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hercule poirot

  • Vois dans quel état j'erre !

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    Sur la place d'anciennes boucheries
    se fracassent aux neuves armoiries
    de la caste où mon âme grandit
    pour le faste et l'heur des poésies
    près de toi
    qui ne soupçonnes pas d'où me vient cette loi

    Je te dirai demain tes lenteurs quotidiennes
    comme j'en fais mon pain, comme elles me reviennent
    si chères
    quand s'agite à l'entour des ombres familières
    une vive lumière, affamée, sans amour
    - demain, c'est l'Autre Jour !
    le nôtre, sans mystère, toujours...

    Mon bonheur sait te voir
    pétrir la pâte de l'histoire
    et la pendre
    hors de portée de qui pourrait prétendre
    en connaître
    la petite fraîcheur lovée à la fenêtre

    Tu m'appris
    de ta bouche amoureuse où se loge ma vie
    comme on meurt
    dans le seul abandon que vaille le bonheur

    Qui es-tu sinon moi ?
    enfin réalisé dans l'Autre Projet : toi !

    Qui suis-je ?
    si ce n'est ta personne, à son calme vertige ?

    Où vais-je ?
    Je ne le sais pas plus que ce flocon de neige
    qui flotte
    et vient se poser sur ton épaule qui trotte

    D'où suis-je venu jusqu'à toi ? Qu'importe !
    puisque nos vérités s'en sortent
    grandies
    dans quelques vers de plus - et loin des boucheries !

    poésie,polésie lubrifiante,hercule poirot,a encore frappé

    tiniak © 2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    Illustration : André DERAIN, Arbres près de Collioure. 

  • adorations rédhibitoires

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    Les trouver toutes adorables
    c'est quand même trop demander
    Mon désir en est incapable
    et plus sévère ma pensée

    Et puis, toutes! ça fait du monde
    D'entre toutes quoi distinguer
    des brunes, des rousses, des blondes...
    - autant Sisyphe à son rocher ! 

    Mais qu'une, L'Une, et seulement elle
    esseule, esseule ma ritournelle
    à l'œil m'endeuille une catharsis
    et lui effeuille un rang de narcisses à tresser
    pour ceindre son front généreux de ce trophée

    Mais qu'elle aille, bon an mal an
    ainsi parader chez maman
    et catastrophe :
    à mon prénom s'attacherait une apostrophe
    suivie de l'ordre (maternel ?)
    dominical !
    battant le rappel solennel de son cheptel
    ombilical

    Quant à manger toutes ses tartes
    c'est quand même trop demander
    à mes appétences spartiates
    plus friandes de mets salés

    Une entrée, un plat sans dessert
    (une banane à la rigueur)
    la femme qui pourra me plaire
    saura bientôt cela par cœur

    Écume, lume, et seulement tels
    et seul à seul à nos ritournelles
    à l'œil en deuil une catharsis
    et pour tapis un rang de narcisses

    (en toute intimité :
    - si tu vas pisser, moi, je bisse le couplet)


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    tiniak © 2011 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK