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ample heure (et consolation)

de tiniak à Gaëna

Armchair & Tristesse

(illustration d'une connivence)

Avance, en ton simple appareil
me délivrer une caresse
aimante et fragile, Tristesse
plus fraternelle qu’un soleil

Mets entre mes mains ta rondeur
je vais l’accorder à ma couche
que, l’instant d’après, j’en abouche
le petit lait, le fruit, la fleur

Perce mon flanc d’un doigt plus sûr
de se loger au bon endroit
Garde mon sang par devers toi
que s’en apaise la blessure

Là, je sais que tu viens tout prendre
pour mettre à sécher ma lessive
et puisqu’il faut que tout t’arrive
je promets de bien me détendre

Encore une caresse en corps
je ne suis bientôt plus que miel
à l’œil, des larmes de faisselle
et de la musique au débord

Hoche la tête à mon épaule
et sachons nous la couler douce
au fleuve, où se tournent les pousses
les crins entremêlés d’un saule

Elargissons d’un gris sourire
cet anodin sanglot, qu’il sourde
et nous ratiche les esgourdes
avec un plus pur élixir

Une heure a passé sous silence
un amas de mornes arpèges
à décliner d’autres solfèges
et souffrir une seule danse

Rassérénante aventurine
sur ma poitrine d’insomniaque
écartelée à l’ammoniaque
dépolis-moi la carne au green

Et, tandis qu’un soleil s’affaisse
à force d’ouvrage nocturne
je ménage au fond de ma turne
ta lente compagnie, Tristesse

 

bonjour tristesse,aventurine

tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

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