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bacchanale

  • Les grenouilles d'Elseneur

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    Notre lande a gardé le nom secret du Sund
    tel que tenu depuis
    le règne de Fróði
    par celles d'entre nous que le parfum des ondes
    à travers le Seeland
    nourrit de sa magie

    Quand juin retrousse au loin tes jupes, Kattegat
    nous préparons nos yeux
    aux joies de Roskilde
    entourant le Kernen de nos ubiques pactes
    nous chantons pour nos sœurs
    endormies à Køge

    Parmi les rêves fous des pucelles du fjord
    nous choisirons lesquels
    auront voix à l'autel
    que leurs cris de furies à nos charmes s'accordent
    et nous pourrons jouer
    de nos ombres nouvelles

    Irons, de nos gaietés, narguer nos vilains frères
    Ils auront la berlue
    Nous en boirons le jus
    jusqu'à laisser ramper leurs carnes sur la terre
    pleurant après leurs mères
    et regrettant nos culs

    Il sera temps pour nous de rameuter nos sens
    Sous l'œil torve de Lune
    et sa moustache brune
    nous nous raviverons une dernière transe
    en graverons la stance
    en fines mages runes

    Et ce sera bonheur
    Grenouilles, mes sœurs
    que nos sifflets malins aux portes d'HelsingørHeks, du!

     

    tiniak ©2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#164

  • Aux raisons futures

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    raisin_blanc.JPGTaisez-vous, les microbes !
    Oh ça, la belle robe !
    Oh ça, le beau jus d'or !
    Ange, quel est mon sort ?
    Ah non, pas cette opprob’ !

    Ah, la gorge me brûle !
    - et ne suis pas Hercule,
    c'est assez d'être moi :
    la bouche au bout des doigts
    et le nez dans le pull

    Eh ! reviens, lent demain
    qui me prit par la main
    - quoi, pas plus tard qu'hier,
    pour débarquer à terre
    avec le frais marin

    Oh, j'ai bien travaillé
    depuis ce matin-ci
    et tout son aujourd'hui
    de quotidiennetés
    - dont je n'ai rien appris

    Et quoi ! Tout ce bel or
    'faut bien que ça s'mérite
    et la nuit qui s'invite
    à quai sur le vieux port
    met sa jupe alamite

    Ah, ce rose orangé !
    J'en boirais bien un peu ;
    il m'en coule des yeux
    des larmes trop salées
    pour apaiser mon feu

    Oui, mais des lendemains
    raisonnent les refrains
    de grinçante mémoire
    avec tous les déboires
    aux regrets assassins

    Alors non, c'est d'accord
    adieu donc, mon bel or
    je retourne à l'usine

    je retourne à mon sort
    où le silence dore
    des anges l'aube fine



    tiniak ©2010 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK