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et pourtant

  • forbidden zone

    natte1.jpg(coquinerie libertine et amoureuse, fondée sur les cinq interdits fondamentaux)



    ne délie pas tes longs cheveux
    noués en tresses
    je les rassemblerai par jeu
    comme une laisse
    par quoi je conduirai le feu
    d’entre tes fesses
    à hue, à dia et, plaise à Dieu
    foin de caresses !

    hardi, ma femelle sœurette !
    il nous faut chevaucher la nuit
    en branle mettons la charrette
    avant que des bœufs de l’ennui
    le lourd train-train ne nous arrête

    ne roule pas sur ton mollet
    ce bas résille
    à sa frontière en liseré
    ta peau frétille
    plus sûrement que dénudée
    et trop gentille
    j’y éprouverai mieux l’attrait
    qui me titille

    de nos enfants c’est moins la mère
    que la femme au tempérament
    aussi impétueux qu’incendiaire
    dont je veux être le fervent
    amant jouissant de l'éphémère

    ne t’en vas pas quitter trop tôt
    ce doux rempart
    qu’il retarde un peu mes assauts
    hausse la barre
    afin de remettre à niveau
    nos grands écarts
    et livrer bataille à nouveau
    sous l’étendard

    je sais que tu voudras mourir
    plus d’une fois avant la fin
    je sais qu’il me faut parcourir
    tous tes avens, tous tes chemins
    je sais que cela va sans dire

    ne couvre pas d’obscurité
    tes charmes pleins
    qu’ombre et lumière et leur ballet
    servent enfin
    à la hauteur de ta beauté
    entre mes mains
    livrée à l’authenticité
    du cri qui vient

    plus sûrement que le mot dit
    il est une vérité pure
    logée dans chacun de ces cris
    que nous arrache la morsure
    du plaisir et son appétit

    ne remets pas sur ton épaule
    cette lanière
    et laisse donc rouler le khôl
    sur ta paupière
    que mes deux mains, à tour de rôle
    à leur affaire
    fébrilement lisses te frôlent
    paume et revers

    quel délice de gourmander
    après de vigoureux efforts
    les reliquats de ce banquet
    déclinant nos petites morts
    en friandises parfumées

    bon, je peux me rhabiller ?on ne peut désirer sa sœur
    on ne peut dévorer sa mère
    aucun mensonge n’est au cœur
    d’aucune passion singulière

    et cependant, la transgression
    anime un savoureux mystère

     

    tiniak ©2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK