    Et toi, de la narguer faisant ton tour

    Va, donc ! rougissant pour la frime
    sonner à l’opposé leur prime
    et meurent
    sans retour de salut nos Pairs Prieurs

    tiniak © 2011 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK