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quatre éléments

  • Profitâge

    La mer, visage bleu
    avec mille yeux tout blancs
    et sa peau se mouvant
    au caprice des cieux
    rendu à mes quartiers
    de plume solitaire
    dont j'écorche la terre
    j'en ai bien profité

    Il m'en reste, au rivage
    les souffles du voyage

    L'herbe, sous nos pieds nus
    ses brins, menues caresses
    où loge une promesse
    à nos cœurs ingénus
    pour mon corps fatigué
    par la mélancolie
    qui berce ma folie
    j'en ai bien profité

    Et j'en garde, au revers
    le toucher d'un mystère

    La flamme, robe vive
    danse furtive et crâne
    quand l'alentour se fane
    puisque la nuit arrive
    pour l'avoir embrassée
    de rêves délirants
    délictueux, frondants
    j'en ai bien profité

    J'en conserve les moires
    d'une profonde histoire

    Le vent, fumée z'et brume
    dont j'ai fumé, en pipe
    les sanglots z'et manipes
    les volages agrumes
    à l'heure d'embarquer
    vers l'ultime retour
    à d'insignes amours
    j'en ai bien profité

    J'en ai, jusqu'à plus soif
    des bords tirés sur le chapeau dont je me coiffe

     

    poésie, mer, voyage intérieur, quatre éléments, vacances

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#290

     

  • Par quatre chemins, élémentaire

    Par quel extraordinaire
    le vent semble toujours
    certain de son bon cours
    fonçant, tel un bélier
    ployant les canopées
    sillonnant les labours
    et pas l'air de s'en faire
    des nœuds

    Par quel tour de magie
    charriant son lot vital
    et ses calamités
    l'eau, masse primordiale
    s'invente des nuées
    ou des parois glaciales
    et pour le même prix
    juteux

    Par quel ordre latent
    puissamment tellurique
    aux formes plantureuses
    et gourmandant la chair
    se conforme la terre
    au chaos dominant
    laiteux

    Par quel transport fébrile
    sauvage et furibond
    jailli d'un lent mouron
    - toutes langues dehors !
    le serpent incendiaire
    au foyer, sûr naguère
    s'offre, pour bonne chère
    nos yeux

    Ô père, mon pair !
    Ô ma sœur femme...
    qu'allons-nous mouiller près des terres
    quand le vent souffle sur les flammes ?!?

     

    poésie,élémentaire,quatre éléments,par quatre chemins,buster keaton

    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK