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  • … Paître dans notre coin…

    Quand tout va - et la mer avec !
    fondre le message à son heure
    j'adresse mes salamalecs
    aux lèvres salées que ton bec
    darde sur ma carne, ma sœur
    pour en percevoir l'hypothèque
    posée sur mon lot de bonheur
    et goûter son jus de pastèque

    Á tout prendre - et le ciel, encore !
    que dirons-nous pour la défense
    de nos yeux parcourant nos corps
    quand la conjuration des ors
    viendra prononcer la sentence
    au tribunal des Vains Efforts
    jugeant de notre inadvertance
    de nos dévotions à l'Âme Hors ?

    De regrets, n’en aurons pas un
    qui ne nous offre ce bouquet
    fleurant le sureau, le cumin
    de nos vertiges le parfum
    qui nous révoque sans tricher
    la danse folle de nos mains
    sur le satin de l'oreiller
    où déclinerait le matin

    Durant nos carnages sans fruit
    nos âmes nous regardaient faire
    avec la mer en ciel de lit
    la transparence de nos bruits
    sous la lune autour de la terre
    sourds - obstinément ! à Son Cri
    nous composions des atmosphères
    que le Tout-Chaos nous envie

    Vous repasserez, Cavaliers !
    en prenant soin de nous surprendre
    Vos éperons sur le pallier ?
    Le diallèle où vous trahissiez
    vos mandatures de cassandres !
    Portez ailleurs votre courrier
    Notre thème n'est pas à vendre
    ...Et vous essuierez bien vos pieds !

     

    Burton's Zombie

    tiniak ©2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    ("Paître dans notre coin, et forniquer, et rire !")

    Illustration, d'après un Tim Burton's Zombie

    Lien permanent Catégories : carnÂges 0 commentaire
  • une heure avant

    time!

    Á minute soixante
    ai le regard en pente
    Un lent fleuve tangente sous le pont
    Y laisse un blanc cheveu
    pour chacun de mes vœux
    qu’absorbent ses charmantes allusions

    Décomptées trente-neuf
    un ciel remis à neuf
    entrouvre un œil de bœuf sur le couloir
    Je m’y tiens à l’envers
    à dresser le couvert
    pour d’improbables convives d’un soir

    La demie sonne un coup
    d’arrêt à mes courroux
    Je n’en suis plus l’époux ni la victime
    orchestre leur ballet
    dans les ors qu’à mes pieds
    le vent du nord mordille pour la frime

    Passée minute vingt
    l’heur dont je me souvins
    fut celui de ma chair à bout de bras
    me priant de nommer
    la matière au toucher
    Babil habillé de rire aux éclats

    Moins de dix à présent
    me rappelle mon sang
    quoique m’en avisant, je reste calme
    Murmurerai-je un « ouf ! »
    quand j’aurai piqué, plouf !
    sous le saule venu tremper sa palme ?

    Sept, six, cinq, quatre et trois
    Je mesure l’étroit
    passage à cet endroit de la conscience
    qui réduit ma partie
    sans atteindre l’esprit
    à quoi j’accroche un pli d’exubérance

    Plus que deux, mon amour
    Est-ce la nuit, le jour ?
    J’arrange mes contours pour qu’ils te plaisent
    Viendras-tu caresser
    ma carne délaissée
    qui aima tant brûler à ta fournaise ?

    Je destine mon corps
    à ce vaste décor
    dont je respire encore un rien d’ivresse
    Le fleuve me renvoie
    chacun de mes abois
    Ils n’espèrent de toi plus de largesses

    Là ! C’en est bien fini
    Ô acatalepsie
    des fringants appétits; des pluies l’orange
    égaille les serments
    et tous les sentiments
    que je n’ai pas trouvés où tu les ranges

    Congrès de patachons
    à combler des tords, on
    coupera le cordon de nos Ans Pires
    Fraternelles pâleurs
    distrayez cette humeur
    où j’étais une heure avant, de mourir

    tiniak ©2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#157