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Tout's les mamas

Oh, pleurs, douleur, sourde fatigue !

Des yeux brûlants
sur les écrans à la raison
comme des mouches
vibrant en vilain rigodon
sur un papier-glue, louche...

Des cinémas aux tragédies de pacotille
qui s'invitent
- et à la maison, dites !
pour vendre des models abscons...

Et allez, va !
purée de pois
dans les esgourdes

Sur le mot dit
au rouge fruit
claquer la lourde !

Toutes les heures
comme des fleurs
pourries debout

Dans le jardin
des coeurs sans tain
qui font les fous !

Oh, peine ! Oh, rage ! Oh, contritions !

De ces caresses avortées
(à l'élan pourtant magmatique)
qu'une patriarcale éthique
rengorge à force de poids niais

De ces espoirs lâchés du ventre
(sans aucun moyen qu'ils y rentrent !)
avec, autour, un monde sot
qui célèbre mieux les idiots
que les chéris
dont le giron s'est renfermé sous l'appentis

Les revoilà
tout's les mamas
criant des noms de fusillés

Avec leurs doigts tout boudinés
sous des pancartes...
Tristes jubartes !

Oh, c'en est trop des extinctions !

Des extinctions, mais pas de voix
Ha, ha !... Ha, ha !!... Ha, ha !!!

Toutes ces fêlures, debout !
Prêtresses des humbles courroux
- et, chacune, son disparu !
battant le pavé de la rue

Sous les rideaux des baies vitrées
(serait-ce que Pancho vit là ?)
fumant les bourgeoises villas
mieux que leurs méchants SUV

Et allez, vont
la fleur au front
tout's les mamas

En rigodon
vers l'horizon
des idéats

 

tiniak ©2018 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
pour un Impromptu Littéraire - tiki#319

 

Commentaires

  • J'ai réussi à constituer mentalement mes propres images à caractère dramatique en lisant ce poème. Des images de film, oui,

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