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souleiado

Pour qu'un plus franc soleil darde sa chevelure
sur un ciel engourdi par un trop lourd sommeil
je pousserai mon cri jusqu'à ta devanture
le vent le portera par les haies et les treilles
Terre seule
sous le regard meurtri de ta pâle filleule

Et les champs bien rangés se couvriront d'or pur
alignant des allées aux ventres plantureux
qu'à la fin de l'été, une poussière dure
étourdira, nuée brouillant tout sous nos yeux

Les chemins rassurés, à la trace vibrante
conduiront vers des feux consumés nos labeurs
L'atmosphère avinée portera nos clameurs
vers l'autel mutilé des fois déliquescentes
Vides ciels !
qui n'avez que nos yeux pour vous croire immortels

Un fleuve écoule ici de bien meilleurs auspices
D'où qu'il vienne, où il va, c'est encore à la source
Les chevaux qu'il charrie escortent la Grande Ourse
quand, à leur crin moussu, nos paumes se nourrissent

Juge-nous cavaliers, paysans, citadins
à nos regards usés, nos carnes singulières
Soleil inamovible aux voraces festins
tu n'es jamais, sans nous, que récurrent mystère
dans les nues
si nous disparaissons, nul ne te connaît plus !

solaire
tiniak ©2012 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

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