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libération

  • Libéraction

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    Là, veille homme ! où l'âme erre...
    Nulle raison de s'amarrer
    pas même aux féminins mystères
    N'est que va-et-vient des marées

    Il reparaît toujours, Ulysse
    quand le long cours arrive à terme
    au seuil que jamais ne dévisse
    la tempête sous l'épiderme

    Bienheureuse, la rêverie
    le regard pris dans le lointain
    qui s'invente des paradis
    avec un fantôme à la main

    Et comme il fait bon respirer
    à pleins poumons, l'aire marine
    avec son rivage à nos pieds
    clapotant mieux qu'une comptine

    Rappelle-toi au dernier vent
    qui t'a rameuté un sourire
    d'avoir aimé, intensément
    au point d'en goûter le soupir

    Ah ! Cette douleur à l'épaule...
    Ce trouble confus au bas-ventre...
    C'est là qu'il faut tenir ton rôle
    et replacer ta joie au centre

    C'est dans le cri des goélands
    et ce qui grouille sous le sable
    et chaque pli se déroulant
    que tu te sais enfin capable

    Toi ! Oui, toi... d'aimer sans conteste
    le jour qu'il t'est donné de vivre
    Le ciel peut bien tourner sa veste
    l'âme t'es chère autant qu'un livre

    Il reparaît toujours, Ulysse
    quand le long cours arrive à terme
    au seuil que jamais ne dévisse
    la tempête sous l'épiderme

    Offerte à aucun dieu, la crainte
    a déserté, depuis longtemps
    la nostalgie de tes complaintes
    Restent tes cheveux dans le vent

    Nuées changeantes à ton front
    s'apaisent aux coins de tes lèvres
    La mer se marre à l'horizon...
    Tu n'en es rien moins que l'orfèvre

    toon,snoopy

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK.
    pour un Défi du samedi "Le vieil homme et la mer"

  • ferre-salon

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    Le salon dormait dans la pénombre de mon vaste geste
    balayant son décor bourgeois, ses bris, ses restes,
    de leur dernier octroi.

    Ce denier faisant foi d'une gloire éculée,
    impropre, désormais
    que plus rien n'y tenait, ni lieu, ni dragée haute;

    Si lourde fût la faute,
    n'avoir su empêcher qu'elle soit mise au jour
    aura précipité, tache crue dans la cour,
    le déclin de l'endroit.

    De la chose, juger ne fut pas mince affaire...
    Contexte : temps de guerre,
    castes redistribuées, édits, dénonciations,
    rafles, déportations... Massacre !

    La paix tirait des bouffées âcres
    sur des cibiches étrangères;
    je me levais de ma civière,
    ma robe encore déchirée.

    Un bandeau noué sur mon regard,
    je contenais un hurlement : Vae victis !!
    et dus rendre à mon jugement - toute ! Justice.

     

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    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#259