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  • sacerdoce

    Je suis, serpent casqué parcourant tes coursives
    la dernière barrière avant tes invectives

    Je la suis jusqu'au bout de ce long corridor
    que ma rêverie floue nomme ton hellébore

    Par quoi tu meurs et tues ton précieux quotidien
    en cherchant des vertus, aux ombres, à tes chiens

    Louve au sein dévoyé par une chère absence
    j'enserre ton poignet du linge de mes stances

    Car la mort annoncée affadit ton sourire
    quand il devrait chanter ton plus simple désir

    Je serais fol et sot de ne pas te connaître
    Ici, tu es mon sang, séchant à la fenêtre

    Le venin qui te vient aux yeux comme à la bouche
    est le prochain festin où mon verbe fait mouche

    Il n'est pas d'expertise ! Et aucun sacerdoce
    n'échappe à la bêtise et son obscur négoce

    Nul airbag, ni coussin, ni gentille promesse
    n'évite l'accident, quand on vient à confesse

    Demain, nous dormirons sur nos crânes fendus
    répandant nos cerveaux sur la terre battue

    Car la mort annoncée peut aller se fair' voir !
    Je t'aime, tu le sais, il n'est pas d'autre histoire.

    lovers

    tiniak © 2013 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un défi du samedi

  • meurs, d'heure partie...

    Nous courons, droit devant...
    Ce qui n'est pas encore un lieu de se réjouir
    de nos assassinats, nous attend

    La suée qui nous vient
    nous en partagerons la douceur, le fumet
    l'un à l'autre liés, dans le bain

    Qu'importent les regards
    qui se portent sur nous, inquiets, indifférents
    anonymes, hagards

    Je te nomme Arachné
    moi, ton Quetzacoatl au plumage d'airain
    qui t'offre, à pleines mains, cette ivraie

    Massacre au point du jour !
    Nous les avons tués
    des serviles journées, les sibyllins contours

    Des caresses sans fin
    Des rires sans objet
    Des larmes sans chaleur
    Des yeux sans appétit
    Des hurlements sans cœur
    Des mots sans mélodie
    Des odeurs sans festin
    Des rêves sans idée

    L'esprit, d'un simple trait
    s'est offert un carnage
    Lui suffit un hommage, honnête, simple, vrai

    Dans notre douce alcôve...
    Qui souhaite incriminer notre parti d'en rire
    puisque la joie est sauve ?

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    tiniak ©2013 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#185

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