Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Euphrasies

    Eh, quoi ! Mon cœur... Tu jargonautes !
    Sur les berges du plus ancien mirage
    où nue se lut notre première page
    livrée sans faute
    et pas à pas
    dans la trace de l'homme songeant, passé là
     
    Calme-toi mon doigt, tu fibriles !
    La finesse de ton pistil
    distille un copieux jus de palme
    sur l'affleurement d'un verbe plus calme
    qu'il n'y paraît
    avec les sentiments qui s'y sont engouffrés
     
    Rêve, ta sève de buisson !
    ardent comme une désertion
    retiens en corps le sablier
    qui se joue des veules passions
    de leur morne cours journalier
    et dis-moi que j'ai peur parce que raison j'avais
     
    Il est ailleurs quelque métrique
    savante, puissante, énergétique...
    disent les langages aveugles
     
    Tu sais comme la terre meugle !
    Et, pas moyen d'en réchapper
    quand tremble mon calame au moment de signer
     
     

    poséie, Laurence Le Masle, liberté d'expression

     tiniak ©2015 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    Lien permanent Catégories : carnÂges 0 commentaire
  • Claudication

    Clope au bec et le regard flou
    l'œil au frais sous le chapeau mou
    le coude levé, tu garçonnes
    le col empli de ton franc giron de matrone
     
    Lèvre mûre à la commissure
    (d'avoir tu les paroles dures)
    qu'embrase l'éclat d'un délire
    et l'enfant jaillit nu de la pince-sans-rire
     
    A ton front, pas l'ombre d'un doute
    en fleuron, ta chambre d'écoute
    alors que tu as mal au dos
    voûté pareil à la carène d'un vaisseau
     
    Une voix qui te plairait mieux
    roulée sur un sol rocailleux
    pour promener tes appétits
    depuis la place du marché jusqu'à ton lit
     
    Dénicher tes affectations
    exige un bon peu d'attention
    (un pouce pointé vers la place
    oblige ton poignet à révéler sa grâce)
     
    Eh, c'est l'effet des Carabosse !
    du mensonge où se noient les gosses
    et leur trop précoce refrain
    dont vibraient à Lesbos de si joyeux festins
     
     
     

    lesbos, garçonne

    tiniak ©2015 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    (illustration : Kees VAN DONGEN, La garçonne, Fano Messan)