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Corps, tais-je ?

Tu dors, la main couchée dans le dernier sourire
avec l'odeur de pain que ton haleine y loge
Venir est plus certain que de mourir, encore
que tout soit suspendu à la prochaine étreinte
quand la lumière feinte au sillon de ta gorge

T'ai-je dit qu'au matin, neuf et plein de voyages
m'apparait ton mirage à deux pas de sa chair
vaporeux dans l'éther à peine dégrisé
bras ouverts et voulant, peut-être, m'inviter
à lui prêter mon ombre et danser en chemin ?

Quand la vérité nue, d'ici à maintenant
veut que ta promenade en cortège de songes
soit toujours par les champs à faire sa récolte
l'œil souple, désinvolte, au lointain qui s'allonge
est propre à réfuter de tels émargements

T'ai-je dit - quand j'ai mis à mon verbe l'éteuf
et rentrée au fourreau son artiste ferraille,
qu'il m'en reste le cent à l'abri sous la paille
pour payer son écot, tout à l'heure, à la forge
d'où couleront bientôt les mots de mon brasier ?

Voici que l'Autre Main s'est trouvé des raisons
de quitter son verger pour mon panier de fruits
La lumière a changé de place et de chanson
Ton souffle s'est porté auprès de mon bassin
et c'est tout un pays qui bascule à sa suite

T'ai-je dit, mon pays de collines mouvantes...
T'ai-je dit ces matins, ces soirs, ces nuits, ces jours
qui m'ont laissé me perdre à tes profonds séjours
et ne savoir que dire, ébloui au réveil
d'être le seul objet de ta nature aimante ?

À présent, le décor se résume à nos foins

me yo hand

tiniak ©2013 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

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