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fort et vert

  • Lucy, dites... Eh !

    Le ciel, de nouveau, vers l'âme erre
    couvrant la cité de son biais
    mal bleui, moutonnant
    où je dardais mes yeux
    (pour y voir quelque Autre à aimer ?)
    ne me livra aucun mystère

    Un soufflet demeurait, pourtant
    venant du sud et quart nord-est
    Il fredonne 'a forest'
    pour que j'en reste sur les dents

    C'est pour quoi, cet air folk ?

    Y aurait pas plutôt un bon rock ?

    ***

    Déjà, qu'le soir est à mourir
    sous les frondaisons domestiques
    bordant, jusqu'au périphérique
    les rues z'et les jardins bourgeois !
    Qu'il ne s'occupe pas de moi
    ça me ferait une belle iambe
    (ben, pour ma chiambre, au pire)
    au pied de mon prochain dé-lire

    Il n'en fallut pas plus, au vrai
    que poussière à mon paillasson
    s'agrégeât dru à mes talons
    et m'insufflât quelque pamphlet

    Ta gueule, publiciste !

    (« - Eh ! On a dit : pas de mots en -iste... »
    « - Pardon ... »)

    Sauverons-nous la terre, ou l'air
    le gentil coquelicot ?
    Nul besoin ! Nous sommes leur fardeau
    Prends ma main, plutôt...
    C'est l'humain, ici, qu'est en galère

    ***

    Elle est revenue, ce midi
    avec ses yeux de Fantasy
    et je me dis : « - …peut-être, oui... »

    Hélios ! Hélios, oh ! Lâche-nous !
    Hélium, ne nous perche pas trop le pouls

    tiniak,lucy in the skype,julian lennon,lennon,Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band,1967,psychedelic

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    Illustration : Dessin de Julian Lennon, fils de... Tu vois l'truc ?

  • Larmes de Celle

    (la femme de Loth, con !)


    La femme de LothQuel nom était le tien, Statue de Celle
    qui fut
    marchant
    laissant les autres devant
    de ton pied caressant la route longue et dure
    évidemment vivace, belle et sûre
    et le sourire aimant
    quand parfois le silence
    vibrant du fait de ta seule présence
    t'enrobait l'alentour
    avec cette attention diffuse, calme et bienveillante
    qui parfume les muses
    des légendes atlantes
    ou se peut ressentir au petit jour
    qui monte maintenant
    et t'embrasse en retour

    C'est quelque vieux bavard
    au ton bien inspiré
    qui conta ton histoire au troupeau en exil
    lui laissant pour mémoire
    depuis ce temps d'arrêt
    une tache à la marque indélébile

    Des scribes scrupuleux
    en tirèrent un livre
    prétendant à un nouvel art de vivre
    Un ordre impérieux
    en dévoya le sens
    et noya tout le sel de l'existence
    dans les larmes, le sang, honte et obéissance

    Vinrent les temps de pendre et torturer
    la chair humaine à vendre et déporter
    en priant d'implorer miséricorde
    les mains entravées, le cou dans la corde
    pour expier le crime abominable
    de n'avoir pas voulu renier son pain ni son étable

    Ce nom que je lis, ce n'est pas le tien
    le lire comme le dire me laisse froid
    mais plus je te regarde
    figée dans ton effroi
    plus m'insupportent le dogme et la loi

    Car, je ne risque rien à jeter à loisir
    par-dessus mon épaule un regard en arrière
    aucune contrition ni aucun repentir
    encore moins les affres d'un pénible enfer
    ne m'empêcheront de te revenir
    que des yeux je te pose ma question
    Statue de Celle Qui Fut quel était ton nom ?

    tiniak - totalités mineures
    © 2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK